Les Brèves

  • 27 200

    C’était le nombre d’étudiants boursiers du CROUS Orléans-Tours à la fin de l’année 2019. Un chiffre dans la moyenne des CROUS, selon son directeur. En moyenne, un tiers des étudiants est boursier.

Le CROUS veut améliorer la restauration des étudiants

Vie estudiantine à Orléans

Interlocuteur important pour les étudiants aussi bien pour les bourses, le logement que la restauration, le CROUS Orléans-Tours se prépare à repenser toute la restauration universitaire sur le campus d’Orléans, mais se tient aussi prêt pour l’arrivée du campus Porte Madeleine. Un point avec Alain Cordina, le directeur général de la structure.

propos recueillis par gaëla messerli

La présence d’un restaurant universitaire, comme de logements étudiants, fait partie des points qui inquiètent sur le projet de campus Porte Madeleine. Quelle est la position du CROUS sur ce dossier ?

Pour l’heure, nous ne connaissons pas la localisation sur le site, c’est ce qui pose problème pour lancer des études, mais nous avons un accord de principe. En termes de restauration, il y aura aussi la cafétéria qui existe depuis le début du projet, en lien avec le Learning Center.

Pour le logement, nous avons une piste de foncier mobilisable (NDLR, l’actuelle place des services administratifs du CROUS, avenue Dauphine), mais il faut évaluer le besoin. Nous travaillons avec Orléans Métropole et l’Université. Nous n’arrivons pas avec une corbeille vide.

Votre grand chantier qui se dessine dès 2020 concerne également la restauration sur le campus de La Source…

Oui, nous allons repenser toute la restauration universitaire sur le campus. C’est un vieux projet qui doit permettre de conserver la restauration sociale, d’intégrer les nouveaux besoins des étudiants et ceux de l’université (administratifs, enseignants…). Tout l’enjeu est de refaire de la convivialité sur le campus, et qu’on y reste ! Nous voulons des lieux où l’on puisse promouvoir l’activité culturelle des étudiants en lien avec la DRAC ou le Bouillon. Nous allons commencer les études en 2020. Nous avons les financements, notamment via le Contrat de Plan État-Région. Il s’agit d’un budget de 14,730 millions d’euros. Dedans, il y a notamment une extension pour le restaurant du Lac. Il faut travailler le lien entre l’intérieur et l’extérieur, ainsi que les liaisons douces comme les halls… Il faudra compter une bonne année pour les études, puis trois ans de travaux.

Qu’entendez-vous par les « nouveaux besoins » des étudiants ?

Il y a des étudiants vegans, d’autres végétariens. Certains privilégient les circuits courts. Les étudiants sont attentifs à ce qu’ils mangent. Il faut conserver le plateau social, mais chaque étudiant doit pouvoir s’y retrouver. Dans la plupart des restaurants universitaires, il existe des alternatives. On critique les sandwichs et pizzas, mais on peut faire de la restauration rapide qui ne soit pas de la malbouffe. On ne peut pas faire comme si cela n’existait pas ! On vient de créer une commission restauration, avec des représentants des étudiants. Cependant, il y a déjà une offre existante, notamment avec le « lundi vert ». Nous avons aussi beaucoup de travail sur les allergènes, même si les chefs de cuisine sont déjà attentifs à cela. Nous souhaitons aller aussi vers plus de filières courtes et locales. Après, c’est une question de coût.

À Orléans, le nombre d’étudiants augmente. Qu’en est-il au niveau des demandes de logements étudiants ?

Il n’y a pas de pénurie, nous arrivons à répondre aux demandes. Nous logeons les étudiants sur critères sociaux, c’est notre mission principale. Mais même si nous regardons de près le centre-ville avec l’arrivée du Campus Madeleine et de trois grandes écoles, nous ne laissons pas tomber le campus de La Source ! Ainsi, la restauration des Ormes est en cours aujourd’hui. Il faut être vigilant à avoir une offre de logements accessibles à tous les niveaux de budget, et ne pas avoir de CROUS à deux vitesses.

Après ces projets orléanais, quelles seront les priorités, dans la région ?

