LE CLIN D'ŒIL

Les Brèves

    Émotion et appels aux dons dans le Loiret

    Incendie de la cathédrale Notre-Dame 

    Lundi soir, le monde entier a découvert avec effroi l’incendie qui a ravagé une partie de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Dans le Loiret, l’émotion fut aussi à son comble. Hugues Saury, ancien maire d’Olivet et éphémère président du Conseil départemental du Loiret, a cité du Charles Péguy sur son compte Facebook ; Olivier Carré a fait part de sa « vive émotion » et déploré – peut-être un peu vite – la « disparition de ce symbole de notre patrimoine ». Car malgré les dégâts considérables, la cathédrale était encore debout mardi matin, grâce au travail colossal des centaines de sapeurs-pompiers mobilisés.

    « Ça aurait pu être ta cathédrale… »

    Très touché lui aussi par la vision de ces images diffusées lundi soir en boucle sur les chaînes de télé, le père Christophe Chatillon, recteur de la cathédrale Sainte-Croix, nous a confié le lendemain matin les sentiments multiples qui l’animaient. « Hier soir (lundi, ndlr), j’étais sous le choc. C’était une tragédie. Ce matin (mardi), je me suis réveillé un peu groggy, mais je m’aperçois que beaucoup de choses ont pu être sauvegardées. Je suis plus dans la reconnaissance et dans la Foi. Notre-Dame, c’est plus que l’église-mère du diocèse de Paris : c’est un repère pour beaucoup. » Le recteur orléanais de la cathédrale Sainte-Croix s’est forcément identifié, aussi, à ce que vivait Mgr Chauvet, son homologue de Notre-Dame. « Jacques Blaquart (l’évêque d’Orléans, ndlr) m’a dit ce matin : « cela aurait pu être ta cathédrale… », poursuit Christophe Chatillon. Évidemment, on ne s’attend pas à ce que cela puisse arriver, mais comme les voûtes de nos cathédrales sont des vaisseaux de bois…. On pensait que Notre-Dame était indestructible, mais le risque zéro n’existe pas, même si nos édifices sont surveillés et sécurisés. » Selon les premières informations distillées dans la journée de mardi par le Procureur de la République de Paris, la piste accidentelle était bel et bien privilégiée. « Le feu se serait déclaré dans les combles de l’édifice peu avant 19h, au niveau d’échafaudages installés sur le toit », relatait pour sa part Le Parisien dans la même journée de mardi.

    La Région s’en mêle

    Le lendemain de l’incendie, Christophe Chatillon se disait pour sa part « très impressionné par la solidarité qui s’était manifestée, en France et à l’étranger. » Les liens vers des collectes de fonds pour sauvegarder Notre-Dame se sont en effet multipliés sur les réseaux sociaux, en plus des millions promis par les plus grandes fortunes de notre pays. François Bonneau, le président de la Région Centre-Val de Loire, a pour sa part annoncé qu’il proposerait aux élus de « voter une participation au financement de la reconstruction ». Le collectif Tous Orléans a lui demandé à la Ville d’Orléans « de relayer la campagne d’appels aux dons et proposé au conseil municipal de débloquer des fonds pour y participer. » 

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        À Orléans, les marcheurs sont déjà en campagne

        Européennes 2019 

        L e 9 avril dernier, La République en Marche a lancé sa campagne aux européennes dans le Loiret, lors d’un « meeting » à Chécy, chez Jean-Vincent Valliès, qui a rassemblé 70 personnes environ selon les organisateurs. Le lendemain, les marcheurs tractaient sur la place du Martroi pour convaincre les électeurs d’aller voter le 26 mai prochain. « On fait du concret, du simple, du direct », expliquait un marcheur présent, en insistant par exemple sur la proposition de banque européenne pour le climat reprise par la liste menée par Nathalie Loiseau.

        Des Loirétains sur la liste ?

        Le 10 avril dernier, on nous confiait en outre qu’aucune personnalité du Centre-Val de Loire, et a fortiori aucun Loirétain, n’avait été inscrit parmi les 30 premiers noms de cette liste intitulée Renaissance, qui devrait être complète dans le courant de cette semaine. Les élections européennes, c’est déjà demain, pourtant, et l’on espère d’ici là que la campagne va prendre de l’ampleur et faire oublier le débat inaudible donné par douze têtes de listes, le 4 avril dernier, sur France 2. « Il y a plein de problèmes dans cette Europe, c’est certain, mais depuis l’élection d’Emmanuel Macron, on sent un souffle nouveau », défendait cependant un militant présent la semaine dernière à Orléans et ancien attaché parlementaire à Strasbourg. « Bon, je dis ça, mais ma propre grand-mère ne savait même pas que je travaillais pour le Parlement européen. C’est vrai, on est un peu dans notre bulle…»

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