Les Brèves

    Souriez, vous travaillez !

    BIEN-ÊTRE AU TRAVAIL

    Depuis le début des années 2010, dans le Loiret comme ailleurs, les notions de « bien-être au travail » ou, au choix, de « qualité de vie au travail » sont scrutées avec attention par les services RH des entreprises. Mais quelles réalités se cachent derrière ces expressions, qui sont aussi du pain béni pour les professionnels de la comm’ et du marketing ?

    Benjamin Vasset

    Le syndrome de la « boule au ventre ». Il n’a aucune définition scientifique mais, en une image, il dit bien ce que ressentent certains salariés à l’heure de se rendre au « turbin » le lundi matin. On passera la tarte à la crème, façon dissertation de philo, consistant à rappeler l’étymologie du mot « travail » (tripalium, c’est-à-dire… « torture » en latin). Mais rappelons quand même que, pour certains, franchir la porte de son bureau reste une souffrance qui ne dit pas toujours son nom.

    Des chiffres sortent tous les quatre matins sur le sujet, mais à quel saint se vouer ? « Il y a pas mal de statistiques, mais quelle est leur pertinence ? », s’interroge l’Olivétain Nicolas Besse, coach en management et leadership et référent orléanais de La Fabrique Spinoza, un Thinkthank* dont l’un des axes de travail est justement de réfléchir sur le bonheur en général, et plus particulièrement sur le bonheur au travail. Les chiffres sont donc foison et la notion de bien-être étant par essence subjective, « chacun peut y mettre ce qu’il veut », note Nicolas Besse. Le cabinet Stimulus, en partenariat avec France Info, a cependant livré il y a une dizaine de jours le résultat d’une enquête effectuée sur plus de 32 000 salariés : près d’un quart d’entre eux disent être « dans un état d’hyperstress », lequel est considéré comme « à risque pour la santé ».

    Le bien-être, un but ou un moyen ?

    Depuis le début des années 2010, les entreprises se penchent donc sérieusement sur les problématiques liées à la « qualité de vie au travail ». C’est une sémantique dans l’air du temps, plus positive, plus joyeuse, plus « smile » que dans les années 2000, où l’on parlait davantage de « risques psycho-sociaux ». Vous voyez la différence ? C’est une notion qui fait aussi le bonheur des services comm’ et marketing des entreprises elles-mêmes, lesquelles surfent sur le concept pour démontrer, en interne comme en externe, à quel point elles sont attentives au confort de leurs salariés. Cela passe parfois par l’implantation de salles de sport, de crèches et par une foultitude d’autres initiatives (voir plus loin). Selon Nicolas Besse, ces démonstrations ne sont pas loin d’apparaître comme le platane qui cache la forêt : « pour moi, ce sont des éléments mineurs qui ne répondent pas franchement aux problèmes soulevés par la question du bien-être au travail, estime ce dernier. Ces exemples permettent de simplifier beaucoup de choses, et les médias tombent d’ailleurs souvent dans le panneau. »

    Ce dernier point souligne cependant une chose : le « bien-être au travail », c’est peut-être avant tout celui que veut faire émerger chez ses collaborateurs un dirigeant ou un manager. Parce que, dans leur esprit, cette notion est intimement liée à celle de « performance ». Un salarié qui se sentira « bien » dans son environnement professionnel et son rapport aux autres obtiendra davantage de résultats… ce qui sera donc « tout bénef’ » pour son employeur. « La vraie question, c’est de savoir si le bien-être est un but ou un moyen », pose d’ailleurs Nicolas Besse, qui admet du bout des lèvres que peu, voire aucun chef d’entreprise philanthrope n’a fait appel à ses services en lui demandant d’avoir comme seul et unique objectif d’apporter joie et bonheur à ses salariés… « Mais, observe le coach en management, si un dirigeant fait une demande d’accompagnement en posant comme point de départ la performance seule, il y a de grandes chances que l’on ait des difficultés à avancer… »