Il faudra être attentif au niveau de Tours et mettre le nez à Blois…

Le CROUS assure aussi une mission au niveau de l’accès à la culture, notamment en proposant en ce moment un séjour à Florence, mais aussi du soutien psychologique…

Oui, c’est dans le cadre de la contribution de la vie étudiante. Nous proposons également des activités de sport et de bien-être. Concernant l’écoute, depuis la rentrée, nous avons mis en place un accueil par une psychologue au niveau physique à Orléans et Tours, mais aussi des rencontres par webcam, notamment pour des endroits moins accessibles. Il y a, semble-t-il, un vrai besoin. Il faut que l’on continue à relayer l’information (www.apsytude.com et site du CROUS Orléans-Tours).

Les Brèves

  • À SAVOIR / VIE ÉTUDIANTE

    Région : Le CROUS en bref

    En région Centre-Val de Loire, le CROUS gère 29 structures de restauration et 37 résidences étudiantes. Le prix d’un repas est de 3,30 € dans les restaurants universitaires.

    Restauration : Cauchemar au restau U !

    Au niveau du CROUS, la situation orléanaise est loin d’être la plus préoccupante en termes de restauration. En effet, à son arrivée à la tête de la structure, Alain Cordina raconte avoir dû faire fermer le restaurant universitaire de Turly, à Bourges. « Il y avait des champignons sur les murs, les cuisiniers travaillaient avec des bâches et le faux plafond s’écroulait, raconte le directeur. J’ai fait fermer ce restaurant en vingt-quatre heures, et il a fallu ensuite un an de travaux pour le réhabiliter ! »

    Logement : Une taxe pour tous les colocs

    Le point noir de la colocation, c'est le risque que l'un des colocataires ne se retrouve à payer l'addition tout seul en cas de problème. Or, bien que le législateur ait réduit les risques pour les loyers, ce n'est pas le cas en matière de fiscalité. En pratique, un colocataire sortant peut ainsi être tenu de s'acquitter des impayés de loyers pendant les six mois qui suivent son départ, à moins qu'une nouvelle personne n'ait emménagé à sa place. En cas de départ inopiné, les colocataires restants n'ont donc pas à redouter de difficultés financières. Mais le principe ne s'applique pas pour la taxe d'habitation. Cet impôt local ne peut en effet être établi qu'au nom de deux occupants maximum pour un même logement. Ce sont alors eux qui sont tenus solidairement responsables du règlement de la taxe et qui seront potentiellement inquiétés en cas de non-paiement. Le partage de cette charge avec d'éventuels colocataires supplémentaires relève donc d'un simple arrangement privé, impossible à faire valoir auprès du Centre des finances publiques.

Les Brèves

  • Combien ça coûte ?

    La formation est payée par l’entreprise. Il ne reste à la charge de l’apprenti que l’hébergement et la restauration. « Le tarif varie si on est en demi-pension ou en pension complète, précise Nathan Perrein. Il faut aussi savoir que le jeune touche un salaire. »

  • 10 000

    C’est le nombre de jeunes en formation chez les Compagnons du Devoir et du Tour de France, entre l’apprentissage et le Tour de France. Plus de 1 700 d’entre eux partent à l’étranger chaque année.

  • Les filles aussi !

    Depuis 2003, les filles peuvent rentrer chez les Compagnons du Devoir et du Tour de France. Aujourd’hui, elles représentent 13 % des jeunes formés. « On les retrouve dans tous les métiers, mais surtout dans les métiers de bouche, chez les peintres et la maroquinerie. Il n’y a aucune différence en termes de parcours », relève Nathan Perrein.

Le compagnonnage, voie d’excellence

Une formation réputée depuis des siècles

Le compagnonnage existe depuis plusieurs siècles. En région Centre-Val de Loire, les Compagnons du Devoir possèdent un centre de formation à Tours et une antenne à Orléans, qui préparent à une quinzaine de métiers.

gaëla messerli

S’il est une formation gage d’excellence et de voyages, c’est bien la voie proposée par les Compagnons du Devoir et du Tour de France. Dans la cité johannique, c’est Nathan Perrein, 24 ans, prévôt d’Orléans, qui gère les jeunes intéressés par le compagnonnage entre Orléans, Montargis, Bourges et même Saint-Amand-Montrond.

Ce carrossier industriel, qui est entré chez les Compagnons à l’âge de 15 ans, gère également les relations avec les partenaires sociaux et les entreprises. « J’ai toujours eu envie de voyager », commence-t-il. C’est en effet la spécificité des Compagnons : la mobilité est dans leur ADN et, une fois leur diplôme décroché dans un métier, il leur est possible de se perfectionner en réalisant un Tour de France, de ville en ville et d’entreprise en entreprise. Certains font même le choix d’aller à l’étranger.

