Les Brèves

  • 455 018

    C'est le nombre d'élèves de l'académie Orléans-Tours qui ont fait leur rentrée cette semaine, de l'école jusqu'au lycée. 

Rendre l'école plus inclusive

Académie d’Orléans-Tours

Les vacances sont bien terminées. Ce mardi, Katia Béguin, la rectrice de l’Académie d’Orléans-Tours, a fait le point sur la rentrée scolaire et annoncé une volonté de mettre en place un grand service de l'école inclusive dans chaque département.

gaëla messerli

Même si tout n'est pas encore affiné, « 6 000 élèves bénéficient de classes dédoublées en CP/CE1 dans l'académie, soit 501 classes, a évoqué mardi la rectrice Katia Béguin lors de sa conférence de presse de rentrée. Cela illustre, selon elle, « la volonté de mettre la priorité au niveau de l'école primaire. La nouveauté cette année réside aussi dans l'abaissement de l'âge où l'instruction est obligatoire : désormais, c'est à partir de 3 ans. Cela représente quand même 800 enfants pour la classe d'âge concernée au niveau de l'académie. La maternelle joue un rôle essentiel en matière de sociabilisation, mais aussi dans l'apprentissage du vocabulaire, afin d'aller vers l'écriture et la lecture. C'est une manière de lutter contre les inégalités. »

D'ailleurs, dans cette même idée de développer l’égalité des chances, le dispositif « devoirs faits au collège » remporte « un franc succès auprès des familles », selon la rectrice. En effet, dans l’Académie, 25 360 collégiens en bénéficient, soit 23,8 % des effectifs. C’est plus que la moyenne nationale de 22,6 % des collégiens.

Aucun contractuel dans le premier degré

Cette lutte contre les inégalités territoriales passe aussi par une volonté de mettre en place des moyens humains, mais aussi d'offrir une vraie diversité de spécialités dans le cadre de la réforme du bac au sein des établissements ruraux. « On n'a rien saupoudré au niveau des spécialités, mais on a suivi les demandes d'ouvertures venant des établissements, a expliqué la rectrice. Cela va contre la tendance à la métropolisation, que l'on observait depuis de nombreuses années, et qui asséchait certains lycées de villes qui ne sont pas des préfectures... Alors que l'enseignement y est tout autant de qualité. »

Des moyens humains, la rectrice et son secrétaire général estiment en avoir cette année, avec « seulement 128 supports vacants (équivalents postes à temps complet) à l'échelle du second degré dans l'académie à la rentrée. » « C'est peu, a affirmé Katia Béguin. Nous faisons appel à des contractuels, mais nous sommes en difficulté pour certaines disciplines comme le génie mécanique, la construction ou l'économie-gestion. » « Il y a un service dédié au remplacement avec une cellule dédiée à l'enregistrement de ces besoins, a indiqué Michel Daumin, le secrétaire général du rectorat. On essaye de fidéliser les contractuels avec des contrats envoyés dès juillet et la possibilité d'embaucher à plein temps. » De quoi compléter le bastion des 500 enseignants en zone de remplacement. Par contre, côté premier degré, l'académie a encore un peu plus de possibilités (8 % des effectifs dédiés aux remplacements), avec aucun contractuel recruté pour l'heure.

Pour les élèves handicapés

L'Académie a mis aussi l'accent sur la mise en place d'un grand service de l'école inclusive dans chaque département. « Jusqu'à présent, il y avait des enfants qui attendaient longtemps d'obtenir une aide en classe, a développé Katia Béguin. Là, c'est la démarche inverse : il y aura des accompagnants (AESH) possibles dans les lieux de scolarisation. Ils seront répartis dans chacun des 167 pôles inclusifs d'accompagnement localisé. Les AESH travaillent en équipe et sont recrutés avant la rentrée. Ils pourront, dans certains cas, se partager entre un élève en école et un autre au collège, par exemple. Cette organisation permet de proposer des 80 % jusqu'à des temps pleins. Ce sont de vrais métiers, avec des contrats de trois ans pouvant déboucher sur un CDI. »

L'Académie compte 2 200 accompagnants d'élèves en situation de handicap. Un fonctionnement qui s'ajoute à la création de 16 nouvelles Unités Localisées pour l'Inclusion Scolaire (ULIS) à l'échelle de l'académie. En Eure-et-Loir, l'expérience a même été poussée plus loin, « grâce à un partenariat avec l'ARS, en scolarisant dans l'école de secteur des enfants qui seraient en instituts médicaux-éducatifs. » Une initiative mêlant « temps ordinaire d'école » et dispositif médico-social, et qui vaudra ce vendredi la visite dans ce département du ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer et de Sophie Cluzel, la secrétaire d'État chargée des personnes handicapées.

