Les Brèves

  • EN BREF

    SAINT-JEAN-DE-BRAYE : Une ville en transition

    « Passer de l’économie du pétrole à la société de l’après-pétrole » : c’est l’ambition que s’est fixée la Ville de Saint-Jean-de-Braye. « Il s’agit d’une accumulation de petits gestes dans les domaines de l’énergie, de la mobilité, de l’agriculture, de l’alimentation, du lien social et de la citoyenneté. » Concrètement, la Ville veut « soutenir des initiatives d’habitants » et « réaliser des actions au niveau de la ville, comme par exemple l’instauration de véhicules électriques et de panneaux photovoltaïques sur le toit du Centre Technique pour alimenter ces véhicules ». La création du Repair Café (voir ci-contre) participe également de cette démarche, de même que celle de la supérette coopérative (voir La Tribune HebdO n°215). Ces deux établissements s(er)ont intégrés au Pôle pour l’Économie Sociale et Solidaire, situé dans le quartier prioritaire du Pont Bordeau.


    ORLÉANS : Patron, une lessive !

    Depuis quelques mois, il est possible de prendre des cours pour fabriquer soi-même sa propre lessive, avec des produits sans phosphates et naturels. Cette initiative est à mettre au crédit de la droguerie Morette, installée dans la rue Royale, en plein cœur d’Orléans. Le commerce a en effet installé un « bar à lessive » dans son magasin. La gérante, Patricia Delhomme, y présente des recettes simples à base de produits en vrac ou au poids, lors d’ateliers qui, visiblement, ont trouvé leur public. 

Repair Café : n’en jetez plus !

L’initiative du mois

« Jeter ? Pas question ! » Tel est le slogan du nouveau Repair Café de Saint-Jean-de-Braye. Pour sa première édition, qui avait lieu fin janvier, 25 bénévoles étaient présents pour aider à réparer de nombreux objets défectueux.

mathias perez

Quand un objet de la vie quotidienne tombe en panne, le premier réflexe consiste bien souvent à le jeter et à en racheter un neuf… Il existe désormais une autre solution : se rendre au Repair Café de Saint-Jean-de-Braye. On y trouve des outils, bien sûr, mais également de nombreux bénévoles prêts à nous aider à réparer nos objets défectueux. « En apprenant à réparer au lieu de jeter, on fait des économies, on réduit nos déchets et on évite la fabrication d’un objet neuf à l’autre bout du monde, explique Jean-Pierre Avignon, à l’origine du projet. C’est notre petit pouvoir de consommateur de lutter contre l’obsolescence programmée ! » Grille-pain, sèche-cheveux, cafetière, mixeur… On trouve de tout sur les tables du Repair Café. « On accepte notamment tout ce qui est petit électroménager, mobilier, ordinateur et accessoire informatique, petit outillage électrique ou même des jouets, détaille Jean-Pierre. En revanche, nous ne prenons pas les smartphones, les imprimantes et le gros électroménager. »

Halte au gaspillage !

Pour le créateur du projet, ce Repair Café se veut également vecteur de lien social. « Le but n’est pas de déposer son appareil et de partir faire ses courses, raconte Jean-Pierre Avignon. L’objet doit être au centre d’une vraie convivialité. » Chaque bénéficiaire signe ainsi une charte qui précise que les bénévoles font de leur mieux et qu’il n’y a aucune obligation de résultat (environ 60 % des objets sont réparables). Ce document informe également que la réparation est gratuite, mais qu’une participation de quelques euros est la bienvenue, afin de payer l’assurance, l’outillage ou le café.

« Avec le réchauffement climatique, on prend conscience qu’il faut vraiment faire quelque chose pour sauver notre planète, énonce Richard, bénévole au Repair Café de Tours, venu prêter main forte aux Abraysiens. Si on apprend à nos enfants à ne pas gaspiller, ils l’apprendront ensuite aux leurs et ça fera boule de neige ! Espérons juste que ce ne soit pas trop tard… » 

Plus d'infos

Le Repair Café a lieu le troisième samedi de chaque mois. Renseignements :  www.repaircafe45800.fr et www.facebook.com/pg/RepairCafe45800.

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  • Un peu d’Histoire

    Le concept du Repair Café est né aux Pays-Bas il y a neuf ans. Imaginé par Martine Postma, une militante écologiste néerlandaise, le premier Repair Café s’est tenu le 18 octobre 2009 au Fijnhout Theater d’Amsterdam. Il en existe aujourd’hui 1 800 dans le monde, dont plus de 150 en France. Après celui de la Vallée de l’Ouanne, créé en 2016, le Repair Café de Saint-Jean-de-Braye devient donc le second du Loiret.

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    Opération solidaire : Vrouuuum… Au bloc !

    Des voiturettes à l'hôpital !

    Lundi soir, une centaine de personnes étaient présentes au CHRO pour voir se concrétiser une belle opération menée à la vitesse de l’éclair dans la métropole orléanaise. Il y a quinze jours, suivant l’exemple du service mis en place récemment à l’hôpital de Valenciennes, David, un Orléanais, a eu l’idée de faire financer par des entreprises privées plusieurs voiturettes électriques reliant des chambres d’enfants opérés jusqu’au bloc opératoire. Un moment traditionnellement compliqué émotionnellement, où les petit(e)s sont logiquement stressé(e)s et les parents guère moins angoissés…

    Quand il a rendu publique sa démarche sur Facebook, David pensait parvenir à l’achat de quatre engins. L’hôpital d’Orléans l’ayant suivi dans sa démarche, et son réseau ayant fonctionné à plein, cet Orléanais a vu en quelques jours l’initiative faire boule de neige. De quatre voiturettes prévues, ce sont finalement… 43 petits véhicules qui ont pu être financés par des entreprises partenaires. Pour ne pas transformer ces moyens de locomotion en caravane publicitaire dans les couloirs de l’hôpital, un simple adhésif « offert par » sera collé sur les voiturettes et rappellera le nom du mécène*. Dix d’entre elles seront finalement utilisées par le CHRO, trois étant dirigées vers la clinique de l’Archette, deux vers le Pôle Santé d’Oréliance mais aussi, hors agglo orléanaise, vers les hôpitaux de Vierzon, Bourges, Montargis, Clocheville (Tours), Necker (Paris) et… Valenciennes. Une jolie façon de boucler la boucle. 

    * Une voiturette coûte environ entre 400 et 500 €.

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    • Arrêt au stand !

      La présentation de cette opération avait bien rempli la salle de conférences du CHRO, lundi soir. Étaient par exemple présents, de gauche à droite : Valmy Noumi-Komguen, adjoint orléanais à la Santé, David Giovannetti, la députée du Loiret Caroline Janvier, le docteur Willy-Serge Mfam ; Olivier Boyer, directeur du CHRO et Didier Burban, partenaire de l’opération et revendeur national des voiturettes électriques Fast&Baby via l’enseigne Motor Time.