Les Brèves

  • Un palmarès honorable

    Outre les deux employés permanents, dont l’un est titulaire du Diplôme d’État Jeunesse et Sport Option BMX, le Bi Club Chapellois dispose de quinze cadres techniques ainsi qu’un comité directeur de dix-huit membres. Il peut compter sur la participation de nombreux bénévoles passionnés et organise régulièrement différents événements d’envergure nationale et internationale. Il a notamment accueilli les championnats de France (1988, 1996 et 2004), ainsi que les championnats d’Europe (2003 et 2010). Les dernières compétitions majeures remontent à 2012, avec l’organisation du championnat d’Europe en indoor au Parc des Expositions d’Orléans, en collaboration avec la Fédération Française de Cyclisme. 

Le BMX roule à la chapelle !

Le Bi Club Chapellois en développement

Sport olympique depuis 2008, le BMX race s’est considérablement développé sur le sol français ces dix dernières années. La Tribune Hebdo a rencontré Bernard Boutin, président du club local de La Chapelle-Saint-Mesmin, qui figure parmi les plus importants de France.

charly colin 

Discipline née aux États-Unis dans la deuxième moitié des années 70, le BMX race est apparu en France au début des années 80. Ce sport cycliste se pratique sur une piste d’environ 300 mètres parsemée d’obstacles aux profils variés. Très intenses techniquement et physiquement, les courses se déroulent sur un sprint d’un seul tour. Seuls les quatre premiers pilotes, sur les huit ayant pris le départ, se qualifient pour les phases suivantes.

« La pratique du BMX en France s’est progressivement développée ces dix dernières années, depuis que ce sport est devenu olympique aux jeux de Pékin en 2008, raconte Bernard Boutin. Ce statut a vraiment démocratisé sa pratique en France et de nombreuses catégories se sont créées pour répondre à cette forte demande. » Intégrée dans la Fédération Française de Cyclisme, cette discipline regroupe 22 204 licenciés au niveau national, sur les 110 721 inscrits toutes disciplines confondues.

Un club à l’échelle nationale

En région Centre-Val de Loire, le BMX race représente 2 014 licenciés sur un total de 5 961, toutes disciplines cyclistes confondues. Cela donne un aperçu de l’étendue de la pratique dans notre région. Le nombre de clubs est porté à vingt-quatre et le Loiret en dénombre cinq, avec 643 licenciés. « Pour les catégories jusqu’à Minimes, le Comité Centre-Val de Loire se classe deuxième au classement des comités de France, détaille le président. Cependant, en ce qui concerne les plus grandes catégories, notre classement est nettement moins bon. La principale cause est que nous manquons de circuits de haut niveau dans notre région. La Commission Régionale de BMX va devoir mettre en place des moyens pour que les bons résultats obtenus chez les jeunes perdurent et se retrouvent dans les plus grandes catégories. »

Créé en 1982 à l’initiative de quatre animateurs, dont Bernard Boutin, le Bi Club Chapellois a rapidement bénéficié du soutien de la Ville. « La commune de La Chapelle-Saint-Mesmin a fortement contribué au développement du club », confie Bernard Boutin. Le premier circuit, situé entre le camping (zone actuelle de stationnement des camping-cars) et le mini-golf, représentait ce qui se faisait de mieux à l’époque dans le monde du BMX. Cependant, l’évolution rapide de la discipline a rendu cette piste trop petite et limitée techniquement dans les obstacles. La municipalité s’est alors rapprochée des services de l’État pour que l’emplacement du circuit actuel soit mis à disposition. Sa construction, orchestrée par le club et sponsorisée par des entreprises locales, s’est rapidement orientée vers une piste d’envergure nationale. Depuis quelques années, la direction du club met en place des actions de promotion du BMX féminin et peut se targuer de faire partie des plus grands clubs de cyclisme de France (toutes disciplines confondues).

Une base arrière des JO 2024 à La Chapelle ?

Si depuis 2011, la configuration des circuits de BMX a beaucoup évolué, les clubs souhaitant se développer doivent recourir à des modifications de leur tracé, mais également de leur enceinte sportive. C’est le cas du Bi Club Chapellois. « Notre circuit devient inadapté pour organiser des compétitions au plus haut niveau, déclare le président. Grâce à la politique menée par les dirigeants et la qualité de travail des cadres techniques, les effectifs n’ont cessé de croître ces dernières années. Mais depuis quelques temps, certains des meilleurs pilotes du club s’en vont vers d’autres structures disposant d’une meilleure piste. »

« une nécessité vitale pour la pérennité de notre club »
Bernard Boutin, président du Bi Club Chapellois