Les Brèves

  • Encore des maths !

    Finies les séries S, ES, L... Et bonjour les spécialités, dès la première, avec la réforme du bac. Les élèves choisiront trois spécialités en première, puis devront en janvier prochain se décider à n'en choisir que deux pour la terminale. De quoi offrir des combinaisons variées et certainement donner du fil à retordre aux proviseurs pour constituer les emplois du temps. « Un sondage a été fait dans les établissements au deuxième trimestre et une cellule d'aide a été constituée. Il n'y a que cinq élèves qui n'ont pas pu suivre les spécialités qu'ils souhaitaient, mais ils pourront le faire avec le CNED et l'équipe enseignante sur place. »

    Malgré cette possibilité de s'affranchir des traditionnelles séries, les maths, la physique et les sciences économiques et sociales restent les trois spécialités les plus plébiscitées... dans l'académie. Parmi les nouveaux enseignements, histoire géographie, géopolitique et science politique ont été choisies par 33 % des élèves et 10 % ont opté pour l'enseignement numérique et sciences informatiques.

Les Brèves

  • 36 050

    Le nombre de collégiens du public et du privé attendus cette rentrée dans le Loiret.

Les collégiens ont voix au chapitre !

Nouveautés de la rentrée

Outre la construction du collège Orléans-Nord et de deux collèges dans le Pithiverais, la grande nouveauté du Département du Loiret pour cette rentrée est l'implication des collégiens dans le budget participatif en faveur de l'environnement.

g.m 

Qu'on se le dise, le Département veut verdir son blason, et cela commence auprès des collégiens. « J'ai démarré un tour des collèges du département et j'ai discuté d'environnement avec les jeunes, explique Marc Gaudet, président du Département. On en a marre de la caricature de bétonneur, alors qu'on a le souci de l'environnement ! En discutant avec eux, ils étaient sensibles à la déforestation, mais je leur ai dit que la forêt progressait dans le Loiret ! Il y a beaucoup d'idées fausses. »

Le chef de l’exécutif départemental a donc choisi de donner la parole aux collégiens avec un budget participatif. Ces derniers devront élaborer des projets en faveur de l'environnement, lesquels seront proposés au vote des Loirétains dans une enveloppe de 80 000 €. « Ils pourront construire leurs projets avec les enseignants et au sein des clubs environnement. » Ces propositions devront être transmises sur atelierdevosidées.loiret.fr entre le 2 septembre et le 31 décembre. En janvier et février, un jury étudiera leur faisabilité et les présélectionnera. Du 1er au 31 mars 2020, tous les Loirétains pourront voter pour les projets retenus sur cette même plateforme, et le Département devra les réaliser.

Un parcours citoyen

Parmi les autres nouveautés, exit le conseil départemental des jeunes : désormais, le Département a mis en place en cette rentrée un parcours citoyen à destination des 4e et des 3e, choisi sur la base de propositions des associations, mairies, collèges... Cette année, les élus ont prévu de leur faire découvrir durant les vacances de la Toussaint des lieux de mémoire, en Meuse mais aussi dans le Loiret, sur les traces des deux guerres mondiales.

Autre volet de cette rentrée pour le Département, l'élaboration d'un Plan Alimentaire Territorialisé (PAT) au niveau des cantines des collèges. Cinq collèges vont expérimenter l'outil Approlocal – qui permet la mise en relation entre les producteurs et les établissements – mis en place avec la Chambre d'agriculture. « Le but est de recourir à un approvisionnement local, si possible bio et avec un menu végétarien par semaine dans les cantines des collèges », insiste Marc Gaudet. Le collège d'Ingré va même plus loin, avec une démarche responsable (éco-gestes autour de l'économie d'eau, lutte contre le gaspillage alimentaire...). De quoi faire des émules.

Les Brèves

  • De futurs collèges ?

