Les Brèves

  • EN CHIFFRES, EN FRANCE

    En 1960 : 4 actifs pour 1 retraité

    En 2000 : 2 actifs pour 1 retraité

    En 2040 : 1,5 actif pour 1 retraité 

Réforme des retraites : ce que prévoit le Gouvernement

À quoi pourrait ressembler le nouveau système ?

L’un des dossiers très chauds de l’année à venir pour le Gouvernement sera celui de la réforme des retraites, qui a donné des cheveux blancs à tous les pouvoirs qui se sont succédé. La majorité a déjà lâché quelques ballons d’essai sur ce qui pourrait changer d’ici aux six prochaines années. Vous en avez loupé l’essentiel ? On vous résume. laurence boléat


La réforme des retraites, sujet brûlant et indémodable pour nombre de gouvernements, a toujours généré de nombreuses crispations. Et cela de l’aveu même d’Édouard Philippe qui, ironie du sort, a planché pendant ses années d’études sur le Livre blanc de l’avenir des retraites, publié par le gouvernement de Michel Rocard en 1991… Dans les années 90, déjà, on parlait du financement des retraites et de l’effondrement, à terme, du système, lié au vieillissement de la population.

Trente ans plus tard, la balle est désormais dans le camp du Gouvernement. Le Premier ministre, bien décidé à monter au front pour défendre son projet de réforme, va s’appuyer sur le rapport du haut-commissaire Jean-Paul Delevoye. Après dix-huit mois de concertation, celui-ci préconise donc un changement radical, basé sur la « simplification, la lisibilité, la solidarité, et adapté à la société d’aujourd’hui ». Avec un leitmotiv destiné sans doute à éteindre tout début d’incendie : un « système plus juste, plus solidaire vis-à-vis des femmes et moins pénalisant pour les carrières chaotiques. »

Vers la fin des régimes spéciaux

Voilà pour la forme. Sur le fond, c’est une petite révolution qui se dessine. Avec, pour commencer, la disparition pure et simple des 42 régimes de retraite actuels et l’avènement du système universel de retraite, avec des règles communes à tous. Exit donc les régimes spéciaux, jugés par certains injustes et corporatistes, au regard de l’évolution de notre société. Salariés du privé et du public, fonctionnaires, indépendants, professions libérales, agriculteurs, parlementaires… Dans l’esprit de la réforme, ils seront tous logés à la même enseigne ! Conscient de la grogne ambiante, le Gouvernement se dit cependant prêt à conserver quelques avantages pour certaines professions, comme les policiers ou les militaires. Selon Frédéric Schmitt, représentant de la CFE-CGC à Orléans, « la suppression des 42 régimes est dans la logique des choses, mais il est trop tôt pour se positionner. Le projet comporte pour l’instant encore trop de zones d’ombre. »

Certes, mais d’autres aspects ont été étalés au grand jour. Le pouvoir semble ainsi vouloir maintenir le système par répartition : un « trésor national envié pour sa solidité », au contraire du système par capitalisation, sensible aux crises financières ou aux mauvais investissements des fonds de pension. Autre grand segment de la réforme : l’introduction d’un système à point, plus simple et commun à tous les Français, permettant pour un euro cotisé d’acquérir le même nombre de points. Dans l’idée, chaque jour travaillé augmentera donc le niveau de la retraite. Ce sera la fin des trimestres inutiles et le commencement de cotisations identiques pour toutes les catégories, ainsi que la prise en compte des primes des fonctionnaires. Les droits se constitueront sur la totalité des rémunérations, quel que soit son statut.

Le contrat social en ligne de mire

« Prendre soin de ses aînés, ne pas traiter la retraite comme le reliquat d’une vie de labeur mais comme le fruit d’un cycle solidaire entre travailleurs d’hier et d’aujourd’hui » : tel est le vœu (pieu ?) du Gouvernement. En 70 ans d’existence, le système actuel a permis l’amélioration considérable du niveau de vie des retraités, supérieur à la moyenne de vie de la population. Un système certes non menacé à court terme, mais qui fait planer un sérieux doute sur l’avenir. Le rapport Delevoye affiche cependant son objectif : « avantager les petites rémunérations et les parcours heurtés ». Aujourd’hui, il est ainsi obligatoire de faire 150 heures pour valider un trimestre. À titre d’exemple, un étudiant qui travaille aujourd’hui 100 heures rémunérées au SMIC cotise, mais rien n’est comptabilisé. « Demain, il acquerra des points dès la première heure travaillée, qui augmenteront sa retraite ».