Ayant de réelles ambitions sportives, et avec le soutien de la municipalité chapelloise, le club souhaite se développer en créant un nouveau circuit. Si ce projet est déjà inscrit sur le papier depuis une dizaine d’années, les démarches se sont accélérées depuis 2018. En effet, un espace, réservé au Plan Local d’Urbanisme, est déjà prévu pour accueillir ce tracé. La Ville a commencé à acquérir plusieurs parcelles afin que cette nouvelle infrastructure d’envergure internationale puisse voir le jour. « Cette piste sera polyvalente, affirme le président. Elle nous permettra de contribuer au développement de la pratique chez les jeunes et les loisirs tout en proposant un niveau de difficulté à la hauteur du niveau de nos meilleurs pilotes. Ils pourront s’entraîner dans les meilleures conditions et le club sera en mesure d’accueillir des compétitions de haut niveau. Ce nouveau circuit sera également une « base arrière » pour la préparation et l’entraînement de nations étrangères en prévision des Jeux Olympiques de 2024 à Paris. La création de cette piste est une nécessité vitale pour la pérennité de notre club. »

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    • Murray en guest ?

      Andy Murray pourrait-il venir à Orléans ? L’Écossais, actuellement en phase de reprise, cherche à retrouver des sensations sur le court. Il est allé jouer en août un Challenger à Majorque, alors pourquoi pas faire un petit détour par le Loiret ? Pas impossible, mais Didier Gérard précise qu’il n’a, pour le moment, « aucune info ». « Mais en tout cas, on serait prêt à l’accueillir ! », dit le directeur du tournoi. 

    Tsonga retente sa chance

    Tennis / Open d’Orléans

    Après son forfait de l’an dernier, Jo-Wilfried Tsonga doit revenir cette année à l’Open d’Orléans (23-29 septembre) dans un tournoi contraint par les instances d’augmenter le nombre de joueurs présents, et donc son budget.

    b.v

    Cette fois-ci, l’information n’a pas fuité en avance. Mais comme l’an dernier, la tête d’affiche de l’Open d’Orléans sera Jo-Wilfried Tsonga. Didier Gérard, le directeur du tournoi, croise cependant les doigts pour que le meilleur tennisman français de ces dix dernières années foule bien les courts cette fois-ci : il y a un an, Tsonga, en phase de reprise, avait finalement déclaré forfait la veille du tournoi pour cause de blessure aux abdominaux. « On a réussi à le convaincre de ne pas aller jouer en Asie et de privilégier Orléans », explique Didier Gérard, révélant en creux que Jo-Wilfried Tsonga toucherait bien une « garantie », c’est-à-dire une somme d’argent pour sa seule présence. Cela se fait dans (presque) tous les tournois du monde pour amadouer des têtes d’affiche, mais cela reste toujours un sujet tabou.

    Derrière Tsonga, le plateau s’avère plutôt intéressant. Avec de jeunes loups français, à commencer par celui qui sera sûrement n°1 français dans quelques années, Ugo Humbert. Avec lui, on retrouvera le finaliste de l’an dernier, Antoine Hoang, ainsi que Corentin Moutet, gaucher au caractère bien trempé. Grégoire Barrère et Quentin Halys seront aussi de la partie. Ces cinq-là pourraient bien former, d’ici quelques années, l’effectif de l’équipe de France de Coupe Davis.

    Plus de joueurs, plus de sous distribués

    Parmi les autres joueurs qui devraient être présents à Orléans, on trouve quelques ex-grands noms du tennis mondial, à commencer par le Letton Ernests Gulbis. Ce grand escogriffe passé sans doute à côté d’une immense carrière tourne aujourd’hui sur le circuit secondaire. Mais en d’autres temps, il a battu Federer à Roland-Garros et accroché Nadal sur terre battue, ce qui n’est pas tout à fait à la portée du premier venu. Ses matchs vaudront le coup d’œil, tous comme ceux de Lukas Rosol, Sergiy Stakhovsky, Malek Jaziri, Marcel Granollers et Aljaz Bedene, le tenant du titre.

    Huit autre joueurs viendront prochainement garnir la liste des joueurs présents à Orléans. En tout, ils seront 48 (contre 32 l’an dernier), puisque l’ATP l’a demandé aux organisateurs de tournois Challenger. Pour l’Open d’Orléans, cela engendre une augmentation du prize-money (137 650 € cette année, contre 127 000 l’an dernier), mais aussi une hausse du budget global du tournoi, de l’ordre de 30 000 €. En outre, quelques matchs se dérouleront du lundi au jeudi sur le site du CJF, au complexe de la Forêt, en plus des rencontres disputées toute la semaine au Palais des Sports.

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