Les Brèves

  • À SAVOIR / 2 000 EMPLOIS

    En pratique : Ouvert à tous

    2 000 emplois 2 000 sourires se tiendra le 25 avril au Zénith. L’entrée est gratuite. Au programme notamment : rencontres avec les employeurs, ateliers thématiques (rédaction de CV, préparation aux entretiens…), présence d’organismes de formation sur place.

    Plus d’infos sur : www.2000emplois2000sourires.com


    Ambition : Le handicap au centre

    Alex Vagner ne s’en cache pas : impliqué dans la fondation « J’aime mon enfant différent », il veut associer au plus près la problématique du handicap à celle de l’accès à l’emploi lors du salon 2 000 emplois 2 000 sourires. Un pôle « handi-sourire » sera ainsi tenu par Stéphane Goudou, le patron de l’Open handisport du Loiret, et par le DRH de Quick. « J’ai déjà interpellé François Bonneau, Marc Gaudet et Olivier Carré pour qu’ils embauchent des personnes en situation de handicap mental, dit Alex Vagner. Pour moi, ce sont les institutionnels qui doivent montrer l’exemple. »


    Perspectives : Et en 2020 ?

    Comme la Foirexpo, 2 000 emplois 2 000 sourires sera impacté par les travaux de CO’MET l’an prochain. « Il y a une remise en question de l’édition 2020 sur Orléans, admet le fondateur du salon. Est-ce qu’on pourra le faire au Zénith ? Si ce n’est pas possible, ce sera peut-être l’occasion d’aller dans la ruralité, et d’aller encore plus dans les quartiers. Et de développer aussi la partie web, en organisant des sortes de salons digitaux. »


    Transparence : « Nos comptes sont ouverts »

    « Avec l’association 2 000 emplois, 2 000 sourires, je n’ai rien à cacher, explique Alex Vagner. J’ai 200 bénévoles le jour de la manif, 50 qui oeuvrent tout au long de l’année, et 1 CDD de six mois. Tous nos comptes sont ouverts, on peut tout vérifier. »

La gueule de l’emploi

Salon 2 000 emplois, 2 000 sourires

Le salon 2000 emplois, 2000 sourires aura lieu le 25 avril prochain au Zénith. Au menu, des milliers d’emplois proposés, le tout dans une ambiance plus joviale que morose. La recette d’un événement qui marche depuis six ans.

B.V

« C’est l’une des plus belles réussites de ma vie ». Six ans après sa création, Alex Vagner reste toujours enthousiaste à l’idée d’évoquer le salon 2 000 emplois, 2 000 sourires, qu’il a co-fondé avec Daniel Guillermin, l’ancien président de la CCI du Loiret, en 2013. Au départ, un constat : « je m’étais rendu sur un salon de l’emploi à Paris, et c’était la foire au bétail. Il n’y avait pas d’humain, raconte Alex Vagner. Une autre fois, j’étais allé à un salon à l’Argonne, qui s’était déroulé dans un gymnase pourri. Je me suis dit que quelque chose n’allait pas. » Aussi décida-t-il de monter un événement dont l’image serait plus détendue et un peu moins anxiogène. « Je voulais de l’énergie, explique l’homme aux lunettes colorées. Car quand tu es dans un moment comme ça à chercher du boulot, tu es toujours un peu perturbé psychologiquement. » 2 000 emplois 2 000 sourires se veut donc, depuis le début, un moment dynamique, aux codes « punchy », comme le prouvent les couleurs symboliques de l’événement (du rose et du jaune) et la fameuse « banane », dont Alex Vagner souhaite que les exposants s’emparent, au figuré s’entend. « Le jour du salon, je demande vraiment aux entreprises d’avoir le sourire », appuie-t-il.

