Les Brèves

  • En bref

    Orléans : Pas (encore) suffisant !

    Le cabinet de conseils Utopies a réalisé un classement du degré d’autonomie alimentaire des 100 premières aires urbaines françaises. On appelle « autonomie alimentaire » la part du local dans la totalité des produits agricoles consommés par les ménages locaux. Orléans se place à la 45e place, avec 1,92 % d’autosuffisance. Un bon score tout de même, sachant que la moyenne est de 2 % !

    Légumes en ville

    Dans le quartier de la Barrière Saint-Marc, une « ferme urbaine » est née. Dans une serre, des tomates, des aubergines et des poivrons bios poussent désormais au milieu d’une multitude de fleurs qui protègent les légumes des maladies. Il est possible d’y acheter les produits du jour en vente directe. Et au printemps prochain, un drive pourrait même y être mis en route…

    Commerce connecté

    Pour dynamiser les commerces du centre-ville, l’application Magic Ticket est arrivée à Orléans. En la téléchargeant, un code barre s’affiche et peut être flashé par un commerçant. Le client participe alors ensuite à un tirage au sort pour gagner des cadeaux, comme des bons d’achat, un repas ou des produits offerts. 

La Ruche va bientôt bourdonner !

L’initiative de la semaine

Dans le courant de l’automne, un nouveau lieu culturel va ouvrir ses portes à Orléans : La Ruche en Scène mêlera ainsi spectacles et liens entre artistes et publics.

claire seznec

Çà et là dans les rues d’Orléans, on entendait qu’il manquait un lieu culturel intermédiaire, entre le bar et la salle institutionnelle. Un lieu à taille humaine, que ce soit pour les publics comme pour les artistes. « La Ruche en Scène est partie de ça et d’une remise en question personnelle, se souvient Camille Émery, la porteuse du projet. Je voulais travailler au sein de ma ville, qu’il s’y passe quelque chose. »

Il y a cinq ans, donc, elle a commencé à écrire la trame de La Ruche. Son idée ? « Créer une atmosphère propice aux rencontres » en créant, coréalisant, produisant et diffusant des spectacles vivants. « Pour éviter l’ennui, il a fallu penser une programmation cohérente et éclectique, avec de la musique (du rock, du jazz, de l’électro…), du théâtre, des projections de films, des contes, des expositions… », raconte Camille Émery. Qu’ils soient locaux ou non, professionnels ou en cours de professionnalisation, les artistes sont les bienvenus. Seule exigence : la qualité de la prestation. Sur place, ils pourront « expérimenter plus facilement » et « être plus libres » que dans les structures institutionnelles.

Les artistes sur le chantier

Dans les locaux de La Ruche en Scène, au 24bis rue de la Tour Neuve, le chantier suit son cours. Des artisans et une vingtaine de bénévoles de l’association Scènes au Bar, gérante du lieu, plaquent et peignent. « Même les artistes viennent aider. On sent que la timidité s’estompe, sourit Camille Émery. Le lien entre artistes et publics se construit déjà avant l’ouverture. » Cependant, il manque encore quelques bénévoles pour terminer les travaux.

Autre manque, et de taille : les financements. Si la Ville d’Orléans a octroyé une subvention d’investissement pour l’achat de matériel scénique uniquement, l’association peine à avoir un fonds de trésorerie. « Nous avons lancé un financement participatif sur Internet pour nous aider à rendre confortable et qualitative La Ruche », précise la porteuse du projet. Le premier cap ? Recueillir 3 000 € d’ici au 18 septembre. Il manque encore un tiers de la somme. Mais Camille Émery l’affirme : participer à l’opération, « c’est aussi une manière de s’investir dans le monde culturel orléanais ». Des boissons sans alcool, des soupes et des places d’événements « suspendues » vont ainsi être proposées afin que tous puissent bénéficier des lieux..

« qu’il se passe quelque chose au sein de ma ville »
Camille Émery, porteuse du projet 

Les Brèves

  • Devenir spect’acteurs !

    Pour participer à la création de La Ruche en Scène, rendez-vous sur Bulbintown.com (site de financement participatif, voir p.14). Cela permettra à l’association de mener à bien le projet, pour le bonheur de tous.

Les Brèves

    « Une quinzaine de Loirétains pris en charge »

    Que sont-ils devenus ?

    Jean-Philippe Meyer, APESA 45

    Jean-Philippe Meyer, rappelez-nous ce qu’est APESA 45.

    En cas de dépôt de bilan, certains chefs d’entreprise connaissent une véritable détresse, laquelle peut devenir dramatique. L’association en est informée et peut les mettre en lien avec un psychologue le temps de cinq entrevues. Il s’agit de prévenir tout risque suicidaire.

    Après un an d’activité, où en est-on ?

    APESA remplit tout à fait son office. Une quinzaine de Loirétains ont été pris en charge depuis septembre 2016. Les professions gravitant autour d’eux se rendent compte de l’intérêt d’un tel système. Même la présidente du Tribunal de Grande Instance (TGI), qui s’occupe notamment des dépôts de bilan d’associations, s’y intéresse.

    Qu’en est-il du contexte économique aujourd’hui ?

    Le commerce trinque face à la concurrence d’Internet et de certaines firmes qui lancent leurs propres circuits de distribution. Les grosses entreprises, comme récemment Vergnet à Ormes (en redressement judiciaire), souffrent moins que les petits commerces. Le point positif, c’est qu’on constate une dizaine de dépôts de bilan de moins que l’année dernière (environ 600 chaque année dans le Loiret). Il faut dire, aussi, que le secteur du bâtiment a repris…

    Les Brèves

    • APPEL AUX DONS !

      Il y a un an, Jean-Philippe Meyer annonçait dans nos pages avoir lancé l’association APESA pour apporter une aide psychologique aux entrepreneurs en souffrance aiguë. Pour subvenir aux besoins de l’association, un appel aux dons va désormais bientôt être lancé.