Autre préconisation du haut commissaire Delevoye : un âge du taux plein identique pour tous, 64 ans, soit quasi la moyenne de départ à la retraite aujourd’hui. En cas de départ anticipé, la pension devrait être moins diminuée. D’après les calculs de Jean-Paul Delevoye, l’assuré qui partirait avant l’âge du taux plein – à 62 ans – verrait sa retraite diminuée de 10 % au lieu de 15 %. Cependant, cet allongement soulève de facto une autre question : celle de l’employabilité des seniors. « Le dispositif de la pension de réversion sera lui aussi revu pour garantir le niveau de vie du conjoint survivant, à hauteur de 70 % du total des retraites perçues par le couple », indique la majorité.

Un « coup de pouce aux revenus modestes »

Le système universel comportera toujours un fond de solidarité, notamment vis-à-vis des femmes, dont la pension moyenne est inférieure de 42 % à celle des hommes. Périodes de chômage, maternité, invalidité et maladie pourraient ainsi donner droit à des points de solidarité de même valeur. Une majoration des points de 5 % devrait être attribuée par défaut aux femmes dès le premier enfant puis pour chaque enfant, afin de lisser notamment les effets de la monoparentalité. Ils seront partageables entre les parents.

Pour les revenus modestes, le Gouvernement prévoit une retraite supérieure. 85 % du SMIC net pour tous, contre 81 % pour les salariés dans le système actuel, et 75 % pour les agriculteurs. Un niveau qui devrait « valoriser le travail et bénéficiera aux exploitants agricoles, aux artisans, commerçants, et aux femmes ayant travaillé à temps partiel » selon la majorité, qui considère globalement cette réforme comme « indispensable et courageuse ». « Elle va permettre une meilleure lisibilité et davantage d’équité, surtout pour les femmes, souligne Caroline Janvier, députée LaREM du Loiret. On ne peut plus penser retraite en fonction de la profession que l’on exerce. Les cotisations doivent être rattachées à la personne et non plus aux métiers. L’erreur, dans les discussions, serait d’avoir une approche corporatiste. » Reste une inconnue de taille : la valeur du point. Pour l’heure, nul ne sait qui la déterminera, ni quand, ni comment… 

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  • À qui s’appliquera la réforme ?

    Cette réforme n’impactera que les générations nées après 1963. Tous les droits acquis dans le cadre du régime actuel seront conservés à 100 %. Exemple : pour les personnes nées en 1964, l’impact du nouveau système serait de 1/42e sur le montant de la pension. La mise en place du nouveau système est prévue en 2025, et la réforme ne devrait s’appliquer entièrement qu’en 2040. 

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    La retraite, ça s’anticipe !

    Retraite et démarches administratives dans le Loiret

    La retraite, ce n’est pas automatique : il faut la demander… Afin de s’éviter un petit coup de stress, mieux vaut anticiper certaines démarches administratives pour commencer la deuxième période de sa vie avec sérénité. G.M


    Pour ceux qui l’ignoraient, nous sommes au XXIe siècle… Exit, donc, l’époque où l’on devait se transformer en paléographe pour remettre la main sur l’ensemble des bulletins de sa carrière. « Dès qu’on anticipe un peu, la retraite, c’est une formalité », estime d’ailleurs Aude Chaubert, responsable de département carrière, retraite et relation client à la Caisse d’Assurance Retraite et de la Santé au Travail Centre-Val de Loire (Carsat), qui est l’interlocuteur des salariés du régime général de la Sécurité sociale dans le domaine de l’assurance vieillesse.

    Ouvrir son compte en ligne

    Que l’on soit à l’approche de la retraite ou bien en amont, la première chose à faire est d’ouvrir son compte carrière en ligne. « Dès le premier trimestre cotisé, on va pouvoir, avec son numéro de sécurité sociale, accéder automatiquement à son relevé », explique Aude Chaubert. Parfois, c’est l’occasion de découvrir de bonnes surprises : on peut par exemple s’apercevoir que nos petits boulots d’été nous permettent de mettre quelques trimestres de plus de côté. Et à partir de 35 ans, un relevé doit normalement vous être envoyé à votre domicile tous les cinq ans… Plus tard, à partir de 55 ans, un relevé global comprenant « un calcul estimatif avec différentes projections de vos droits est adressé, assure-t-on à la Carsat. Il est aussi possible de demander un entretien d’information avec un conseiller. » Cela peut alors être l’occasion de faire régulariser son relevé de situation si tout n’est pas à jour, et de renseigner certaines données, comme la présence d’enfants ou l’octroi d’un congé parental passé, lesquels peuvent donner lieu à des majorations de trimestres.