    Le nombre de collégiens augmente de 3 % par an dans le Loiret. « C’est l’équivalent d’un petit collège », précise Gérard Malbo, vice-président du Département en charge de l’éducation. La carte scolaire a déjà dû être repensée. La dizaine de collégiens de Chanteau ira ainsi à Neuville-aux-Bois. Du côté d’Ormes et Ingré, les besoins sont importants, au point que le maire d’Ormes vient de proposer à Marc Gaudet un terrain viabilisé. Rien n’est encore signé, car l’urgence, pour l’heure, est plutôt à la démolition et la reconstruction du collège Malraux, à Saint-Jean-de-la-Ruelle. 

Les Brèves

  • Focus : les maths (toujours) privilégiées

    L'Étudiant a réalisé un sondage auprès de 708 élèves de seconde pour savoir vers quelles spécialités leur choix se portait. Or, certaines matières ressortent particulièrement à travers les 128 combinaisons réalisées. En tête de liste, 62 % des sondés optent pour les mathématiques, matière très peu enseignée dans le tronc commun. Suivent ensuite la physique-chimie (43 %) et l'histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques (32 %), puis les sciences de la vie et de la Terre (32 %), les langues, littératures et cultures étrangères (29,5 %), ainsi que les sciences économiques et sociales (28 %).

    Bien que les filières traditionnelles aient disparu, les élèves ont en outre tendance à conserver ce modèle, puisque 23 % ont combiné mathématiques, physique-chimie et SVT. Attention : les lycées ont l'obligation de proposer au moins sept des douze spécialités existantes ! En fonction de leur choix, il faudra donc peut-être suivre certains cours dans un autre établissement… 

Choisir ses options : un vrai dilemme !

Réforme du lycée en première et terminale

Pour cette rentrée, exit les traditionnelles filières S, ES et L ! Cette année, les élèves ont dû choisir trois enseignements de spécialités pour l'année de première, et deux pour celle de terminale. 

À chaque quinquennat, sa réforme du baccalauréat... Et si la nouvelle mouture issue de l'ère Macron ne s'appliquera qu'en 2021, plusieurs évolutions entrent en vigueur dès cette rentrée de septembre 2019, afin de préparer comme il se doit les élèves. Entre autres changements notables, c'est ainsi la fin des filières générales…

Douze spécialités à la carte

Auparavant, les élèves de première devaient se spécialiser dans l'une des trois séries traditionnelles, à savoir la voie littéraire (L), économique et sociale (ES) ou scientifique (S), chacune reposant sur un enseignement renforcé dans certaines matières. Mais, de l'avis du ministre de l'Éducation nationale, ce système « enfermait les élèves dans des couloirs ». Fini donc les séries ! Les lycéens de première et de terminale suivront dorénavant un large tronc commun réparti sur 16 heures. Et pour davantage coller à leurs projets, un système de combinaison de spécialités à la carte est prévu.

« douze matières proposées, des combinaisons possibles »

Douze matières sont proposées : numérique et sciences informatiques ; mathématiques ; physique-chimie ; sciences de la vie et de la Terre ; biologie, écologie ; sciences de l'ingénieur ; sciences économiques et sociales ; humanités, littérature et philosophie ; histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques ; langues, littératures et cultures étrangères ; littérature, langues et cultures de l'Antiquité et enfin arts. Pour cette rentrée, les élèves doivent donc choisir trois spécialités qui seront étudiées en 4 heures en classe de première et deux spécialités de 6 heures en terminale. Des enseignements optionnels peuvent en outre s’ajouter.

Quel est le projet de l’élève ?

Mais comment prendre cette décision ? Quelle est la combinaison la plus judicieuse lorsqu'on veut devenir médecin ou qu'on vise une école de commerce ? Autant de questions qui angoissent les familles ! Pour les rassurer, le ministre a précisé que le choix des matières n'aurait pas d'incidence sur la poursuite du cursus, puisqu'une « une formation de l'enseignement supérieur ne peut pas exiger un enseignement de spécialités en particulier. »

« un ancien système qui enfermait les élèves »
Le ministère de l’Éducation nationale

Ceci étant dit, il est clair que des acquis spécifiques sont indispensables pour intégrer certaines voies, comme les classes préparatoires par exemple. Pour mettre toutes les chances de son côté, il faut donc avant tout déterminer le projet post-bac. En clair : qu’est-ce que le lycéen veut faire plus tard ? À partir de là, il est essentiel de se renseigner sur les compétences exigées par la formation visée après le bac. Il est possible d’en parler avec son professeur principal, de se rendre dans un Centre d'Information et d'Orientation (CIO) et de profiter des 54 heures désormais dédiées à l'orientation en seconde. La plateforme Parcoursup.fr présente en outre un descriptif détaillé pour plus de 14 000 formations. Une fois ces données en tête, il faut les confronter avec les spécialités proposées. Bien que le résultat soit très sommaire, le nouveau site du ministère, Horizons2021.fr, permet notamment de tester des combinaisons afin de savoir à quelles formations et métiers elles mènent.