    « le bien-être, chacun peut y mettre ce qu'il veut... » 

    Ainsi, pour améliorer la cohésion collective, les entreprises font de plus en plus appel à une aide extérieure. Consultants, conseillers et surtout coachs interviennent pour amener à la fois sourire, pensée positive, mais aussi questionnement et responsabilisation. C’est parce qu’il faut parfois éteindre l’incendie qui couve ou bien encore apporter du mou dans la corde à nœuds. Mais aussi « donner du sens » au travail d’un salarié ou d’une équipe en perte de repères. Le coach est à la fois un accompagnateur, une soupape et un révélateur. Ni psy, ni ami, ni adjudant-chef : il met ou remet de l’huile dans les rouages, en se protégeant bien de toute forme d’ingérence. Il cherche à faire gagner « en confiance ». Mais dans ce cas, où s’arrête la frontière entre la sphère professionnelle et la sphère privée ? « Le travail est un mélange de compétences professionnelles et de notre personnalité individuelle, note Nicolas Besse. Il y a donc forcément de la perméabilité. »

    Un bien-être, des bien-être…

    Le fait est que, désormais, « le bien-être au travail » se conjugue aussi au pluriel. L’un des grands concepts en vogue en ce moment est, d’ailleurs, celui de « l’intelligence collective ». Si les nœuds doivent se décrisper, c’est donc en équipe. Les formations diverses et les interventions de coachs se font le plus souvent en collaboration avec des groupes composés de plusieurs salariés. Dans certaines entreprises, on lorgne ainsi avec intérêt sur les compétences que peuvent apporter des hommes ayant connu les exigences du sport du haut niveau. L’esprit d’équipe, la performance collective à atteindre : cela résonne aux oreilles d’un dirigeant. Un exemple sur la métropole orléanaise : ailier du Saran Handball, Matthieu Drouhin va créer en janvier prochain son activité de formation et de « soutien » en entreprise (voir encadré). « En discutant avec des partenaires du club après les matchs, j’ai pu comprendre qu’ils avaient les mêmes problématiques que l’on peut rencontrer dans une équipe de hand, explique Matthieu Drouhin. Il y a un vrai parallèle entre l’entreprise et le sport de haut niveau. »

    Sans aller jusqu’à des modèles d’autogestion qui ont pu avoir des résultats dans l’histoire du sport de haut niveau, Nicolas Besse note une vraie corrélation entre l’évolution de la notion de « bien-être au travail » et l’organisation interne des entreprises. « Celles-ci évoluent dans des contextes de plus en plus complexes, évalue l’expert. Pour gérer cette complexité, les prises de décision ne peuvent plus se faire au sein de structures hiérarchiques simples. Les entreprises qui réussiront dans le futur sont celles qui casseront cette organisation pyramidale. Et qui pourront répondre à cette question : comment avance-t-on ensemble ? » Cela suffira-t-il à renvoyer dans les couloirs de l’histoire du XXe siècle la fameuse boule au ventre du lundi matin ? Les prochaines courbes de consommation d’anti-anxiolytiques fourniront sûrement une part de vérité… 

    *Un groupe de réflexion ou laboratoire d’idées, en français dans le texte…. 

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    • Du hand à l’entreprise

      Associé à Yann Gheysen, lui aussi joueur au Saran Handball, Matthieu Drouhin va lancer début janvier Vita Forme, une activité de « soutien aux entreprises ». « L’idée, c’est de préserver le bien-être et le capital santé des salariés. Nous voulons les rendre plus sereins, plus efficaces et forcément plus productifs. » Une équipe pluridisciplinaire sera formée pour l’occasion (ostéopathie, naturopathie, ergothérapie, sophrologie, coaching sportif, yoga, hypnose et même… cours de danse !). « Nous souhaitons jouer sur l’équilibre des trois batteries : le physique, le mental et l’émotionnel », précise Matthieu Drouhin.

