Les Brèves

  • 1,5 M€

    C’est le budget annuel du Fleury Loiret Handball

Quel avenir pour les Panthères ?

Fleury Loiret Handball

Le Fleury Loiret Handball a attaqué sa saison sur un bilan, moyen, d’une victoire pour trois défaites. Mais à plus long terme, l’objectif est ailleurs pour les Panthères : construire un club pérenne, qui ne soit plus dépendant des deniers de Jean-Pierre Gontier.

B.V

« Il y a deux ans, le club aurait pu disparaître ». Dit comme cela, ce postulat énoncé par Antony Tahar, le manager général du Fleury Loiret Handball, fait encore froid dans le dos des amoureux des Panthères. À cette époque-là en effet, le président du FLH, Jean-Pierre Gontier, menaçait de tout envoyer promener s’il n’obtenait pas de jouer dans une salle à la hauteur de ses ambitions. Le Palais des Sports fut finalement mis à disposition. Mais entre-temps, les meilleures Panthères, et la voilure réduite. Au printemps dernier, le FLH a finalement sauvé sa peau en première division, au prix d’un passage en Play Downs. Les voilà maintenant lancés dans un nouveau cycle, qui s’écoule jusqu’en 2021. Si Antony Tahar assure que le président et actionnaire majoritaire des Panthères sera présent jusqu’à cette date, il explique aussi qu’il faut commencer « à préparer l’après Jean-Pierre Gontier. » « La période 2012-2016 a été exceptionnelle, précise le manager général, mais ce n’était pas le projet le plus pérenne de l’histoire du handball. Le club a besoin de se reconstruire aujourd’hui sur des réalités différentes. » En clair, il ne peut et ne veut plus vivre sous la perfusion de son puissant actionnaire. En dehors de l’équipe première, l’idée est ainsi de (re)nouer le maillage avec les autres clubs de hand féminin de la région, de façon à composer à terme l’équipe Elite d’un tiers de joueuses formées localement. Et c’est déjà un chantier, puisque « Fleury n’a jamais eu l’image d’un club formateur », concède Antony Tahar. Promouvoir le sport féminin est un autre axe de développement sur lequel va bosser le FLH. L’accent sera aussi mis sur la citoyenneté. « Ces choses-là nous engagent sans nous mettre en difficulté », indique le manager général des Panthères.

Top 4 dans 4 ans ?

Et puis il y a le jeu, et un niveau d’excellence qui doit tout de même porter l’équipe Élite. Sur ce point, les objectifs sont, là aussi, bien établis : les play-offs pour cette année, puis « retrouver le top 4 et la Coupe d’Europe » d’ici à quatre ans. Sans oublier la qualité du spectacle proposé sur le terrain. « On veut avoir un jeu spectaculaire. Ce sera d’ailleurs le moteur de nos futurs recrutements, prévient Antony Tahar. Les gens viendront nous voir si l’image est bonne. » Lors de sa première saison, (majoritairement) jouée au Palais des Sports, le FLH a attiré 1 400 spectateurs en moyenne. « On peut faire plus », admet le manager du club, qui relève le fait que le club n’abat, lui, pas la carte « Invitation » pour remplir les gradins. À titre de comparaison, Brest a accueilli samedi dernier les Panthères devant près de 3 400 personnes, dont 1 600 places VIP.

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  • Pas simple…

    Comme le club le prévoyait, le début de saison est compliqué pour le FLH, qui occupe la 9e place (sur 12) du classement de la Ligue Féminine, avec une victoire et trois défaites. Mais Fleury a affronté trois clubs (Metz, Issy-Paris et Brest) qui occupent actuellement les trois premières places de la Ligue Féminine… Prochain match à domicile, ce dimanche, contre Nantes, à la Halle du Bois-Joly (17 h). 

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    L’OLB a fait la fête

    Lundi soir, sous la serre du Jardin des Plantes, Orléans Loiret Basket a présenté sa nouvelle équipe à ses partenaires. Lesquels, aux dires de Michel Martin, ont vu leurs effectifs se stabiliser malgré la descente en Pro B. « On a perdu pratiquement personne », a ainsi soutenu le président du conseil de surveillance. Olivier Carré a, lui, rappelé que l’OLB restait « l’équipe phare » d’Orléans, malgré la poussée de l’USO. Le maire d’Orléans et président de la métropole a aussi publiquement posé la question de savoir si « la Ville ou la Métropole devait soutenir ça (le sport, ndlr). »

    « Pas de tricheurs »

    Du côté de l’OLB, Didier Nourault, le président du directoire, a expliqué « ne pas avoir d’objectif de résultats. ». Et a immédiatement précisé : « L’objectif, c’est de construire un club sur la durée, avec du respect et de la solidarité. Si on a ça, les résultats suivront. » L’entraîneur, Germain Castano, a lui promis aux partenaires une équipe dans laquelle ils « pourraient se reconnaître » et où « il n’y avait pas de tricheurs ». Les joueurs l’ont d’ailleurs prouvé en défilant sur le podium et en livrant, par mini-interviews décalées, des facettes plutôt sympathiques de leurs personnalités. Parmi eux, le capitaine Kyle McAlarney a fait un tabac auprès des partenaires. Qui lui demanderont, cette année, de faire aussi parler la foudre sur le parquet. 

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