Les Brèves

    My Loire Valley… « by CA »

    Écosystème numérique

    Le site Internet local My Loire Valley est passé cet été sous la coupe du Crédit Agricole, mais va pouvoir continuer à travailler sur la valorisation du territoire.

    p.h.

    Voilà maintenant quatre ans que My Loire Valley a été créée. Un parcours qui a connu quelques belles réussites, comme son audience sur Facebook, très réactive et aujourd’hui pourvue de plusieurs dizaines de milliers de fans. Mais le modèle économique, lui, n’a jamais réellement émergé.

    Son créateur n’a pas, pour autant, baissé les bras. Et après un premier partenariat avec le Crédit Agricole qui a, semble-t-il, donné entière satisfaction à la banque mutualiste quant au retour terrain, la pertinence de My Loire Valley en tant qu’acteur de la valorisation du territoire a incité la banque à tendre la main au site Internet local, jusqu’à décider de racheter la société le 4 août dernier.

    Mettre le tourisme en avant

    Une démarche étonnante de prime abord, le modèle économique de cette plateforme semblant très complexe à trouver. Mais c'est sans compter la puissance du réseau du Crédit Agricole, qui espère bien trouver une forme d’équilibre dans sa gestion. « Si elle n’est pas viable en tant que start-up, celle-ci peut trouver toute sa place dans notre environnement », explique-t-on du côté du Crédit Agricole. Et un de ses représentants d’ajouter : « le tourisme est une filière qui est un levier de l’économie locale. Il fait partie de ces relais de croissance que l’on nous demande de mettre en avant en tant que banque coopérative très sensible à l’animation du territoire. »

    « trouver une forme d’équilibre dans la gestion »

    Pour autant, le créateur cofondateur du site n’a pas été débarqué et restera le garant de la ligne éditoriale de ce site qui réalise reportages, photos et publi-reportages. « Nous lui avons demandé de focaliser son attention sur les départements sur lesquels nous sommes déployés localement (la Nièvre, le Loiret et le Cher), précise-t-on au Crédit Agricole. Nos 1092 administrateurs doivent aussi remonter des informations pour permettre de développer et de favoriser les initiatives du territoire. »

    My Loire Valley aura ainsi dû se résigner à vivre de ses propres subsides au bout de quatre années. En revanche, ce rachat démontre la capacité de ce modèle à apporter de la valeur ajoutée dans la valorisation du patrimoine ligérien. C’est déjà une victoire…

    Les Brèves

    • 215 000

      C’est le nombre de fans de My Loire Valley sur sa page Facebook

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    • 75 %

      C’est la proportion des propositions finalisées sur la plateforme Bulb in Centre

    • En bref

      Orléans Métropole : L’emploi en quatre rendez-vous

      Afin de faciliter et de multiplier les rencontres entre les chercheurs d’emploi et les entreprises du territoire, Orléans Métropole met en place et/ou participe à un large panel d’événements. Du 18 septembre au 4 décembre, en co-pilotage avec Pôle emploi, les Toqués de l’Emploi proposent un concours culinaire pour les passionnés de cuisine sans expérience professionnelle ou diplôme dans le domaine. Il sera suivi d’un job dating. Dans ce laps de temps, d’autres rendez-vous sont à noter : les Rendez-vous pour l’emploi spécial Métiers de la relation clientèle à distance, le 4 octobre à la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) située sur la place du Martroi ; le forum de recrutement pour les enseignes Leclerc, le 25 octobre, toujours à la CCI ; et enfin, le Rendez-vous pour l’emploi spécial Numérique, le 16 novembre, à la Passerelle de Fleury-les-Aubrais.

      Emploi : L’Urssaf embauche

      Dans le courant de l’année 2018, 100 postes d’inspecteurs Urssaf seront proposés dans toute la France afin de renforcer un réseau existant de 1 500 inspecteurs. La date limite de dépôt des dossiers de candidature est fixée au 1er octobre 2017 (renseignements sur www.accoss.fr), et les personnes dont les aptitudes à exercer cette fonction seraient identifiées bénéficieront ensuite d’une formation rémunérée de 19 mois dispensée en alternance.