Les Brèves

  • 80

    C’est, selon une étude de l’Insee publiée en 2019, la proportion de bacheliers de l’Académie d’Orléans-Tours qui reste étudier dans la région Centre-Val de Loire. 

Les Brèves

  • 5 990

    C’est le nombre d’enseignants formés en cinq ans par la Maison pour la Science, dont 2 925 professeurs des écoles et 3 065 professeurs de collèges. 

À quoi sert la Maison pour la Science ?

Une aide pour les professeurs de l’Académie

Depuis 5 ans, l’académie Orléans-Tours possède une Maison pour la Science située sur le campus de l’Université. Celle-ci permet de transmettre les dernières connaissances scientifiques aux professeurs du premier et du second degré.

g.m

La Maison pour la Science est un service de l’université d’Orléans développé en partenariat avec l’université de Tours et le rectorat. Son lancement a été financé grâce notamment à la Fondation « La main à la pâte ». Des entreprises – comme EDF – aident également au financement des formations et « la Métropole orléanaise nous a rejoints comme financeur cette année, commente Évelyne Bois, directrice de la Maison pour la Science. Aujourd’hui, nous travaillons à sa pérennisation. » Celle-ci reconnaît qu’en raison des contraintes budgétaires, la voilure en nombre de formations a été un peu réduite. Une cinquantaine sont en effet proposées.

Ces dernières permettent une rencontre entre le monde de la recherche, de l’industrie d’une part, et les enseignants du premier et du second degré d’autre part, autour de thèmes variés. On y évoque le « cerveau et les apprentissages » par rapport à la mémoire, on y sensibilise aux perturbateurs endocriniens ; on y parle aussi de l’égalité filles-garçons à l’école ou encore des « sciences et des élèves à troubles du spectre de l’autisme. » « Nous formons également les enseignants et les accompagnons dans la mise en forme de leurs séances », ajoute la directrice de la Maison pour la Science. En cinq ans, 160 classes ont été accompagnées dans le cadre de l'ASTEP (accompagnement en sciences et technologie à l’école primaire), soit environ 4 400 élèves touchés. « Nous sommes également un centre de ressources, dit Évelyne Bois. Nous avons beaucoup de professeurs des écoles qui viennent ainsi chercher une mallette à la Maison pour la Science. »

Des collèges pilotes

Au-delà de la formation des enseignants, cette structure aide au développement de collèges pilotes : les collèges Saint-Exupéry à Saint-Jean-de-Braye, La Montjoie à Saran ou Jean Pelletier à Orléans sont de ceux-là. Le principe est simple : « un collège propose un projet scientifique avec une équipe éducative impliquée (professeurs de sciences, de français…), explique Évelyne Bois. Nous leur trouvons un parrain scientifique en adéquation avec leur thématique. Celui-ci accompagnera les élèves et les enseignants dans leur projet. »

L’année dernière, le collège de la Montjoie à Saran a travaillé sur « l’homme augmenté » avec un chercheur en informatique, Matthieu Exbrayat. « Ils ont bossé à la création d’un nuage de mots. Une journée portes ouvertes a permis aux élèves de présenter leurs travaux aux parents. On est dans le partage des connaissances ! », souligne la directrice de la Maison pour la Science. Cette année, quatre collèges viennent grossir les rangs des 14 établissements pilotes. « Tout le monde est gagnant, conclut Évelyne Bois. Cela change l’image que l’on peut avoir du métier de chacun et les pratiques. »

Les Brèves

    Les Brèves

    • En pratique

      Le Salon de l’éducation se déroule le mercredi 11 septembre 2019. L’Atelier Canopé se situe 55, rue Notre-Dame de Recouvrance, à Orléans. L’entrée est gratuite et la journée débutera à 10h avec une conférence de deux heures d’Émilie Lebret sur l’apprentissage à travers les escape games. Des échanges avec les éditeurs et activités ludiques sont prévus l’après-midi jusqu’à 18h. 

