Les Brèves

    Les plongeurs orléanais veulent refaire surface

    IL Y A 50 ANS, LE Centre Subaquatique Orléanais ÉTAIT CRÉÉ...

    L’année 2019 marque les cinquante ans du Centre Subaquatique Orléanais qui a rassemblé, lors de ses belles années, près de 200 membres. Retour sur l’histoire de ce club loirétain qui a participé, il y a quelques décennies, à la construction… du pont Thinat ! charly colin


    C’est en juillet 1969 que l’aventure débute pour le Centre Subaquatique Orléanais. Créée par Bernard Ridoux, l’association ne commence qu’avec quelques amis passionnés par la plongée. En 1971, le second président, Jean-Marie Souilijeart, déclare le CSO auprès de la Fédération Française d’Étude et de Sports Sous-Marins. Cette étape importante marque la mise en place d’une règlementation stricte pour encadrer la discipline et augmente la portée du club à l’échelle départementale. « Une anecdote m’a marqué dans l’histoire du club, raconte Éric Lefebvre, l’actuel président du CSO. En 1974, le club a participé à la construction du pont Thinat pour naviguer dans les eaux troubles de la Loire au niveau de la structure du pont. On a fait appel à des bénévoles pour construire cet édifice, une chose impensable aujourd’hui ! »

    L’année 1987 marque l’organisation du premier « palmathlon » de France, une discipline de nage avec palme et course à pied en relais. Le club évolue rapidement et crée de nouvelles sections pour les jeunes, propose des formations avec des moniteurs brevetés, s’équipe en matériel et s’affilie à la Fédération Française Handisport en 2007. Aujourd’hui, le CSO propose plusieurs activités avec l’apnée, la biologie sous-marine, la plongée sportive en piscine et la plongée en scaphandre, avec l’activité Nitrox. Le club organise des sorties tout au long de l’année afin de pratiquer dans des milieux naturels comme en Méditerranée, en Atlantique ou encore en carrière.

    Un coup dur

    La reconstruction de la piscine de La Source, dont l’ouverture officielle est prévue pour avril 2020, a eu des conséquences négatives sur le CSO. Même si le bassin éphémère permet d’assurer les entraînements, cette infrastructure ne serait pas adaptée pour recevoir un nombre important de pratiquants. En outre, la règlementation, très stricte, freinerait le club dans l’organisation d’événements de nage dans la Loire. « Les nouveaux arrivants font partie de la nouvelle histoire du club, évoque Éric Lefèvre. Mais aujourd’hui, on peine à obtenir les autorisations pour organiser des manifestations car la règlementation, même si elle est nécessaire, est très stricte. La plongée est l’un des sports les plus règlementés : certes, nous sommes habitués à ce type de contraintes et surtout au sérieux que cela demande, mais nous aimerions être un peu plus en zone de confiance… » 

    Plus d’infos : Plus de renseignements sur : Club-cso.fr

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    • UNE SECTION...SIRÈNE !

      Réservée aux adhérents du club, la soirée d’anniversaire du CSO se déroulera à la salle de fêtes de Saint-Cyr-en-Val le samedi 12 octobre. Un événement particulièrement symbolique, puisque les quatorze anciens présidents du club ont été invités. Pour l’heure, dix ont répondu présent. En tant que référent auprès du ministère des Sports, le club envisage de développer une nouvelle section « sirène » pour l’année prochaine. Le nouveau complexe nautique de La Source devrait lui permettre de retrouver son nombre d’adhérents initial, soit 180 membres. 