    Un projet ? Pensez Bulb in Centre !

    Financement participatif

    Le financement participatif concerne aujourd’hui tout autant les projets créatifs ou associatifs que les entreprises, les artisans ou les commerçants. Les CCI de la région, en octobre 2015, puis les Chambres des Métiers, ont participé à l’émergence de Bulb in Centre. Une plateforme à entrées multiples.

    Philippe Hadef

    Voilà maintenant deux ans que les CCI de la région Centre-Val de Loire ont décidé de s’adosser à la plateforme Bulb in Town pour créer une version régionale de financement participatif. Un an plus tard, les Chambres des Métiers ont emboîté le pas à cette opération qui offre une complémentarité à toutes les autres formes de financement classique.

    Reste que Bulb in Centre possède quelques atouts supplémentaires. Elle permet tout d’abord de cumuler deux formes de financement participatif. Celui que l’on pourrait déterminer comme une forme conventionnelle : un don qui permet d’obtenir en contrepartie une prestation, un produit, un service… Et une seconde qui émerge peu à peu sur le toile et qui concerne souvent plus les entreprises d’une certaine taille : le financement par prise de capital.

    Après deux années d’existence, ce sont pour l’instant une vingtaine de projets en région Centre-Val de Loire qui ont ainsi pu conclure leur parcours et atteindre leurs objectifs. C’est en réalité 75 % de ceux qui ont été soumis au jugement des internautes.

    Un parcours de validation

    Cette plateforme est notamment une vraie opportunité pour des projets atypiques qui peuvent rendre sceptiques les financeurs traditionnels. Plus généralement, et c’est notamment vrai pour les artisans et commerçants, cette phase de financement participatif régional est aussi l’occasion de tester son projet auprès de ses propres clients potentiels. « Cela permet aussi de l’ajuster éventuellement », explique une référente de la Chambre des Métiers. Mais Bulb in Centre permet également à des sociétés existantes de trouver un apport supplémentaire pour mener à bien des projets de développement.

    Reste que, pour s’installer sur le site de Bulb in Centre, encore faut-il être accepté. Il faut structurer son offre, organiser son argumentaire et, surtout, convaincre la plateforme de la pertinence de son projet.

    Supérieur à la moyenne

    Cet apport en « cash » est aussi une garantie, parfois, pour les financeurs traditionnels. Les banques deviennent de plus en plus sensibles à cette forme d’investissement. Elle peut en effet donner une tendance sur l’attractivité de l’initiative portée par l’entrepreneur. Et ce d’autant que le périmètre de proximité de cette plateforme permet de toucher essentiellement des clients potentiels.

    C’est peut-être aussi cet élément territorial qui explique le taux de réussite de Bulb in Centre, qui finalise 75 % de ses propositions. Un résultat supérieur à la moyenne nationale des outils de financement participatif, qui est aujourd’hui massivement implanté sur le territoire. Pour autant, les nouveaux artisans, commerçants et entrepreneurs ne se ruent pas encore sur cette offre. Car il faut avoir baigné dans les espaces numériques pour se sentir en confiance dans cet environnement…

    Une vingtaine de projets ont pu être menés à bien 

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    • Ils ont fait appel à Bulb in Centre

      Pour Jean-Marie, le créateur du Fleuriste est dans la cour, les 4 000 € récoltés en 2016 ont permis d’acheter un triporteur à assistance électrique pour les livraisons. Un outil qui est en phase avec l’éthique éco-responsable de cet artisan fleuriste orléanais.

      Pour La boutique à bidule, installée à Malesherbes, les 3 200 € récoltés en décembre 2016 ont assuré un accès à de nouveaux fabricants de jouets en bois écologiquement responsables.

      Un tatouage ou un bijou ? Pourquoi choisir ? C’est ce qui a donné l’idée de la création de La Manufacture des arts. Un établissement qui s’est installé à Orléans il y a maintenant deux ans. 3 000 € ont pu être levés en mai 2017 dans le cadre d’un projet de fabrication d’une ligne de vêtements à l’image de ces deux créateurs.