Les Brèves

  • Pas plus de 110 € la nuit

    Les taux de remboursement forfaitaire s’établissent désormais comme suit : un élu orléanais ne pourra pas être remboursé à plus de 70 € la nuit (petit-déjeuner inclus) en France métropolitaine (90 € pour les grandes villes du Grand Paris et 110 € pour Paris intra-muros). Ces taux sont fixés à 15,25 € pour les déjeuners et dîners, tout lieu confondu. 

Les frais de déplacement des élus désormais plafonnés

Au Conseil municipal d’Orléans

Le récent article du Canard Enchaîné a incité la Ville d’Orléans à mettre sur pied une commission « Transparence », qui s’est réunie fin juin et début juillet. Celle-ci a notamment fixé des seuils de dépenses pour le maire (et les élus) lors de leurs déplacements.

B.V

Lors du Conseil municipal d’Orléans du 17 juin dernier, un vent de fronde s’était levé après les « révélations » du Canard Enchaîné sur les déplacements d’Olivier Carré. Lundi dernier, lors du conseil « d’après », Serge Grouard est resté stoïque et a calmement écouté le compte-rendu des réunions de la commission dite « Transparence », auxquelles il a participé, et qui a « actualisé » le dispositif de prise en charge des frais de déplacement des élus dans le cadre de leur mandat. Apparaît désormais ainsi la notion de « mandats spéciaux », qui correspond grosso modo aux voyages à l’étranger des élus. Ces déplacements seront désormais votés par le conseil municipal et non plus organisés dans la discrétion des bureaux de l’Hôtel de ville. On retiendra que ces mandats seront délivrés « pour une mission déterminée de façon précise et circonscrite dans le temps ». On y verra forcément une référence au voyage effectué par Olivier Carré aux États-Unis, entre La Nouvelle-Orléans et Las Vegas, et qui avait été commenté de façon mordante par Le Canard.

« Le moyen de transport le moins onéreux »

Dans le cadre de déplacements plus classiques en France, le maire d’Orléans (et tout autre élu, donc) sera dorénavant soumis au même régime que le fonctionnaire lambda. Il aura ainsi droit à un « remboursement forfaitaire » pour les frais de repas et d’hébergement (voir encadré). Concernant le mode de transport, le maire et les élus seront remboursés « au réel, et sur justificatif ». Il est précisé – et ce n’est pas anodin – qu’ils devront choisir « le moyen de transport au tarif le moins onéreux et, lorsque l’intérêt du service l’exige, le plus adapté à la nature du déplacement. »

Ces conclusions n’ont pas provoqué de débat enflammé au sein de l’assemblée municipale. Logique, vu que l’opposition de gauche (Dominique Tripet, Corinne Leveleux-Teixeira notamment) et des non-inscrits (Christophe de Bellabre) y a participé. « Le fonctionnement de cette commission Transparence a été satisfaisant », a par exemple commenté Dominique Tripet, qui a émis le souhait qu’à l’avenir, celle-ci se réunisse tous les ans pour examiner les frais de déplacement des élus orléanais. Olivier Carré s’est quant à lui déclaré « ravi » que ses factures soient désormais mises en ligne sur Internet et consultables par le vulgum pecus. Sur ce dossier, le plus dur pourrait être derrière lui.

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    • C’est qui, la mieux isolée ?

      Mis en cause par Jean-Philippe Grand (voir ci-contre), Florent Montillot, adjoint à l’éducation, a expliqué que la canicule du mois de juin n’avait pas occasionné de fermetures de classes ou d’écoles à Orléans. Au contraire de Tours qui, selon l’élu orléanais, aurait décidé de fermer une vingtaine d’écoles durant ces jours de chaleur. Tours tente depuis des années de mettre sur pied un Plan école à 100 M€. 

    Serge Grouard flingue le « libéralisme »

    Une nouvelle sortie remarquée au conseil

    S’il s’est tu concernant le dossier des frais de déplacement des élus, l’ancien maire d’Orléans n’est pas resté mutique au dernier conseil municipal. Pour sauver la planète, il estime que le libéralisme n’est plus « compatible » avec l’urgence écologique.

    B.V

    Rassurez-nous : Serge Grouard a bien été élu sous l’étiquette UMP en 2014. Car lundi dernier, à l’entendre réagir au rapport d’activité du développement durable orléanais en 2018 présenté par Stéphanie Anton, on aurait pu en douter. Et même croire que l’ancien maire d’Orléans avait viré sa cuti quand il s’est interrogé à haute voix : « notre modèle de développement économique, fondé sur un système de libéralisme économique, est-il compatible avec la préservation de notre environnement ? Je crois que non. Ce qu’il faut, c’est une révolution. »

    Michel Ricoud, l’un des deux élus communistes du conseil, avait-il enfilé le masque de Serge Grouard ? Non, évidemment, mais le discours de l’ancien député-maire fleurait quand même le vert teinté de rouge, à moins que ce ne fût l’inverse. « Je m’interroge sur l’accord que l’Europe a signé avec les pays du Mercosur, continuait-il. Je ne sais pas à quoi il sert, ou alors je sais trop bien pourquoi… » Serge Grouard a aussi rappelé le « constat » qu’il exprime depuis plusieurs mois : « j’ai un discours que certains qualifient de pessimiste, mais je suis réaliste. Ce qui montre que nos sociétés sont devenues folles, c’est que nous (la France, ndlr) avons pourtant les outils : des entreprises, des ingénieurs, des ouvriers, des chercheurs et des moyens financiers. » Sur le plan local, l’élu a appelé à ce qu’Orléans devienne « une ville énergétiquement neutre. »

    La réponse de JPG

    La prise de parole de Jean-Philippe Grand (EELV), qui a souvent raillé la « conversion écologique » de Serge Grouard, était ensuite attendue. Très (trop ?) sobre, celui qui veut rassembler une partie de la gauche orléanaise sur son nom a simplement expliqué que, de son point de vue, Orléans avait « loupé le questionnement de la voiture en ville et de la pratique du vélo au quotidien. » Il a aussi souligné que la ville avait « besoin de davantage de déplacements doux », et pointé du doigt les « problèmes de confort d’été » dans les écoles d’Orléans –même les « neuves » (voir encadré). Le tout en concluant sommairement : « nous sommes dans l’obligation de faire des changements majeurs. » L’élection de 2020 sera verte ou ne sera pas.

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