Les Brèves

  • Baignade dangereuse !

    Avec la canicule, les baigneurs étaient nombreux en Loire… alors que la baignade y est interdite (sauf sur l’île Charlemagne). Même si aucun appel n’a été recensé par le SDIS 45 pour une noyade en Loire cet été, le commandant Thomas Flamant avertit : « le fleuve reste très dangereux, même lorsqu’il y a peu d’eau, car il y a des phénomènes karstiques. Je suis déjà intervenu pour un jeune homme aspiré à quelques mètres de ses amis. »

    Outre le Fleuve royal, la vigilance est aussi de mise en piscine, avec deux cas de noyade de jeunes enfants à Amilly et Ingré pendant cet épisode caniculaire. « Ils ont été transportés au CHRO en urgence absolue », rapporte le commandant Flamant. 

Canicule dans le loiret : tout le monde sur le pont !

Du 25 au 30 juin, de fortes chaleurs dans le département

Interventions pour des malaises, appels aux personnes âgées… Pompiers, mairies et pouvoirs publics dans leur ensemble ont été mobilisés pendant le récent épisode de canicule qui a touché le Loiret. Et le bilan est plutôt « bon ».

G.M

Du 25 au 30 juin dernier, les températures se sont envolées dans le département, flirtant avec les 40°C par moment. Du côté des services de secours et d’incendie du Loiret, « on a enregistré 130 interventions de secours à personne alors qu’habituellement, c’est plutôt une centaine, estime le commandant Thomas Flamant. Ce n’était pas du tout comme la canicule de 2003. L’État et les collectivités en ont tiré des conséquences et il y a une bonne organisation et une vigilance. Il y a aussi eu beaucoup de recommandations de santé. »

Une information bien présente chez toutes les générations, mais qui n’a pas empêché quelques irréductibles de se croire intouchables. « On a vu des sportifs pratiquer leur activité pendant cette période, raconte le commandant Flamant. Pourtant, l’hyperthermie peut arriver sans prévenir… » Le SDIS 45 déplore aussi la recrudescence des actes de vandalisme des bouches d’incendie, « qui peuvent engendrer des inondations de parkings, d’infrastructures et causer des problèmes électriques. »

Les cellules d’aide ont bien fonctionné

Du côté des mairies comme celle d’Orléans, la cellule du CCAS a été activée pour contacter pendant la récente canicule les 1 273 personnes inscrites au registre communal « risques exceptionnels ». Celui-ci concerne les personnes de plus de 65 ans, les plus de 60 ans reconnues inaptes au travail ou adultes handicapés. Tout a été géré par le CCAS, appuyé par un prestataire et deux bénévoles de la réserve communale, en lien avec la Police Municipale.

Un brumisateur était également apporté à chaque bénéficiaire de portage de repas et un message vocal a été laissé à tous les bénéficiaires de téléassistance. Aucun appel n’a nécessité une intervention d’urgence : cela a plus été « un rôle de conseil, d’écoute et de soutien psychologique pour une vingtaine d’entre eux », indique-t-on en mairie. À noter, aussi, que plusieurs espaces climatisés ont été ouverts au public, comme la salle climatisée des résidences Lemesle et Romée, le Musée des Beaux-Arts (le musée était par ailleurs gratuit), ou le Frac Centre-Val de Loire.

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      Les moissons sont avancées

      Agriculture et canicule

      La canicule a aussi des effets sur l’agriculture loirétaine. Même si les alertes sont aujourd’hui terminées, les températures qui tournaient encore autour de 30°C le week-end dernier et le vent ont eu des conséquences : « nous avions pris du retard pour l’orge d’hiver et avons pu finalement le rattraper et moissonner à une date normale », observe Xavier Girard, chef du service agronomie à la Chambre d’agriculture du Loiret. Par contre, pour le blé dur comme le blé tendre ainsi que l’orge de printemps, « étant donné que ces cultures étaient en phase de remplissage du grain, on risque de perdre en qualité et en quantité. » La moisson de ces céréales, qui se produisait habituellement aux alentours du 20 juillet, va d’ailleurs commencer cette semaine. « On va avoir plus de quinze jours d’avance, c’est rare », constate Xavier Girard.

      Autre problématique : l’irrigation, car la chaleur est en plus amplifiée par le vent. « Le maïs, la betterave, les tournesols se portent bien avec ces températures, mais ont besoin d’eau. Donc l’irrigation est nécessaire depuis huit jours », poursuivait-on vendredi dernier à la Chambre d’agriculture. Petit hic : plusieurs arrêtés préfectoraux limitent cette pratique en raison des seuils d’alerte franchis sur plusieurs nappes.

      Des choix à faire

      Les agriculteurs devront ainsi choisir les parcelles les plus exigeantes ou les cultures qui leur rapportent le plus. Fragile, le Montargois « est parti avec des quotas d’eau plus faibles cette année » en raison d’un arrêté préfectoral limitant les prélèvements sur ce bassin plus rapidement que sur les autres.

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