Comment y entrer ?

Il y a plusieurs portes d’entrée chez les Compagnons du Devoir et du Tour de France. La première est la formation en alternance ou en apprentissage, dans l’un des trente métiers proposés – de la boulangerie en passant par la tonnellerie – par les Compagnons. Le centre de formation de Tours en prépare à quinze. « Le jeune doit rechercher une entreprise, mais nous l’accompagnons », explique Nathan Perrein.

À la fin de l’apprentissage, ou avec un diplôme du métier, les jeunes peuvent ensuite partir sur leur Tour de France. « Nous les aidons dans la construction de leur parcours et leurs changements de villes pour qu’ils se concentrent sur leurs formations », rassure Nathan Perrein. Lorsque les Compagnons partent à l’étranger, il y a minimum un mois de cours de langue proposé sur place, mais avec « les compétences techniques, on se comprend toujours… », estime le prévôt d’Orléans, qui a pour sa part travaillé aux États-Unis, en Angleterre et se voyait même bien partir en Suède ! « On apprend à ne pas avoir peur d’y aller, souligne-t-il. C’est une formation humaine et professionnelle. »

Une antenne à Orléans

D’ailleurs, la formation des Compagnons passe aussi par la vie en communauté. « Vivre dans une même maison permet de découvrir d’autres métiers, poursuit Nathan Perrein. Cela donne une ouverture d’esprit. » À noter que la formation ne s’arrête pas à 18 h comme dans un CFA classique : des bénévoles sont présents au sein des maisons pour aider les jeunes à se perfectionner.

« une formation autant professionnelle qu’humaine »
Nathan Perrein, prévôt d’Orléans

À Orléans, ce n’est pas une maison, mais le Logis Camille qui accueille les Compagnons lorsqu’ils sont en entreprise dans le cadre de leur Tour de France. « C’est différent d’une maison. Il y a d’autres associations, mais il y a des chambres et des salles », détaille Nathan Perrein, qui tient aussi à casser les idées reçues : « ce n’est pas parce que l’on se forme à un métier manuel que l’on ne peut pas être, demain, le patron de son entreprise. » Preuve que les temps changent, les Compagnons réfléchissent aujourd’hui à des partenariats pour que leurs recrues puissent un jour devenir ingénieurs.

Pour se reconvertir aussi !

Mais déjà, ils proposent des formations pour adultes. Il est ainsi possible de pousser la porte des Compagnons pour ceux qui souhaitent se reconvertir, ou pour les salariés qui voudraient monter « en compétence en entreprise ou dans nos centres de formation. » Mais comme pour l’ensemble des formations proposées, « chaque parcours est unique, car on n’a pas le même degré de maturité à 15 ans qu’à 20 ans. » Grâce à ce mélange entre tradition et modernité, le taux d’insertion professionnelle est quasiment de 100 % chez les Compagnons du Devoir. 

Les Brèves

  • À SAVOIR

    Histoire : Ça date de quand ?

    Difficile de le dire, mais le compagnonnage serait né au Moyen Âge, avec une apogée du mouvement au XVIIIe siècle. Le compagnonnage était alors très lié à la religion, ce qui n’est plus tout à fait le cas aujourd’hui. Il existe actuellement plusieurs associations compagnonniques en France, dont les deux plus importantes, la Fédération compagnonnique et l’Union compagnonnique.

    Découverte : Les Compagnons ouvrent leurs portes

    17, 18 et 19 janvier mais aussi les 13 et 14 mars, les Compagnons du Devoir et du Tour de France ouvrent leurs portes à la Maison de Tours, 25 rue Franche-Comté. Une occasion de découvrir la réalité de ces formations et l’ambiance dans laquelle elles sont dispensées. En attendant, il est possible d’obtenir des renseignements auprès de la Maison d’Orléans, au 22, place Louis XI (02 38 83 09 66). Il y a également des possibilités de s’inscrire à une présentation sur une demi-journée.

Les Brèves

  • Un job étudiant utile

    Saviez-vous que le service « Passerelle Handicap » embauche et rémunère des étudiants de l’université pour aider les élèves en situation de handicap ? Prise de note, secrétaire d’examen, soutien… Ils aideront les personnes handicapées dans plusieurs situations de la vie quotidienne.