    Une demande à faire bien en amont

    En tout cas, dans les deux ans avant votre départ à la retraite, si vous n’avez pas eu le temps de vous en occuper, il est grand temps de faire un point. Mais surtout, quel que soit l’âge où vous pouvez y prétendre, il ne faut pas oublier que la retraite ne prend pas automatiquement la suite de votre salaire et qu’il faut la demander « six mois avant, insiste Aude Chaubert. Une seule demande peut être déposée en ligne, même si l’on a été sous plusieurs régimes pendant sa carrière. »

    Il ne faut pas non plus hésiter à renseigner les informations, comme son numéro de téléphone, afin de bénéficier d’un suivi de son dossier par SMS et d’être ainsi rassuré plus facilement. À noter : plus la personne se rapproche de la retraite, plus les services de son espace personnel augmentent : possibilité de prendre rendez-vous pour une pension de réversion, attestation fiscale pour les impôts, etc... Comme quoi, la retraite, ce n’est pas (toujours) si difficile quand on s’y prépare… 

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    • En pratique

      39 60 : c’est un numéro unique pour toutes les questions concernant la retraite, votre dossier… Un site Internet très pratique aussi : lassuranceretraite.fr

      C’est le site de droits et démarches de la retraite des salariés, travailleurs indépendants, contractuels de la fonction publique et artistes-auteurs. 

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      Comment éviter de se faire avoir ?

      Démarchage abusif et cambriolage 

      Depuis la fin des vacances d’été, le démarchage abusif est un fléau que dénoncent de plus en plus les collectivités. Un phénomène qui, comme les cambriolages, touche toute la population, mais plus particulièrement les seniors. G.M


      Plus d’une trentaine d’habitants était réunis jeudi dernier à Saint-Pryvé Saint-Mesmin afin d’entendre les conseils du brigadier-chef Guillaume Brunel, de la Police nationale, référent sûreté pour le Loiret, et de Joël Boussac, le chef de service de la Police municipale. Des personnes se présentant comme électriciens, agents des eaux ou policiers peuvent en effet venir frapper à vos portes. « Il faut s’assurer de la personne qui démarche avant de la faire entrer, prévient Guillaume Brunel. Rien n’empêche de téléphoner avant d’ouvrir : pour la police, il suffit d’appeler le 17. »

      Attention également aux fausses cartes professionnelles façon Maigret : aujourd’hui, la carte des policiers est de la taille d’une carte bancaire, avec un filigrane, comme les cartes d’identité… Autre (faux) document souvent présenté : un papier avec un en-tête de la mairie. « Il ne faut pas hésiter à vérifier, même le lendemain si c’est le soir », assure-t-on en mairie de Saint-Pryvé. De même, le chef de service Joël Boussac appelle à la vigilance face à ce qui est parfois proposé aux riverains : « la semaine dernière, explique-t-il, on a eu des marchands de légumes qui vendaient à domicile des pommes de terre à 5 € le kilo… »

      Prévenir les intrusions

      Pour Guillaume Brunel, afin de se prémunir des cambriolages, il y a des points techniques auxquels il faut prêter attention. La présence des alarmes comme des chiens est efficace. À vérifier aussi : la solidité des fenêtres et portes. « Un simple vitrage ne résiste pas à l’effraction », affirme le brigadier-chef. Autre investissement à prévoir : changer ses serrures lorsque l’on perd ses clefs et qu’il s’agit d’un nouveau logement. « Et il ne faut pas hésiter à s’enfermer chez soi à double tour ! », ajoute Guillaume Brunel. De même, on ne laisse pas le sac à main et les papiers importants dans l’entrée. Méfiance aussi sur les portes en verre donnant sur le jardin avec la clef dessus, car « il suffit alors pour un cambrioleur de briser la vitre et de tourner la clef ! » On oublie aussi la clef sous le paillasson ou le pot de fleur. Les outils de jardin doivent également être rangés.

