Les Brèves

    ET les invités d’honneur sont...

    Fêtes johanniques 2019

    … les onze villes jumelées d’Orléans. Olivier Carré, maire d’Orléans, en a fait l’annonce lors de la cérémonie de remise de l’épée, ce lundi, début des 590es fêtes johanniques. b.v


    Pour être honnête, il n’est pas sûr que l’invité d’honneur des 590es fêtes johanniques fasse rêver les Orléanais au cours des jours à venir. Car il ne s’agira pas d’un invité, mais de plusieurs, à savoir les délégations des onze villes jumelées d’Orléans (avec des incertitudes sur La Nouvelle-Orléans et Tarragone, ndlr). C’est un Olivier Carré quelque peu enrhumé qui l’a annoncé lundi dernier lors de la traditionnelle cérémonie de remise de l’épée. « Je voulais marquer l’image internationale de Jeanne », a expliqué le maire d’Orléans après coup, déjouant ainsi les pronostics qui allaient bon train. Un choix par défaut ? « Ça fait un certain nombre de mois qu’on travaille dessus », a-t-il balayé. Et quand la décision a-t-elle été prise ? « Ça, ça me regarde », a répondu sèchement le maire d’Orléans.

    En pleine période de campagne électorale pour les européennes, et alors que les dernières braises de la crise des Gilets jaunes ont bien du mal à s’éteindre, Olivier Carré ne voulait certainement pas prendre le risque de proposer un invité d’honneur « politique » aux Orléanais, alors même qu’Édouard Philippe avait fait le déplacement l’an dernier.

    Comme en 2017 ?

    Pour le maire d’Orléans, faire la part belle aux villes jumelées de la cité johannique s’avérait donc être un beau « message de paix ». « Attendez, les fêtes de Jeanne d’Arc, ce n’est pas une manif du show-biz, il faut du sens et des symboles », a-t-il également rappelé. Cette cuvée 2019 rappellera en tout cas celle de 2017, lorsque 21 des 22 maires des villes de la métropole orléanaise avaient défilé dans les rues d’Orléans. 

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    • Le téléphone sonne

      Scène cocasse, lundi soir, lors de la traditionnelle cérémonie de la remise de l’épée. Alors que Bénédicte Baranger, la présidente de l’association Orléans Jeanne d’Arc, entame son discours, un portable se met à sonner, troublant le silence de la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier. Un miracle ? Jeanne d’Arc qui se manifeste ? Non, c’est le téléphone de Bénédicte Baranger qui fait des siennes et déclenche les sourires d’une assistance goguenarde…

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    • Y a d’la lumière…

      Une grue aux Groues ! Ce n'est pas l'unité de préparation à la sortie des détenus qui se construit actuellement à côté de la chaufferie biomasse, mais un poste de transformation d’électricité avec des lignes enfouies pour alimenter le réseau vers le centre-ville et l'ouest de la métropole. 

    • 40

      C’est, en hectares, la superficie du terrain des Groues

    Les Groues, avant les grues

    Orléans et Saint-Jean-de-la-Ruelle

    L'éco-quartier des Groues est un dossier ouvert il y a bientôt plus de vingt ans dans l’agglomération orléanaise. Même s'il ne faut pas s'imaginer voir sortir de terre ce nouveau quartier avant une quinzaine d’années, les lignes sont en train de bouger. À commencer par la ZAC qui devrait être créée cet automne. gaëla messerli 


    Désormais, concernant les Groues, on ne parle plus de concertation, mais de « co-construction ». C’est le message lancé par l'architecte Patrick Bouchain et son équipe de La preuve par 7, qui ont choisi de jouer les « facilitateurs et les traducteurs de la commande » dans ce projet. Cet architecte, qui a été notamment le conseiller de Jack Lang lorsqu'il était ministre et est aujourd'hui à la retraite (voir encadré), a déjà réhabilité une maison du quartier qui servira de maison de projet (la Maison des Groues) et accueillera les habitants et les enfants des écoles souhaitant travailler sur l'éco-quartier.

    « il ne faut pas faire des groues un ghetto ! »
    Patrick Bouchain, architecte 

    Mardi 23 avril, une classe était ainsi présente pour dialoguer avec l'équipe et les habitants sous forme d'ateliers. Ce sont en effet les enfants qui font l'objet de l'attention des urbanistes, car ils seront les futurs habitants du quartier. Un choix plutôt logique, car il faudra bien compter quinze ans avant la réhabilitation complète de cette friche de 40 hectares. Un travail est également mené sur le végétal avec l'artiste-paysagiste Liliana Motta pour voir ce qu’il est possible de mettre en valeur en matière de flore locale. N'oublions pas qu'un arboretum est prévu dans l'éco-quartier et que, déjà, l'opération de pré-verdissement a commencé en fin d'année dernière. Il est aussi à noter que cette Maison des Groues, désormais bien visible grâce à un revêtement rouge, sera également animée à partir d'octobre par un étudiant en architecture.

    Un lieu alliant santé et culture

    Ce lieu, en plus de fédérer le projet d'éco-quartier, a vocation d'être un tiers-lieu culturel, d'abord de chantier, mais l’on peut imaginer par la suite une structure pérenne... Les services de la Ville d’Orléans espèrent que les acteurs orléanais s'empareront déjà du lieu existant pour des « Hors les murs » afin de l'animer.

    L'idée serait ainsi de créer, à l'avenir, un peu à la manière de l'Argonaute, un équipement arrivant à répondre à trois enjeux : le culturel, la santé et la jeunesse. Un équipement métropolitain totalement inédit pour cet éco-quartier, à cheval sur Orléans et Saint-Jean-de-la-Ruelle. Une histoire à écrire avec les habitants d'aujourd'hui et ceux de demain car, comme le rappelle l’architecte Patrick Bouchain : « dans 15 ans, je ne serai plus là. Mais il ne faut pas faire des Groues un ghetto ! Il faut faire quelque chose qui regarde vers les autres quartiers. »

    900 logements prévus

    Au-delà de ce temps d'investissement du public dans la réflexion sur la vie de l'éco-quartier, le dossier des Groues avance aussi sur le plan technique. L'heure est actuellement à l'étude d'impact, et la ZAC devrait être normalement créée à l'automne, indique Cyril Revaud, le directeur de l'aménagement et de la planification urbaine à la Métropole. Mais il faudra attendre l'an prochain pour la désignation des aménageurs. Pour rappel, le projet, qui a beaucoup évolué à travers le temps, s'achemine vers la construction de 900 logements individuels et petits collectifs. Le ministère de la Justice a aussi prévu d’y installer une structure d'accompagnement vers la sortie pour des détenus en fin de peine. Une réunion publique concernant cette construction particulière doit être organisée avant cet été. Cependant, le chantier de la structure ne devrait pas démarrer avant 2021. 

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    • Du FRAC… aux Groues

      L’architecte Patrick Bouchain, qui vient juste d'être lauréat du Grand Prix de l'urbanisme 2019, n'est pas arrivé aux Groues par hasard. C'est avec la biennale du Frac Centre-Val de Loire que tout a commencé, avec le don de… ses archives à l'institution orléanaise. Avec La preuve par 7, il s’inscrit dans le cadre d'une réflexion plus vaste visant à défendre une construction de « haute qualité humaine » et transposable à différentes échelles : village, bourg, banlieue, territoire d’outre-mer, métropole…Une initiative soutenue par les ministères de la Cohésion des territoires et de la Culture, ainsi que par la Fondation de France.