Une « Passerelle handicap » à l’université

Formation des personnes en situation de handicap

Le handicap ne doit pas être un frein aux études supérieures. À l’université d’Orléans, « Passerelle handicap » est un service dédié à l’accompagnement des étudiants en situation de handicap.

g.m

« On peut être handicapé et faire des études supérieures ! », insiste d’emblée Bruno Depussay, le responsable du service « Passerelle Handicap » de l’université d’Orléans. Un message qui commence à faire son chemin, car le nombre d’étudiants dans cette situation a augmenté de 12 % cette année. Néanmoins, au niveau national comme local, les élèves en situation de handicap ont tendance à choisir des filières courtes. « Ils sont un peu plus nombreux dans les IUT, car il y a une forme d’autocensure », explique Bruno Depussay. Mais les temps changent. « À Orléans, nous avons un peu plus d’inscrits qu’avant en deuxième année, sachant que le passage de la première à la deuxième année est difficile pour tous les étudiants. Nous devrions cependant avoir deux étudiants en situation de handicap en doctorat, ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps ! »

Ainsi, tous les handicaps sont pris en compte à l’université. « Celui le plus représenté concerne les troubles "dys" et les troubles du langage », constate Bruno Depussay. Il y a aussi les troubles viscéraux, puis les troubles moteurs et les troubles psychologiques. Les troubles visuels et auditifs concernent quant à eux « une dizaine d’étudiants ». En outre, les personnes atteintes de troubles intellectuels et comportementaux ont aussi leur place à l’université, comme les autistes Asperger. À noter qu’il existe également des handicaps temporaires qui vont de l’accident de voiture en passant par la rupture des ligaments croisés, notamment chez les sportifs. « Nous en avons 26 actuellement », affirme Bruno Depussay.

Un travail de prévention

Pour bénéficier de l’accompagnement du service handicap et d’aménagements des études et examens, un étudiant doit rencontrer le médecin de l’université, qui proposera un aménagement des études et/ou des examens. « Cela passe par exemple par la composition sur ordinateur plutôt que sur papier, souligne Bruno Depussay. Il est aussi envisageable de reporter un examen ou de ne pas prendre en compte l’orthographe en cas de dysorthographie. » Il est également possible d’étaler une année sur deux ans ou de « blanchir une année, ce qui n’équivaut pas à un redoublement », insiste la fac.

Un exemplaire de la proposition d’aménagement est remis à l’étudiant et l’autre est adressé au service « Passerelle Handicap ». Place alors à une procédure administrative, car le document doit être validé par une commission et faire l’objet d’un arrêté du président de l’université. Afin de gagner du temps, l’information est néanmoins transmise aux référents administratifs et aux enseignants dans chaque composante.

Enfin, même si 90 % du travail du service consiste dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap, il y a aussi un volet sensibilisation, notamment par des unités d’enseignement d’ouverture autour de l’étudiant en situation de handicap ou de découverte de la langue des signes. Une formation autour de cette dernière est d’ailleurs proposée aux enseignants comme aux personnels.

Les Brèves

    Les Brèves

    • Un parcours vers les métiers du social

      L’École Régionale du Travail Social (ERTS) à Olivet propose le parcours « OASIS » aux personnes en situation de handicap qui souhaitent accéder aux métiers du social. Il s’agit d’un dispositif de pré-qualification vers les formations de l’intervention sociale. Contrats en alternance, formation par la voie directe, VAE… Il s’agit d’un accompagnement individualisé à partir de mises en situations professionnelles.

      Pour en savoir plus : www.erts-olivet.org

    Faciliter l’accès aux formations

    Une association orléanaise vient en aide aux personnes handicapées

    Depuis le 27 septembre dernier, l’AGEFIPH, l'Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées, a mis en place « Ressource Handicap Formation », un service à destination des acteurs de la relation orientation-formation-emploi. Objectif : faciliter l’entrée en formation des personnes en situation de handicap.

    g.m

    Le chemin de l’accès à la formation n’est pas toujours évident, encore plus lorsque l’on est handicapé. Afin de permettre de faciliter l’accès à la formation et le suivi des personnes en situation de handicap, l’AGEFIPH a mis en place à l’automne dernier le service « Ressource Handicap Formation », qui a pour but de faciliter l'entrée et le suivi en formation des personnes en situation de handicap.

