Les Brèves

    Le campus Madeleine, c’est signé !

    L’université d’Orléans s’implantera sur l’ancien site HPM

    Un accord-cadre a été signé jeudi dernier entre Orléans Métropole, l’État, l’Université d’Orléans, la Région et le Département. Ce document acte le financement du campus Madeleine (67 M€ hors parking) sur le site de l’ancien hôpital. Un projet sur de bons rails, mais dont l’esquisse définitive n’est pas encore arrêtée. G.M


    Il y a bien une volonté « politique partagée » d’emmener l’une des composantes de l’université d’Orléans en centre-ville. Qu’il s’agisse d’Olivier Carré, président d’Orléans Métropole, évoquant « les enfants nés ici qui pourront y venir étudier » ou de Marc Gaudet, président du Département faisant partager l’ennui de ses années étudiantes le soir à La Source… : tous ont évoqué un « projet structurant pour le territoire ».

    Les fonds sont donc là, avec un accord-cadre actant des financements de 30 M€ au niveau Métropole, de 20 M€ pour le Département, et de 8,5 millions pour la Région et l’État. De quoi permettre de lancer ce nouveau campus en centre-ville, qui devrait accueillir un Learning Center et l’école de DATA pour accompagner la digitalisation des métiers du droit. On n’oublie pas, bien sûr, l’UFR de droit-économie-gestion. D’ici 2024, 4 200 étudiants seront attendus sur le site. S’y grefferont une maison de santé, un groupe scolaire et du logement. Mais il y a, cependant, quelques points d’interrogation encore à éclaircir…

    L’ESTP en sera-t-elle ?

    En effet, étudiants comme syndicats des personnels de l’université ont longtemps évoqué l’absence de restau U, de résidences étudiantes, et un manque de places de parking. Un point sur lequel le président de l’université, Ary Bruant, reconnaît qu’un travail est à mener : « des discussions sont en cours avec le CROUS pour la restauration et le logement. Pour le reste, le problème n’est pas le stationnement, mais plus l’accessibilité du site en tram, train ou bus… »

    Selon une source proche du dossier, un restau U serait tout de même envisagé sur le site, ainsi qu’une cafétéria en lien avec le Learning Center. Le site du CROUS, avenue Dauphine, pourrait être une piste pour accueillir une résidence étudiante afin d’offrir une solution à proximité du centre-ville. Un dossier à suivre dans les mois qui viennent, de même que la possible implantation de l’ESTP : l’École Spéciale de Travaux publics de Paris ne s’implantant pas dans l’ancien collège Bailly, il serait possible de l’intégrer sur le site de Porte Madeleine. « C’est l’une des possibilités à l’étude, a confirmé Olivier Carré. Il y a la place en faisant un peu moins de logements. » Affaire à suivre dans les prochains mois. 

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    • Et à La Source ?

      Le projet Madeleine n’est que le début du changement dans la « renaissance » de l’Université, a affirmé son président, Ary Bruand. En effet, côté campus de La Source, l’INSPE (Institut National Supérieur du Professorat et de l'Éducation) devait venir s’y installer, tout comme la présidence. Mais là encore, plusieurs scenarii sont possibles, et rien n’est vraiment arrêté. « Nous devons discuter avec nos collègues de l’INSPE afin de voir ce qu’ils souhaitent, mais aussi réfléchir en termes de développement durable, en impliquant nos étudiants », explique Ary Bruand. Mais comme le souligne Corinne Leveleux-Teixeira, enseignante en Histoire du droit, « pour le moment, rien n’a été chiffré au niveau des coûts de déménagement de la faculté de droit comme de réaménagement pour accueillir une autre composante. » La conseillère d’opposition orléanaise déplore aussi le choix d’installer toute la filière droit en centre-ville : « on ne gagne pas plus de place à déménager. Pour moi, l’enjeu se trouvait plutôt au niveau des deuxièmes et troisièmes cycles, là où nous perdons des étudiants que nous avons plus de mal à attirer. » 

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      Sibeth Ndiaye resserre les rangs

      Une ministre à Orléans

      Secrétaire d’État auprès du Premier ministre et porte-parole du Gouvernement, Sibeth Ndiaye était à Orléans vendredi pour une visite au cours de laquelle elle a échangé avec les militants LaREM du Loiret. b.v


      Le 11 octobre dernier, Sibeth Ndiaye avait un après-midi chargé. Dans l’après-midi, elle a en effet fait le tour des popotes à Orléans avec, pour commencer, une visite à la Maison de Santé Pluridisciplinaire Liliane Coupez, à l’Argonne, puis aux associations « Les Amis de Pierre » et « L’Arche des Souvenirs ». L’idée était, pour la secrétaire d’État, d’évoquer les thèmes de la santé et la dépendance auprès des professionnels concernés. Et de promouvoir le Projet de Loi de Finances de la Sécurité Sociale pour 2020, qui prévoit une « indemnisation du congé des proches aidants » (salariés, travailleurs indépendants et agents publics en bénéficieront, ndlr).

      Puis Sibeth Ndiaye a rencontré des militants ou sympathisants de La République en Marche au deuxième étage du Studio 16, place du Martroi. Une petite centaine de personnes se trouvaient sur place, parmi lesquelles Jihan Chelly et Stéphanie Rist, évidemment, mais aussi Béatrice Odunlami ou Jean-Michel Vinçot, actuellement dans la majorité municipale orléanaise.

      « On passe à l’âge adulte »

      Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’échange fut conduit dans un état d’esprit très start-up nation, la secrétaire d’État tutoyant ses interlocuteurs de tout âge, même les plus anciens. Mais enfin, Sibeth Ndiaye, rompu à l’exercice, a répondu au public sur des questions très diverses en matière de santé, de sécurité ou de terrorisme. Elle a aussi parlé retraites, expliquant que le Gouvernement voulait bâtir un « système qui tienne aussi longtemps que celui mis en place depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale ». Au niveau purement politique, elle a également fait un point sur l’acte II du quinquennat : « on n’a rien perdu de notre combativité et de notre détermination, a-t-elle souligné. On réformera jusqu’à la dernière minute. Mais on a aussi retenu l’épisode des Gilets jaunes : pour certains de nos compatriotes, on est allé trop vite, les transformations économiques et numériques sont trop violentes. La taxe carbone était une super idée, mais elle était compliquée à mettre en place avec des gens qui n’ont que la voiture pour se déplacer. »

      Enfin, Sibeth Ndiaye a répondu aux questions des sympathisants sur la trajectoire politique de La République en Marche. « On est en train de passer à l’âge adulte, et ça prend un peu de temps », a déclaré l’ancienne chargée des relations presse d’Emmanuel Macron, qui a exhorté les comités locaux, y compris ceux du Loiret, à être autant un relais de la politique gouvernementale qu'une base pour faire remonter des infos du terrain vers le sommet. « Notre mouvement est d’abord citoyen », a rappelé Sibeth Ndiaye, avant de sacrifier à la tradition des selfies et de se présenter devant la presse pour n’y rien dire… ou presque (voir encadré). 

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      • Rien sur Carré

        Face aux médias locaux, Sibeth Ndiaye en a dit le moins possible sur la candidature d’Olivier Carré – soutenu par LaREM – à Orléans. Pour résumer, elle a expliqué qu’elle ne connaissait que partiellement le dossier et l’homme, qu’elle a pourtant brièvement rencontré vendredi dernier. Quand on lui a fait remarquer que le processus d’investiture n’avait guère semblé transparent, elle a rétorqué qu’il y avait « beaucoup de choses de l’ordre du fantasme ».