« Plus de 10 000 offres à proposer »

L’an dernier, plus de 4 700 personnes s’étaient déplacées à Orléans. « Notre taux de remplissage est de 100 %, indique Alex Vagner. Nous avons plus de 125 exposants, entreprises et centres de formation compris. On dit 2 000 emplois, mais chaque année depuis deux ans, on a plus de 10 000 offres régionales à proposer. » À l’automne, il fut d’ailleurs question de rebaptiser ce salon 5 000 emplois, 5 000 sourires. Mais après des échanges avec les partenaires institutionnels, les organisateurs ont rétropédalé. « La Région a insisté sur les 2 000 emplois, et sur le qualitatif plus que le quantitatif. » Pas question d'aller à l'encontre d'un partenaire qui mettrait plus de 55 000 € au pot pour la tenue de ce salon (pour un budget d’environ 250 000 €). Toutefois, cela ne change pas fondamentalement la nature d’un événement qui veut faire matcher au plus près l’offre et la demande, avec une difficulté que tout le monde connaît en région : certains patrons ne trouvent pas de main d’œuvre pour pourvoir les postes qu’ils recherchent, alors que le chômage est présent. Depuis sa création, 2 000 emplois, 2 000 sourires affirme ainsi avoir multiplié les réussites : « il y a quatre ans, un gamin a été embauché par Patapain via le salon, et deux ans plus tard, c’était lui qui se chargeait du recrutement, raconte Alex Vagner. J’ai aussi en tête l’exemple d’Hubert, qui s’est retrouvé à 57 ans au chômage. Il a réussi à retrouver un boulot pour trois ans chez GMF et cette année, il va nous aider comme bénévole sur le salon. » Si tous les chemins mènent à Rome, ils passeront surtout par Orléans le 25 avril prochain.

« ce salon, c’est l’humain avant tout »
Alex Vagner

Les Brèves

  • À Blois, à Tours, à Paris ?

    Alex Vagner a déjà essaimé le concept de 2 000 emplois, 2 000 sourires à Châteauroux, où une édition se tiendra le 30 avril. Il existe aussi des before au salon (l’un d’eux s’est tenu le 9 avril à l’Argonne). Mais au-delà de ces événements, Alex Vagner aurait des velléités d’implanter l’événement à Blois « l’an prochain », et à Paris « dans deux ans ». « Mais pour ça, ça passe par rencontrer Valérie Pécresse et Anne Hidalgo… » Pas simple, sachant qu’avec les élections municipales de 2020, le vent peut tourner. Et au fait, pourquoi pas à Tours ? « J’aurais bien envie d’y aller, mais Tours ne veut pas de moi, répond Alex Vagner. Un des adjoints ne veut pas d’un mec d’Orléans… »

Les Brèves

  • Et aussi : l’AFPA, le CNAM, le CEFIM…

    Le numérique est un domaine où l’on peut se former en formation continue à l’AFPA, notamment pour devenir technicien supérieur des systèmes et réseaux ou encore via le CNAM, où l’on trouve un large choix de formations allant du technicien-développeur à l’analyste en cybersécurité ! Toujours en région Centre-Val de Loire mais à Tours, cette fois, le CEFIM forme depuis 2002 aux métiers du numérique, du bac au bac + 4. Vous pouvez y devenir webdesigner, community manager ou encore apprendre le développement de logiciel et des applications mobile, sans oublier les datas. Des formations accessibles aux personnes en reconversion, notamment aux demandeurs d’emploi (aide de la Région au niveau des financements), ou via les OPCA. 

Orléans forme au numérique !

Nouvelles technologies

Le numérique est un domaine où les débouchés actuels et futurs ne manquent pas. Bonne nouvelle : une offre de formation pour tous les niveaux existe en Centre-Val de Loire. Où se former à Orléans et dans la métropole ? Suivez-le guide !

gaëla messerli 

À la Wild Code School

Difficile de ne pas évoquer l’emblématique école de codage d’Orléans en évoquant ce domaine. La Wild Code School est, en plus, en plein essor aujourd’hui. « L’école a ouvert en 2014 et compte aujourd’hui 13 campus en France et 6 en Europe, avec d’autres ouvertures prévues d’ici fin 2019. Nous ouvrons des campus pour répondre à chaque fois aux besoins en matière de recrutement des territoires », explique Victoria Bletry, directrice du campus d’Orléans. Sur celui-ci, l’école propose une formation en cinq mois de développeur web et mobile. « Nous avons également lancé à Paris une formation de data analyste et pourrons, dans les années à venir, la proposer à Orléans s’il y en a le besoin. »