    « Il s’agit de venir en complément de ce qui existe déjà, et non pas de se substituer, explique Aline Lejeune, déléguée régionale adjointe à l’AGEFIPH Centre-Val de Loire. Nous ne nous adressons pas directement aux personnes en situation de handicap, mais plutôt aux organismes de formation, aux CFA, mais aussi aux services publics comme les missions locales, Cap Emploi, ainsi qu’aux entreprises… »

    Une méconnaissance des handicaps

    Ce dispositif s’intègre au Pacte Plan d’Investissement Compétences mis en place par la Région Centre-Val de Loire, qui vise à former 72 000 personnes en situation de handicap d’ici 2022. Un objectif d’autant plus important que, selon les données de l’AGEFIPH, le niveau de formation et le taux d’emploi des personnes handicapées sont inférieurs à la moyenne nationale. Ce service « Ressources Handicap Formation » est aussi né du constat de la méconnaissance des différents handicaps et des aides, ainsi que des compensations possibles en formation. « Le but est d’arriver en amont de l’intégration d’une personne à sa formation », relève Aline Lejeune.

    Concrètement, le service délivrera une réponse individuelle à la personne ou à l'organisme de formation pour trouver les solutions facilitant les apprentissages, mais aussi une réponse collective par la montée en compétences, via un programme de professionnalisation et de l'ensemble des acteurs de la relation orientation-formation-emploi sur le registre de l'accessibilité. « L’idée est de capitaliser cette expérience et de partager les bonnes pratiques », conclut Aline Lejeune. ?

    Plusd'infos

    Pour les organismes de formation : une adresse mail spécifique RHF existe : rhf-cvl@agefiph.asso.fr

    Les Brèves

      Les Brèves

      • Objectif stage !

        Le Comité Local École Entreprise d’Orléans, Orléans Métropole, la Maison de l’Emploi ainsi que des entreprises engagées organisent le 15 janvier un rendez-vous « Objectif stage 3e », de 9h à 12h, au LAB’O. L’objectif est d’aider les collégiens dans leur recherche de stage. 

      Comment faire une bonne lettre ?

      Étudiants / Vie pratique

      Dans le cadre de leur formation, les étudiants doivent très souvent effectuer un ou plusieurs stages. Pour mettre toutes les chances de votre côté, envoyez ou donnez en main propre un CV accompagné d'une lettre de motivation personnalisée. Voici quelques clés pour éviter la page blanche…

      « Cette année, vous devrez réaliser un stage dans votre secteur d'activité », entonne l'un des professeurs. Après avoir sauté de joie à l'idée de se frotter « pour de vrai » au métier pendant quelque temps, on pense ensuite aux démarches à accomplir. Pour effectuer un stage, il faut le trouver, et pour le trouver, il est nécessaire de démarcher. Armé d'une solide volonté, on commence par mettre à jour son curriculum vitae avant de se lancer dans la rédaction d'une lettre de motivation. Mais par quoi commencer ? Et quels sont les éléments essentiels à ne pas oublier ? Sortez votre plus belle plume !

      Savoir se vendre

      Au secours ! Voilà trois heures que vous bûchez sur votre brouillon de lettre de motivation ? Pas de panique. Prenez une nouvelle feuille vierge et notez en haut à gauche vos coordonnées : nom, prénom, adresse, numéro de téléphone, permis B si vous l'avez, et année de naissance. Sous ce premier paragraphe, descendez de quelques lignes et écrivez, à droite de la feuille, le nom du destinataire de la lettre. Une demande de stage peut être envoyée aux directeurs des ressources humaines (DRH) ou directement aux responsables d'équipes. Un conseil : il est préférable de contacter directement la société pour savoir à qui envoyer sa demande. Sautez ensuite une ligne en datant la lettre et en précisant la ville dans laquelle vous vous trouvez. N'oubliez pas l'objet de votre démarche, à savoir une demande de stage, plus pratique pour le destinataire.

      L'objectif est avant tout de trouver les bons arguments à mettre en avant et, surtout, de personnaliser sa lettre de motivation grâce à une bonne accroche. Vous commencerez par vous présenter, en détaillant votre parcours et en précisant si votre candidature est spontanée ou si votre stage est conventionné. La durée de celui-ci est également à spécifier, car les entreprises se doivent légalement de dédommager un stagiaire au bout de deux mois de présence dans leurs locaux.

      Pourquoi vous ?