    Le numérique s’associe au papier

    Salon de l’éducation d’Orléans

    Anciennement connu sous le nom de Salon des éditeurs, le Salon de l’éducation, orchestré par l’Atelier Canopé 45, traite désormais de la pédagogie dans son ensemble. Nouveautés, conférence et ateliers ludiques sont au programme du mercredi 11 septembre.

    c.c

    Intégré au réseau Canopé, l’atelier Canopé 45 est un établissement public sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale. Historiquement connue pour être éditrice de ressources pédagogiques, cette structure œuvre également au service de la communauté éducative et propose des formations et événements sur la pédagogie.

    Le salon de l’éducation qu’elle organise prochainement permet aux principaux éditeurs de présenter leurs nouveautés. Il aborde d’autres sujets tels que les méthodes d’enseignement ou encore la part du numérique dans l’apprentissage. « Notre but est de s’étoffer au fur et à mesure des années pour traiter la pédagogie dans son ensemble, évoque Adeline Legendre, médiatrice ressource et service au sein de l’Atelier Canopé 45. Concernant les activités sur place, nos différents partenaires prévoient des animations ludiques. La Scène nationale d’Orléans sera présente et proposera des animations pédagogiques autour du spectacle, et la MAIF des ateliers sur le thème du numérique éducatif. Au stand Canopé, on prévoit de mettre en place une table de jeu sur le thème de la programmation ». Aussi, Émilie Lebret, co-auteur de l’ouvrage L’Escape Game, une pédagogie innovante, animera une conférence sur ce thème.

    Et le numérique dans tout ça ?

    Toute personne œuvrant dans les actions d’éducation du premier et du second degré est concernée par ce rendez-vous. Les parents d’élèves suivant des cours par correspondance peuvent aussi y trouver des ressources plus spécifiques, ainsi que d’autres méthodes d’apprentissage. « Les enfants n’ont pas tous les mêmes mécanismes d’apprentissage, déclare Adeline Legendre. Certains vont plus facilement apprendre le calcul mental avec le jeu physique, et d’autres avec la tablette ». Le numérique prenant de plus en plus de place dans notre quotidien, il s’inscrit davantage chez les jeunes et les établissements comme un outil d’apprentissage pédagogique. Dans cette optique, le Salon de l’éducation proposera des démonstrations de jeux interactifs dans le but de soutenir les enseignants dans leur pratique.

    Les Brèves

      Les Brèves

        La chine met un pied à Orléans

        Première rentrée pour l'Institut Confucius

        Inauguré en juillet dernier, l'Institut Confucius fait sa première rentrée avec des cours de chinois qui devraient démarrer mi-octobre. Rencontre avec Guillaume Giroir, l'un des directeurs du 17e Institut Confucius en France, qui en profite pour répondre aux réserves sur l’implantation d’une telle structure à Orléans…

        G.M

        Le bel écrin de l'Hôtel Dupanloup abrite désormais, dans l'une de ses ailes, l'Institut Confucius, cofinancé par l'Université d'Orléans et le Hanban (représente le ministère de l’Éducation chinois). Le 17e Institut Confucius créé en France sera codirigé par une directrice nommée par la Chine et par le professeur de géographie de l'université d'Orléans Guillaume Giroir, qui connaît bien ce pays, car il en a fait l'objet de ses recherches depuis le début de sa carrière. « Nous avons une convention qui lie l'université d'Orléans et l'université Centre Sud de Changsha, dans la province du Hunan, explique ce dernier. Nous proposerons l'apprentissage du chinois en petits groupes, mais aussi de l'animation culturelle ainsi que des échanges d'étudiants français et chinois. Le but est également de développer la mobilité enseignante. »

        « nous ne faisons pas de politique »
        Guillaume Giroir, co-directeur de l’Institut Confucius

        Autre volonté affichée côté orléanais : aider au développement des relations économiques entre la Chine et la région Centre-Val de Loire. « J'ai rencontré le vice-président de la CCI en charge des relations internationales, affirme Guillaume Giroir. L'idée est de maximiser les retombées de cet institut au niveau local et régional. » D'ailleurs, celui-ci aura la particularité d'être tourné vers le tourisme et l'environnement. Toutefois, pour Guillaume Giroir, le but n'est pas de créer une sorte de tour d'ivoire du savoir réservé aux élites, mais plutôt de toucher différents publics, même s'il confesse que l'apprentissage de la langue chinoise demande d'oublier certains réflexes linguistiques… « Nous ne pensons pas qu’aux retombées économiques, insiste-t-il. Il y a aussi une utilité sociale, notamment pour les personnes âgées. La médecine chinoise a des effets très positifs dans de nombreuses infections ; la calligraphie peut également être développée en lien avec les maisons de retraite. Bref, il y a un champ important de possibilités. »

        Un « Soft power » chinois ?