      Plus d'infos sur la page Facebook Vitaforme

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      Fitness, crèches, dogsitter… : ce que les entreprises proposent

      Bien-être au travail

      Salle de sport, jardin partagé, crèche inter-entreprises, accueil des animaux de compagnie… Des entreprises de l’Orléanais mettent en place différents dispositifs pour le bien-être de leurs salariés. En voici quelques-uns.

      Claire Seznec

      La notion de qualité de vie au travail prend une place de plus en plus importante dans les réflexions des salariés comme des chefs d’entreprises. Celle-ci rime avec de nombreux thèmes. Dans les commune de la métropole, plusieurs entreprises s’organisent et lancent ainsi des démarches pour répondre aux besoins de bien-être des salariés.

      Souvent, le sport revient comme une évidence, car il réduirait le stress et permettrait de se défouler. Au siège de la société Partnaire, dans le quartier Saint-Marceau à Orléans, une salle de fitness a d’ailleurs ouvert ses portes à la fin du mois de novembre. Accessible aux salariés, elle dispose de tapis de course, d’un vélo, d’un vélo elliptique, et de trois appareils de musculation. « Philippe Gobinet, le PDG de l’entreprise, a toujours été attaché au sport et à ses valeurs : l’effort, le partage et l’action commune, explique Lisa Meunier, la responsable communication de Partnaire. Nos collaborateurs souhaitaient pouvoir faire du sport à midi ou après le travail. Inaugurer cette salle répond à cette demande et complète nos aides financières aux salariés qui souhaitent s’inscrire en club de sport ou dans une association. » D’autres sociétés, comme Vergnet Hydro, à Ormes, et Absolem, à Ormes également, ont pris le pli en créant une salle de sport ou en proposant du coaching sportif aux salariés.

      Dans le même esprit, l’entreprise Easyflyer, basée à Orléans, a lancé l’opération « À chacun son semi » auprès de ses salariés. Une vingtaine d’entre eux se sont effectivement inscrits au semi-marathon de Paris, en mars 2018. Pendant cinq mois, ils sont coachés par l’Orléanais Nordine Attab. Les autres salariés bénéficient aussi de ce coaching via des groupes de remise en forme et de course à pied.

      « le québec à la rescousse »

      D’autres initiatives, autres que sportives, émergent de plus en plus dans les entreprises. Depuis 2015, en partenariat avec l’Afnor (association française de normalisation) et Harmonie mutuelle, la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) du Loiret a décidé d’appliquer la norme québécoise « Entreprise en santé » * à sept sociétés volontaires. Parmi elles, Orvade, à Saran. Au départ, cette dernière avait pour objectif de résoudre les problèmes de troubles musculo-squelettiques, d’absentéisme, d’ambiance au travail et d’absence d’échanges entre les services. Depuis la mise en place de la norme précitée, un comité Santé et mieux-être au travail a été créé ; un atelier de réparation de vélos s’est installé dans l’entreprise et neuf parcelles de terre ont permis de créer un potager collectif. Selon Orvade, s’il est encore impossible de savoir si l’absentéisme a diminué ou si les salariés se sentent mieux, la communication au sein de la société se serait, elle, « améliorée ». Les liens tissés entre les salariés lors d’activités autres que professionnelles seraient donc bénéfiques…

      Certes, les activités proposées en entreprise sont importantes. Mais il ne faut pas oublier l’équilibre, parfois compliqué à trouver, entre vie professionnelle et vie familiale. À Saint-Denis de l’Hôtel, Mars Petcare and Food France et la Laiterie de Saint-Denis se partagent, depuis 2012, trente places dans une crèche inter-entreprises dans la communauté de communes des Loges. « Cela apporte de la sérénité et de la concentration aux seize parents qui en bénéficient, affirme Donatienne du Vignau, directrice de la communication de Mars Petcare. La crèche respecte les horaires de travail, propose même une alimentation à 50 % bio et a créé onze emplois pérennes. »