Toujours dans l’idée de coller à la réalité professionnelle locale, l’école orléanaise qui forme au PHP va également former à Java. Particularité de la formation : aucun diplôme n’est requis à l’entrée, il suffit d’avoir 18 ans en cours de formation et de réussir le parcours de candidature ! « Il s’agit notamment de réaliser une page web, cela prend une trentaine d’heures. Cela permet au candidat de s’assurer que cela lui plaît. » Ici, la pédagogie est loin d’être scolaire, car les élèves réalisent des projets concrets, travaillent en pédagogie inversée, mais aussi en ligne. De quoi les plonger rapidement dans le bain professionnel. Actuellement, la promotion en cours compte ainsi des Wilders de 19 à 58 ans. Il n’y a donc pas d’âge pour se lancer !

https://wildcodeschool.fr/orleans/



Au Cesi

Le Cesi propose plusieurs formations. La première est l’école d’ingénieurs, accessible via Parcoursup, sur dossier et entretien après l’obtention d’un bac S ou STI2D. Avantage de cette formation : la première année est généraliste et permet d’accéder à d’autres belles spécialisations outre l’informatique, comme le BTP ou les systèmes électroniques embarqués. « Cela permet de passer les deux premières années à Orléans et de faire son choix », indique Bruno Palmieri, responsable pédagogique au Cesi d’Orléans. Comptez 5 500 € par an pour les deux premières années et 7 500 € par an pour les trois dernières.

Autre possibilité : une formation en alternance post-bac de gestionnaire en maintenance pour informatique. Il s’agit d’une formation de niveau bac +2 en 24 mois. Toujours en alternance, à partir du bac +2, il est également possible d’y préparer un bac +4 responsable en ingénierie systèmes et réseaux (campus de Châteauroux en partenariat avec la CCI) ou de chef de projet développement. « Plus les étudiants avancent dans leur formation, plus ils sont présents en entreprises. Cela permet de leur confier de la gestion de projets », précise Sébastien Laigneau, responsable des formations en alternance.

https://orleans.cesi.fr/



À l’Université d’Orléans

En ce qui concerne l’informatique, pas besoin de s’exiler en dehors de la Métropole : l’université d’Orléans offre des formations du DUT informatique jusqu’au Master en passant par la licence, avec des spécialités comme la mobilité intelligente et sécurisée, les méthodes informatiques appliquées à la gestion des entreprises ou encore la conception, le développement et le test de logiciels. Une voie possible après l’obtention du bac est une inscription via Parcoursup. Des formations sont proposées pour certaines en formation initiale, mais aussi en alternance. À noter également, du côté de Polytech’Orléans, un master mécatronique, automatique, robotique et signal qui permet d’acquérir des compétences R&D industrielles dans ces domaines émergents.

www.univ-orleans.fr/



En lycée et dans les CFA

Les lycées et CFA ne sont pas en reste en matière de formations dans le numérique. Bac pro systèmes électroniques numériques au lycée Saint-Paul du Bourdon-Blanc à Orléans ou encore bac pro systèmes numériques au lycée Maurice-Genevoix à Ingré peuvent être suivis sans quitter la métropole. Le CFA de l’agglo offre également la voix de l’apprentissage avec le bac pro systèmes numériques option réseaux informatiques et systèmes communicants. La solution de l’alternance avec le BTS services informatiques aux organisations est également envisageable au CFSA de l’AFTEC.

http://cfa.orleans-metropole.fr/

www.formation-aftec.com/

http://www.lycee-maurice-genevoix.fr/php5/

Les Brèves

  • Un guide régional des formations au numérique

    Lors des Human Tech Days, la Région Centre Val-de-Loire a édité un guide recensant l’ensemble des formations dédiées au numérique sur le territoire. Un outil à consulter sur www.humantechdays.fr.

Les Brèves

    Trois grandes écoles à Orléans !