      En cas d’absence, les policiers conseillent de prévenir un voisin. Attention également aux réseaux sociaux et aux indications parfois laissées sur une possible absence. Il ne faut pas hésiter, non plus, à se rendre au poste de police pour s’inscrire au dispositif Tranquillité Vacances, valable toute l’année. 

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      • Que faire en cas de « visite » ?

        En cas de cambriolage, si les individus sont encore présents, la police demande d’éviter leur contact et de la prévenir immédiatement si possible (toujours le 17), en lui fournissant des renseignements (plaque d’immatriculation, habillement...). Mais il faudra attendre la venue de la patrouille avant de ranger afin de permettre aux gardiens de la paix de faire un relevé. « À Orléans, on a eu le cas d’une identification grâce à l’ADN, car le voleur mettait son oreille contre les portes... », indiquent les forces de l’ordre.

        Après un cambriolage, il faut également faire opposition tout de suite à ses moyens de paiement et contacter votre assurance. D’ailleurs, pour simplifier les démarches en cas de vol, il est conseillé de lister ses objets de valeur, de les photographier et de noter les numéros de séries. Cela servira à l’assurance, comme à la police.

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        Vieillir ou conduire, ne pas choisir…

        Les seniors au volant à Orléans

        Actualisation de ses connaissances en matière de code de la route, nouvelles infrastructures… Il existe dans la région des actions en faveur des seniors qui conduisent et souhaitent se remettre à niveau. G.M 


        Même s’ils ne sont pas la principale cible en matière de prévention routière dans le département, les seniors, avec l’allongement de l’espérance de vie, conduisent tous de plus en plus longtemps. Dans le Loiret, l’usage de la voiture est encore très important chez eux. « Il faut dire que pour certains, notamment en zone rurale, il n’y a pas beaucoup le choix de faire autrement, soupire Florian Marcon, directeur de l’association de Prévention routière de la région Centre-Val de Loire. Nous regardons l’accidentologie de très près dans chaque département. Par exemple, l’Eure-et-Loir a, depuis cinq ans, des chiffres importants au niveau des seniors. Nous souhaitons cependant relever les statistiques qui montrent que, souvent, ce ne sont pas les seniors qui causent l’accident, mais qu’ils en sont plutôt les victimes. Et même des victimes plutôt piétonnes, du fait d’une mobilité qui n’est plus la même à partir d’un certain âge. »

        La sécurité de tous

        Dans le cadre de la Semaine bleue (voir p.13), plusieurs conférences sont proposées en matière d’actualisation du Code de la route (lire ci-contre). Mais il existe également des stages en auto-école. L’association de Prévention routière de la région Centre-Val de Loire organise ainsi des opérations sur tout le territoire jusqu’à la fin de l’année autour de cette thématique. « Les seniors qui conduisent doivent savoir qu’il y a eu des évolutions au niveau de la signalétique, comme les panneaux pour les vélos, les cédez-le-passage cyclistes aux feux et au niveau des infrastructures avec les giratoires », détaille Florian Marcon. Ces opérations de prévention feraient d’ailleurs souvent le plein, avec un public mixte très réceptif. « Les seniors qui viennent ont envie aussi de sécuriser leurs trajets avec leurs petits-enfants à bord. » De quoi donner lieu à des ateliers dédiés aussi à l’installation et au réglage du siège auto, dans des départements comme l’Indre ou le Loir-et-Cher.

        Des stages en auto-école

        Outre ces réunions d’information et de sensibilisation, certaines auto-écoles ont également lancé des stages pour ceux qui ont leur permis depuis plus de 20 ans. C’est le cas de Saran Conduite, qui organise par exemple un stage le 10 octobre, à 14 h, à son agence. « Il s’agit de trois heures en salle avec un formateur dédié au Code, explique Brenda Da Silva, la responsable de l’agence. C’est une réactualisation des connaissances avec une série de Code et des corrections, puis nous abordons les nouvelles réglementations : par exemple, comment prendre les giratoires. Ces trois heures suffisent à répondre aux questions, mais on a souvent des demandes de leçons de perfectionnement qui viennent par la suite. » Depuis un an et demi, Saran Conduite organise des stages limités à une vingtaine de personnes. Ils coûtent 25 € et permettent, à son issue, d’obtenir une attestation. De quoi montrer patte blanche auprès de l’assureur… 