        À ceux qui critiquent l'arrivée de cette présence chinoise à Orléans, le directeur français de l'Institut Confucius répond : « nous ne faisons pas de politique ! Nous sommes l'équivalent des Alliances françaises, qui sont d’ailleurs plus nombreuses en Chine que les Instituts Confucius en France. En Chine actuellement, 100 000 étudiants chinois apprennent le français. Cela va dans les deux sens. La Chine, ce n'est pas simplement une grande puissance : c'est une très grande civilisation. On ne se fait pas coloniser ! C'est à nous de savoir qui on est et ce qu'on peut apporter aux Chinois. »

        Pour l'heure, l'organisation de l'Institut et sa communication vont se dessiner début septembre. Conjointement au début des cours mi-octobre, deux événements sont déjà prévus : la venue de l’écrivaine Zhang Yueran et d'une troupe d'artistes de l'université Centre Sud.?

        Plusd'infos

        www.univ-orleans.fr/fr/univ/universite/institut-confucius 

        Les Brèves

          Les Brèves

            La MFR de l’Orléanais fait peau neuve !

            Métiers de l’agriculture / services

            Les travaux de remise à neuf du bâtiment de la MFR (Maison Familiale Rurale) de l’Orléanais devraient s’achever en début d’année prochaine. L’occasion de redécouvrir des formations en alternance qui s’adressent aux jeunes, mais aussi aux adultes, dans le cadre de la formation continue.

            g.m 

            La MFR de l’Orléanais se refait une beauté. Une extension contenant un ascenseur permettra notamment de desservir les différents étages d’un bâtiment qui datait de 1963. « C’était l’un des premiers de La Source, rappelle Philippe Aimé, le directeur de la MFR de l’Orléanais. Au départ, il accueillait l’école des travailleuses familiales. Et il y avait des champs autour ! Aujourd’hui, les Maisons Familiales Rurales proposent des formations de la 4e jusqu’au BTS, voire jusqu’à la licence professionnelle dans certains cas. La grosse différence par rapport à un lycée professionnel agricole est que la totalité de nos formations se font par alternance. Dans les formations initiales, nos jeunes sont stagiaires. Ce n’est pas moins difficile ni plus difficile : c’est juste organisé différemment. » La MFR de l’Orléanais possède également une formation de responsable d’entreprise agricole (BPREA) pour les personnes souhaitant s’installer en agriculture. « Et elle permet de bénéficier des aides européennes à l’installation », souligne Philippe Aimé. Cette formation, qui met l’accent sur le maraîchage bio, attire des participants de 19 à plus de 50 ans, « même si la moyenne d’âge tourne autour de 30 à 40 ans. C’est une formation pointue, avec de la gestion d’exploitation, de la compatibilité… Une entreprise agricole, ce n’est pas forcément une ferme classique : cela peut être aussi une ferme auberge, un gîte, une ferme pédagogique... »

            Jardinage, services, agriculture

            À la MFR de l’Orléanais, la formation initiale est plutôt tournée vers les services, avec un Bac Pro SAPAT (Services Aux Personnes et Aux Territoires), qui « touche un domaine plus vaste que les services à la personne avec un volet animation du territoire : tourisme, vie locale… » L’établissement propose aussi un parcours préparatoire aux métiers du sanitaire et sociale (concours d’aide-soignant, d’auxiliaire de puériculture...). Dans ces voies, le public y est majoritairement féminin, constate le directeur, contrairement à celui du CAP Jardinier Paysagiste, une formation en un an à partir de 16 ans, accessible aux demandeurs d’emploi et aux salariés en reconversion. De quoi motiver près de 120 jeunes et de trente à quarante adultes à faire leur rentrée à la MFR de l’Orléanais cette année. Et ce même s’il est encore possible de s’y inscrire !

            Plusd'infos

            www.mfr-orleanais.fr

            Portes ouvertes prévues le 25 janvier, le 21 mars et le 16 mai prochains.

            Les Brèves