    Formation supérieure

    Trois grandes écoles ont signé un protocole d’entente avec Orléans Métropole et devraient ouvrir leurs portes dès l’automne pour l’ISC Paris et pour la rentrée 2020 pour l’ESTP Paris et AgroParisTech.

    g.m 

    Les grandes écoles débarquent à Orléans ! La première à arriver, rue Jeanne d’Arc, dans l’ancien collège Anatole Bailly, est l’Institut Supérieur de Commerce de Paris (ISC), un établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général qui existe depuis 1963. « Nous avons déjà physiquement du personnel hébergé actuellement dans le Lab’O et les travaux sont en phase de finalisation, pour une prise de possession des lieux cet été, avec une rentrée prévue fin septembre-début octobre, explique Pierre Barreaud, directeur général de l’ISC Paris Campus Orléans. Nous allons avoir un développement progressif avec le Bachelor. Les Masters, MBA et la délocalisation d’une classe du programme grande école arriveront ensuite. Nous commençons pour cette rentrée avec une classe de 30 étudiants de B1 et 30 étudiants en alternance en B3. Nous souhaitons atteindre à terme les 700 étudiants. »

    Les recrutements ont commencé, avec déjà quelques sessions de concours (une prochaine session est prévue en juin). L’école orléanaise n’est pas encore ouverte, mais « on a déjà quelques étudiants parisiens qui ont envie de faire leur troisième année de Bachelor à Orléans. Il y a un tissu économique dynamique, notamment au niveau des plateformes logistiques ou encore dans le secteur de la banque et des services. Pour le concours, nous avons reçu plus de 200 dossiers, majoritairement d’Orléans Métropole et du Loiret, mais aussi de Tours. Il y a de belles candidatures. »

    30 % de cours en anglais !

    Aucun profil particulier n’est privilégié pour cette école affirme son directeur. Par contre, dès la sélection, le candidat comprendra vite qu’il vaut mieux parler anglais couramment, car 30 % des cours seront dispensés dans la langue de Shakespeare. Une sélection à la fois écrite et orale, qui comportera, outre cette épreuve de langue, une épreuve de logique et d’expression écrite ainsi qu’un oral où la motivation, la créativité et le projet professionnel seront testés. « On recherche un engagement, particulièrement pour le campus d’Orléans, car notre enseignement est aussi basé sur l’expérimental, à travers des entreprises étudiantes. Ici, il y a tout à créer, contrairement à Paris, où certaines entreprises étudiantes existent depuis 40 ans. » L’école étant privée, il faudra débourser 6 950 € par an pour un bachelier métropolitain. À noter qu’une partie de l’équipe de l’école sera présente lors des week-ends du Loire Art Show.

    « On discute déjà avec l’ESTP de Paris qui arrive dans un an, énonce Pierre Barreaud. Il pourrait y avoir des hybridations dans nos formations. » L’école spéciale des travaux publics de Paris (ESTP) cohabitera en effet avec l’ISC au sein de l’ex-collège à partir de la rentrée 2020. 36 élèves sont attendus pour commencer et, à l’horizon 2027, près de 300. De quoi augmenter le nombre d’étudiants en cœur de ville. Sur le campus de La Source, une grande école européenne formant des ingénieurs et managers dans le domaine du vivant est attendue aussi pour 2020, avec AgroParisTech. 30 étudiants devraient y être accueillis la première année et 110 étudiants à l’horizon 2024.

    Plusd'infos :
    www.iscparis.com
    www2.agroparistech.fr
    www.estp.fr/propos-de-lestp-paris

    Les Brèves

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        Un internat vers l’emploi

        Pour les jeunes de 18 à 25 ans

        L’EPIDE de Bourges-Osmoy est un établissement pour l’insertion dans l’emploi. Son but : accueillir des jeunes de la région de 18 à 25 ans, sortis du système scolaire sans diplôme ni qualification. L’accompagnement est global, allant de la remise à niveau scolaire jusqu’à l’éducation à la citoyenneté, dans un cadre d’inspiration… militaire.

        g.m

        Placé sous la tutelle des ministères chargés du Travail et de la Cohésion des Territoires, l’EPIDE a pour but d’aider l’insertion des jeunes de 18 à 25 ans les plus éloignés de l’emploi, avec une méthode globale passant par un internat et autour d’un projet pédagogique reposant sur une équipe pluridisciplinaire. En région Centre-Val de Loire, c’est un centre de 17 hectares basé à Osmoy, près de Bourges, qui accueille 200 à 250 jeunes chaque année. Ici, l’ambiance est d’inspiration militaire, avec levée des couleurs, vouvoiement et uniforme de rigueur. Les jeunes sont appelés volontaires. Le but n’est pas d’imiter l’armée, mais de créer un cadre structurant. « Il y a une remise à niveau pour l’enseignement général, mais aussi en culture générale. 72 % des jeunes accueillis ont un niveau inférieur à la 3e. Les jeunes suivent aussi un parcours d’éducation à la citoyenneté en lien avec des associations. Ils participent par exemple à des maraudes », explique Véronique Millet, la directrice.