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        • Des conférences dans le Loiret

          Dans le cadre de la Semaine bleue dans le Loiret, une conférence sur l’actualisation du Code de la route est proposée le 14 octobre à 14 h 30, salle de l’Amitié, à Bellegarde ; jeudi 17 octobre à 15 h, salle polyvalente de Jargeau et le lundi 21 octobre, à 15 h, au centre culturel du Martroi à Lorris. Une conférence Agiroute « Conduite Seniors, restez mobile » est également organisée, le 10 octobre à 9 h 30, salle Simone Veil, à Saint-Pryvé (inscription au CCAS). 

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          La Semaine Bleue s’invite dans le Loiret

          Un événement national dans le département

          Conçue pour la place des seniors dans la société, la Semaine bleue se décline ces jours-ci dans le Loiret, où de multiples festivités sont au programme. La thématique de l’édition 2019 tourne autour d’une problématique bien actuelle : l’écologie. G.T


          La Semaine bleue, c’est un moment privilégié lors duquel est mise en lumière la contribution des retraités à la vie économique, sociale et culturelle. C’est ainsi l’occasion pour tous les acteurs qui travaillent chaque jour aux côtés des personnes âgées d’organiser des événements fédérateurs. « Parmi les objectifs que nous nous fixons, indique Jacques Falce, président de l’Association pour la gestion du Comité départemental de la Semaine Bleue du Loiret, nous souhaitons favoriser le bien-être des seniors, développer le rapprochement intergénérationnel, informer et sensibiliser le grand public quant au rôle et à la place des seniors dans notre société. »

          Sur le territoire national, plus de 7 000 actions sont déployées. Marches, concerts, spectacles, forums, ateliers… Au travers de ces rendez-vous, ce sont bien les valeurs d’écoute, de valorisation et de reconnaissance des seniors qui sont mises en exergue.

          Suivre le sillon des anciens

          Pour la seconde année de cette édition, la thématique de l’avenir de notre planète a été retenue : « pour une société plus respectueuse de la planète : ensemble agissons ». « Les seniors sont des relais importants d’une société respectueuse de son environnement, justifie Jacques Falce. Je pense notamment à l’habitat intergénérationnel, le fait de privilégier les produits de saison ou encore les commerces de proximité. » Il est vrai, par ailleurs, que l’on retrouve de nombreux seniors engagés dans le milieu associatif. Ils expriment ainsi leur citoyenneté réinvestie au moment de la retraite et souhaitent prouver à tous qu’il n’y a pas d’âge pour se mobiliser.

          Ainsi, la Semaine bleue vous invite à participer à différentes manifestations, qui se poursuivront au-delà de la date officielle du 13 octobre. On fera en effet durer un peu plus le plaisir dans le Loiret : après le Festival des chorales qui s’est tenu samedi dernier à Saint-Jean-le-Blanc, plusieurs rendez-vous seront proposés. Une conférence gesticulée intitulée « Le grand tri » aura lieu le samedi 12 octobre à 17 h 30 à l’Espace Agora de Beaugency. Jusqu’au 16 octobre, retrouvez également l’exposition « La biodiversité, c’est la vie », à la bibliothèque municipale de Saint-Cyr-en-Val. Venez ainsi rencontrer vos aînés lors de la Semaine bleue pour échanger et partager une expérience enrichissante, tant pour eux que pour vous ! 

          Plus d’infos : Pour retrouver une carte des événements dans le Loiret - www.semaine-bleue.org

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          • Des seniors actifs plus longtemps

            Alors qu’il y a dix ans, seuls 1,1 % des seniors de plus de 65 ans étaient toujours actifs, ils étaient 3 % en 2017 à avoir choisi de continuer de travailler plutôt que de partir en retraite. D’après cet état des lieux publié fin 2018 par l’Insee, ce sont essentiellement des hommes en bonne santé et plus diplômés que leurs cadets qui poursuivent leur carrière malgré la prise d’âge. Dans 41 % des cas, ils ont alors un job non salarié. Ceci étant dit, travailler jusqu’à un âge avancé reste une exception. Le taux d’emploi passe ainsi de 44 % à 60 ans à 10,3 % à 65 ans (âge de départ à taux plein) et de seulement 1,6 % à 74 ans.