      « des toutous dans l’openspace ! »

      Dans la même veine, depuis une trentaine d’années, l’entreprise accueille les chiens (avec des papiers en règles, un passage chez le vétérinaire et hors catégories 1 et 2…) de ses salariés dans l’openspace. Les animaux disposent de points d’eau dans l’entreprise ; de tapis, d’une laisse et même d’un parc, rénové en janvier dernier et situé à l’extérieur avec des jeux pour se dépenser. « Selon une enquête de Mars Petcare réalisée en février 2016, la présence des chiens ralentit le rythme cardiaque et la pression artérielle et donc réduit le stress, complète Donatienne de Vignau. Cela crée également du lien entre les collaborateurs. »

      À l’heure actuelle, une quinzaine de chiens accompagnent régulièrement leurs maîtres au bureau. Lorsque ces derniers ont une réunion, ils peuvent laisser la garde de leur animal à un collègue dogsitter. « Ce ne sont que deux aspects de notre politique de qualité de vie au travail, précise la directrice de la communication de Mars Petcare. La formation, le développement personnel et le sport sont tout aussi importants dans le quotidien de nos associés. » Car être bien dans son travail, s’y épanouir, serait « source de performance économique » pour l’entreprise.

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      • Un massage au bureau ?

        Depuis deux ans, Stéphanie Hergott a installé son cabinet de « thérapies alternatives » à Orléans. Sa spécialité ? Le Amma Assis, un massage japonais sur chaise ergonomique. Cette entrepreneuse se déplace en entreprises à l’horaire choisi. « L’utilisation régulière de ce massage permet de réduire le taux d’absentéisme et d’améliorer la productivité grâce à une meilleure gestion du stress, affirme Stéphanie Hergott. Et les salariés se sentent reconnus individuellement dans leur entreprise. » 

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        Être coaché pour aller mieux

        Bien-être au travail

        Gérer le stress, désamorcer les tensions, favoriser les échanges entre les services d’une entreprise sont autant de leviers pour contribuer au « mieux-être au travail ». Pas évident d’agir seul. La coach et sophrologue Françoise Chopin intervient par exemple dans des sociétés du Centre-Val de Loire et les aide dans cette démarche.

        Claire Seznec

        Pour un chef d’entreprise, prendre conscience du bien-être de ses salariés est, certes, un premier pas. Mais comment les aider à atteindre ce sentiment tant désiré ? Et, surtout, peut-on réellement parler de bien-être ? « Appliqué au monde du travail le terme de « bien-être » est un peu fort, estime Françoise Chopin, sophrologue qui accompagne les entreprises de la région Centre-Val de Loire avec la société orléanaise Dale Carnegie. Je préfère parler de « mieux-être » ou de « qualité de vie au travail », c’est-à-dire être plus à l’aise dans son environnement professionnel. »

        En douze ans d’exercice, cette professionnelle a pu construire une solide réflexion sur le sujet et sur le management. Selon elle, de plus en plus d’entreprises, moyennes ou grands groupes, s’intéressent à la santé de leurs collaborateurs. Mais ne serait-ce qu’un effet de mode dû au mouvement du bien-être et de la pensée positive qui émerge ces dernières années ? « Ce qui est sûr, c’est qu’il ne faut pas parler de bien-être juste parce que ça fait bien et beau. Pour que ça fonctionne, il faut un projet plus complet que de faire des massages ou du yoga à l’heure de midi…, précise Françoise Chopin. C’est un travail au long cours dans lequel le salarié doit se sentir au cœur du dispositif. » Et pour cause : il faut compter un mois pour commencer à modifier ses habitudes, comme respirer tranquillement ou effectuer un suivi dans la communication entre salariés. Et ce n’est qu’à partir de six à huit mois, à force d’entraînement et d’attentions, que les comportements deviennent plus naturels.