        L’établissement place aussi le sport au centre de sa démarche, car « cela permet de reconquérir l’estime de soi dont manquent souvent ces jeunes. » Au programme aussi, une reprise en main de l’hygiène de vie, de la santé – avec la présence d’une infirmière – mais également un accompagnement social « au niveau du suivi budgétaire et dans les cas d’endettement. L’idée est de lever tous les freins à l’emploi. Le fait d’être en internat aide également à prendre du recul. »

        Passer son permis

        Le permis de conduire étant aussi souvent un obstacle, les « volontaires » peuvent le préparer au centre, qui dispose notamment de simulateurs. Un formateur en informatique est également présent. Les jeunes peuvent rester jusqu’à 24 mois au centre EPIDE de la région Centre-Val de Loire. « On accueille les jeunes tout au long de l’année. L’âge moyen est de 18 ans et demi et le parcours moyen est de 7 mois et demi. » Le suivi de chaque volontaire est personnalisé selon ses besoins. « Nous avons plus de 60 % de sorties positives vers l’emploi ou la formation à l’issue du parcours. »

        Dernière particularité du dispositif : les jeunes touchent une allocation de 210 € par mois, et 90 € sont « mis de côté afin de constituer un pécule à leur sortie. » Pour intégrer le centre, si l’on rentre dans les critères du dispositif, il faut remplir une demande via le site Internet ou participer à une rencontre organisée dans une des missions locales de la région. « 40 % nous connaissent par le bouche-à-oreille et 30 % par les missions locales. » ?

        Plusd'infos : facebook.com/EPIDEBourgesOsmoy18/

        L'EPIDE de Bourges Osmoy présentera son dispositif lors d'une information collective ou d'un entretien individuel à la mission locale d'Orléans, le mercredi 24 avril de 14 h à 18 h.

        Les Brèves

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            Ces métiers qui recrutent

            Formation professionnelle

            Au-delà des secteurs du bâtiment, de la restauration hôtellerie et de l'informatique, en constante demande de personnel, misez sur les métiers qui recrutent en 2019 et découvrez lesquels correspondent à votre profil, pour que votre formation débouche rapidement sur un emploi.

            lauren ricard

            Adieu les bancs de l'école ! Après avoir enfin terminé vos études, vous souhaitez entreprendre une formation professionnelle… Oui mais voilà : vous ne savez pas laquelle choisir ! Plutôt que de rester à vous morfondre pendant de longs mois une fois votre formation terminée, orientez-vous vers un métier qui recrute. Avec, à la clé, l'assurance d'une embauche rapide.

            Pour ceux qui ont un grand cœur

            Vous aimez le contact humain. Quand vos proches ont des soucis, c'est à vous qu'ils viennent se confier pour trouver du réconfort ou recevoir des conseils judicieux. Vous faites preuve de compréhension et aimez aider les gens pour améliorer leur quotidien. Et si vous deveniez éducateur spécialisé ou aide médico-psychologique ? Le premier accompagne les enfants, ados ou adultes présentant des troubles psychologiques, physiques ou mentaux, et les aide à s'insérer socialement. Après le bac ou équivalent, il faut décrocher un diplôme d'État d'éducateur spécialisé qui se prépare en trois ans. L'aide médico-psychologique ou AMP intervient auprès de personnes handicapées ou dépendantes pour les accompagner dans leur quotidien – repas, déplacements, loisirs, sorties – et les assister dans leurs traitements thérapeutiques – développement de la parole, activités d'éveil. Pour exercer le métier d'AMP, vous devez être titulaire du diplôme d'État d'accompagnant éducatif et social, dont la formation dure entre un et deux ans et est finançable par le compte personnel de formation (CPF).