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      Les Panthères dans une nouvelle ère

      Fleury Loiret Handball

      Avec la nomination officielle de Sabine Guillien-Heinrich à la tête de la SASP Fleury Loiret Handball, les Panthères entament bel et bien une nouvelle phase de leur existence. Celle-ci sera basée sur trois axes forts : formation, reconversion et « ancrage local ». b.v


      Après un bon début de saison (4 victoires, 3 défaites) sur le terrain, les Panthères faisaient leur rentrée devant leurs partenaires mardi soir dernier, au Chapit’O. Sabine Guillien-Heinrich, nouvelle présidente de la SASP nommée le 11 septembre dernier, a pu dégager les grandes tendances de sa politique et dévoiler les hommes et les femmes qui l’accompagneront. Comme elle nous l’avait annoncé il y a quelques mois, elle va, en plus des salariés du club, s’appuyer sur un comité directeur de six personnes qui va l’assister dans ses tâches au quotidien et auprès du groupe pro. « On met tout en place, on a nos métiers à côté, on vous demande un peu d’indulgence… », a cependant prévenu la présidente.

      Pour l’instant, tout se passe bien au sein de l’équipe fanion, avec des victoires probantes, comme celle obtenue dimanche dernier, à domicile, face à Mérignac (40-25). « Je ne suis pas surprise de ce début de saison, nous a confié la présidente du FLH. Je veux qu’on soit tous soudés. Et que les filles jouent avec le sourire, même s’il y aura, bien sûr, des moments difficiles. » Christophe Cassan, le coach, a dit au moins vouloir rivaliser avec les équipes du même standing que Fleury (Bourg-de-Péage, Chambray, Dijon…). « Pour le moment, c’est très satisfaisant, mais il reste encore beaucoup de chemin », a résumé le technicien. L’objectif de cette année reste de retrouver les play-offs, « et après, Inch’Allah », a confirmé Sabine Guillien-Heinrich. Cette qualification potentielle ne ferait pas de mal aux comptes du club, puisque le Département du Loiret lui verserait par exemple une « prime » supplémentaire de 12 000 €, conditionnée donc à la performance des Panthères.

      « Chacun connaît l’injustice que nous subissons »

      C’est qu’avec le désengagement futur de Jean-Pierre Gontier (l’an prochain, son partenariat Leclerc, à hauteur de 400 000 €, s’arrêtera), le Fleury Loiret Handball va devoir se creuser la tête pour trouver des liquidités. Malgré l’arrivée de 19 nouveaux partenaires, le club a toujours en travers de la gorge les quelque 20 000 € qu’il reçoit de la métropole, alors que l’OLB va récupérer, dans un autre mouvement, 300 000 € (voir p.2). Sabine Guillien-Heinrich a d’ailleurs lancé : « charge aux élus de prendre leurs responsabilités. Je les jugerai sur les actes. Mais chacun connaît l’injustice que nous subissons. »

      Pour convaincre les collectivités de hisser leur soutien, le FLH veut insister sur la formation des jeunes joueuses – de préférence locales – avec une ligne bien tracée : « faire que les Panthères de demain soient issues du territoire orléanais ». Afin de déclencher des vocations, les animateurs du FLH vont aller encore plus souvent dans les quartiers et dans les écoles. Et fédérer davantage les clubs locaux autour de la « Féline Handball Académie », qui rassemble, au niveau national, les -18 fleuryssoises, mais aussi celles de l’USO Handball et de l’Argonne Orléans Handball. Avec ces éléments et d’autres, comme l’axe porté sur la reconversion des joueuses, Sabine Guillien-Heinrich espère que son projet convaincra les politiques : « je veux faire changer leur vision du club auprès d’eux, qui croient encore, pour certains, que le FLH, ce sont des stars et des paillettes… » 

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      • Résider au Palais ?

        C’est le souhait du Fleury Loiret Handball, qui souhaite non seulement jouer ses matchs au Palais des Sports, mais aussi s’installer dans des bureaux et s’y entraîner lorsque l’OLB sera en route pour CO’Met. La Ville d’Orléans n’y semble pas opposée a priori, puisqu’elle voudrait, à terme, faire du Palais un « équipement fléché handball ». Sabine Guillien-Heinrich voudrait, elle, faire du Palais des Sports la « maison » des Panthères, en y développant « sur place une vie commune ».