        Le mieux-être au travail serait donc un tout, dans la durée. « Une seule journée de sensibilisation ne suffit pas, mais c’est quand même une avancée. Il faut qu’il y ait du sens : si des salariés bénéficient d’un coach sportif mais se font incendier par leur manager par la suite, c’est comme un pansement sur une plaie ouverte… », assure la sophrologue. En gros, si toute activité serait un bon moyen de favoriser le mieux-être, il faut une cohérence de l’ensemble du management.

        « Agir sur son propre bien-être »

        Quand on pense « bien-être au travail », une autre question se pose en écho : comment faire pour que le monde du travail ne soit pas un lieu de mal-être ? Dans un premier temps, il faut « identifier » l’élément qui déclenche le stress et/ou le mal-être en échangeant avec les services des ressources humaines, le service où se situe le « problème » et le(s) dirigeant(s). Une fois l’identification faite, le souhait futur doit être défini. « Prendre conscience des enjeux et des problématiques de mieux-être à long terme permet de co-construire un parcours préventif et curatif à destination des salariés », explique Françoise Chopin. C’est-à-dire travailler sur le management et créer des points d’écoute et des activités pour les collaborateurs de l’entreprise. Dans une grande entreprise du Centre-Val de Loire, suite à une journée de sensibilisation au bien-être, Françoise Chopin a ainsi créé un « parcours managérial pour repérer les tensions et les amoindrir ». Une fois par mois, elle aide également les salariés à gérer leur stress et donc à développer de nouvelles attitudes face à la tension. Dans une autre société, elle apprend aux managers à écouter les besoins et les ressentis des salariés. « C’est important, car les pensées génèrent des ressentis et du stress ; des comportements en découlent et peuvent accentuer un mal-être, précise la coach. Il s’agit d’agir sur son propre bien-être pour mieux être au travail, mais sans non plus tomber dans la pensée positive à tout bout de champ… »

        Son travail auprès des entreprises diffère ainsi selon les objectifs des dirigeants. Généralement, accroître la productivité des salariés pèse son poids dans la démarche. D’après Françoise Chopin, dans une entreprise où les salariés se sentent bien, des résultats se font sentir, car il y a une certaine motivation au travail : l’entreprise gagnerait en qualité et en productivité. Assez pour enlever la boule au ventre en allant travailler ?

        « ne pas tomber dans la pensée positive à tout bout de champ »
        Françoise Chopin, coach chez Dale Carnegie 

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        • En bref

          Orléans : Une journée bien-être au lycée

          Lundi 4 décembre, le lycée Saint-Paul Bourdon Blanc d’Orléans a organisé une journée pédagogique sur le bien-être. L’un des ateliers concernait le bien-être au travail. Le directeur des ressources humaines de Servier était présent pour en parler : « pour que les uns se sentent bien, il faut que les autres se sentent tout aussi bien. C’est ça l’harmonie. (…) On se doit d’être professionnel dans le cadre du travail, il faut respecter les règles et être juste… »


          Le bien-être, ça s’apprend ?

          Ces dernières années, de nombreuses salles de sports et de sociétés de coaching s’emparent du sujet du bien-être au travail. Dale Carnegie (voir ci-contre), Coach Peter, EPTA Coaching, BeMind…. Tous proposent des modules d’accompagnement aux entreprises et aux salariés en quête de bonheur via le sport, les massages, la gestion du stress ou encore « l’écoute active ».


          France : Le "mal-être" coûte 12 600 €

          En France, l’indice de bien-être au travail (IBET), créé par le cabinet Mozart Consulting, est de 0,75. La valeur de cet indice évolue de 0 à 1, ce dernier chiffre représente la meilleure performance de l’engagement socio-organisationnel des entreprises. Mais, selon les calculs de ce cabinet, le mal-être au travail atteint tout de même 12 600 € par salarié et par an (dans le privé). Les experts expliquent qu’une surcharge de travail, une perte de sens, un manque de reconnaissance et une mauvaise qualité des relations affectent les conditions de travail et engendrent une baisse de performance.