            Pour les accros à l'adrénaline

            Travailler dans l'urgence ne vous fait pas peur : bien au contraire, vous adorez ça ! La pression ne vous angoisse pas, elle vous booste. Vous avez d'ailleurs toujours rêvé de sauver des vies, seulement les très longues et fastidieuses années des cursus de médecine vous ont rebuté. Pourquoi ne pas tenter de devenir brancardier ou ambulancier ? Ces professionnels de santé, formés à la prise en charge et au déplacement des patients, sont des membres indispensables des équipes hospitalières. Les aspirants ambulanciers devront posséder leur permis B depuis au moins trois ans et obtenir un diplôme d'État d'ambulancier qui s'acquiert après validation d'une formation de 18 semaines. Les brancardiers n'ont, eux, pas besoin de diplôme mais doivent obligatoirement avoir suivi une formation aux premiers secours, AFGSU1 ou PSC1.

            « partir à l'aventure, découvrir de nouveaux horizons, explorer des destinations inconnues… »

            Pour ceux qui aiment être aux commandes

            Tout petit déjà, vous jouiez au pilote, confortablement assis dans votre petite voiture à pédales ou installé sur le siège avant de l'auto de vos parents. Vous avez eu votre permis haut la main et adorez conduire… Bref, vous êtes un véritable as du volant ! Et si vous tentiez d'être conducteur de bus ou de train ? Figures clés des transports en commun, leur rôle est d'assurer le transit des voyageurs. Avec les plans antipollution qui se multiplient un peu partout en France, de nombreux usagers plébiscitent aujourd'hui ces modes de transport plus écologiques et les communes sont très demandeuses.

            Pour être chauffeur de bus, aucun diplôme n'est prérequis mais vous devrez être en possession d'un permis D – qui peut être passé dès 24 ans – ainsi que d'une formation initiale minimum obligatoire de 140 heures – soit environ un mois. Pour devenir conducteur de train, il vous faudra détenir un CFEPS, un CFES, un CAP ou un BEP de préférence technique ou un baccalauréat – toutes spécialités. Puis vous devrez suivre une formation d'un an rémunérée par la SNCF.

            Pour les grands voyageurs

            Partir à l'aventure, découvrir de nouveaux horizons, explorer des destinations inconnues… Voilà ce qui vous fait vibrer ! Pourquoi ne pas faire des voyages votre source de revenus ? D'autant plus qu'avec l'explosion de l'industrie du tourisme, vous auriez tort de vous priver ! Pour voir du pays tout en étant payé, les métiers d'accompagnateur ou d'animateur touristique sont faits pour vous. L'animateur touristique prend en charge les vacanciers durant leur séjour et leur propose des activités pour les divertir – pensez aux fameux GO du Club Med. Aucun diplôme n'est formellement requis, mais il est conseillé de détenir un BTS tourisme ou un BAFA. Parler une ou plusieurs langues étrangères – anglais, espagnol, arabe, chinois, russe – est aussi un plus. L'accompagnateur touristique ou guide accompagnateur gère le planning et l'organisation du voyage des groupes de touristes. Un BTS tourisme de deux ans, qui forme à la culture générale, à la relation client et aux langues – indispensables dans ce domaine – est généralement demandé.

            Les Brèves

            • Pour les amis des bêtes

              Vous adorez les animaux. Chat, chien, cheval, oiseau ou lapin, être auprès de nos compagnons à poils et à plumes est votre plus grand bonheur. Pour transformer votre passion en véritable profession, devenez assistant vétérinaire ou éducateur canin. En France, près d'un foyer sur deux, soit plus de trente millions de personnes, possèdent un animal de compagnie… dont il faut nécessairement prendre soin. Pour devenir assistant vétérinaire, il existe deux qualifications, accessibles dès la troisième : le titre d'auxiliaire vétérinaire certifié pour les titulaires d'un CAP et celui d'auxiliaire spécialisé vétérinaire pour ceux qui possèdent un BEPA. Dans les deux cas, vous serez en contrat d'alternance et aurez la possibilité de vous spécialiser dans différents domaines : animaux sauvages, nouveaux animaux de compagnie, toilettage, chevaux, etc. Enfin, l'éducateur canin, qui aide le maître à dresser son chien, devra détenir un brevet professionnel d'éducateur canin, seul diplôme actuellement reconnu par l'État et accessible dès 18 ans.