      Pour postuler à un stage, vous devrez expliquer à l'entreprise pourquoi vous la choisissez. Il est donc indispensable de se renseigner au préalable sur l'établissement, son domaine d'activité et ses missions. Enfin, trouvez les bons adjectifs qui pourraient vous correspondre. Rigoureux ? Organisé ? Sociable ? Les recruteurs veulent connaître vos points forts ! Vous n'oublierez pas non plus de préciser quelles compétences vous souhaiteriez développer au sein de la société. Car, malgré le jeune âge des stagiaires, bon nombre d'entre eux ont déjà effectué des petits boulots d'été ou des stages à l'étranger. Il est donc nécessaire de développer ses expériences qui pourraient se rapprocher des missions de l'entreprise. Soyez enthousiaste et prouvez à travers ces exemples votre flexibilité et votre ouverture d'esprit. Après toutes ces formalités de présentation, finissez en beauté en proposant au destinataire de le rencontrer, sans oublier de le remercier pour l'attention qui sera apportée à la demande et, enfin, de signer. Si après ça, vous n’êtes pas contacté, c’est à n’y rien comprendre…

      Les Brèves

        Les Brèves

        • Envie de créer sa boîte ?

          Le CRIJ Centre-Val de Loire organisera le lundi 27 janvier une rencontre avec la BGE, de 15 h à 17 h, dans ses locaux, au 3 rue de la Cholerie, autour de la création d’entreprise. Une occasion de lever les freins et les préjugés autour de ce genre de projets et de rencontrer des interlocuteurs utiles pour ceux qui ont cette envie depuis longtemps…

        L’orientation fait son show !

        Cette semaine à Orléans

        Le Forum de l’Orientation a lieu cette semaine à Orléans. De nombreuses informations seront mises à disposition de celles et ceux qui se posent des questions sur leur avenir professionnel.

        g.m

        Afin de commencer 2020 sous de bons auspices, direction le Chapit’O, à Fleury-les-Aubrais les 9, 10 et 11 janvier pour le Forum de l’Orientation. Comme tous les ans, la Région Centre-Val de Loire et l’Académie d’Orléans-Tours, en lien avec la Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt Centre-Val de Loire, organisent ce rendez-vous qui constitue un temps fort pour les collégiens, les lycéens, les apprentis et les étudiants. Mais depuis 2017, ce forum est également ouvert aux adultes en reconversion ou qui recherchent des informations pour leur évolution professionnelle.

        L’entreprise en réalité virtuelle

        Pour continuer de combattre les stéréotypes, l’égalité filles/garçons sera mise en avant à travers les différents espaces présents. Parmi les temps forts de ce salon, outre la possibilité de rencontrer des conseillers d’orientation ou en évolution professionnelle, on pourra également en profiter pour s’immerger professionnellement dans les métiers qui recrutent grâce à des films en réalité virtuelle permettant de découvrir le savoir-faire de huit entreprises.

        Place aussi à C’est comme à la radio, une association d’initiation aux médias qui réalisera avec des lycéens une émission qui sera diffusée le samedi matin en direct sur France Bleu Orléans. Le forum sera également l’occasion de découvrir CLEOR, un outil numérique innovant d’aide à l’orientation, mais aussi YEP’S, le Pass des jeunes en Centre-Val de Loire, la plateforme régionale destinée aux jeunes de 15 à 25 ans, ainsi que REMI, le réseau des mobilités interurbaines de la région.

        Plusd'infos

        Au Chapit’O – Fleury-les-Aubrais

        Les 9, 10 et 11 janvier, de 9 h à 17 h

        Les Brèves

        • Le Compte Formation sur votre téléphone !

          Depuis novembre dernier, il existe une application pour consulter votre compte formation sur votre téléphone ou votre tablette. Cette application est destinée à tous les actifs français : demandeurs d’emploi, travailleurs indépendants et salariés. En Centre-Val de Loire, cela concerne près de 1,2 million d’actifs (salariés et demandeurs d’emploi). Cette application permet de connaître le montant disponible en euros sur son compte personnel de formation (CPF). Pour rappel, chaque compte individuel est crédité de 500 € chaque année (il faut avoir au moins travaillé la moitié de la durée légale de travail au cours de l’année) dans la limite d’un plafond de 5 000 €. Pour les personnes ayant travaillé moins de la moitié de la durée légale de travail, le montant annuel en euros est calculé au prorata des heures travaillées. L’application permet aussi à partir d’un ou plusieurs mots-clés sur le moteur de recherche de trouver les offres de formation disponibles correspondant à la thématique recherchée dans la zone géographique de votre choix. Dès le 21 novembre 2019, jour de lancement de l'application, plus de 40 000 formations étaient disponibles.

          www.moncompteformation.gouv.fr