Les Brèves

  • Violence routière : Les nouveaux « barbares »

    Pour les représentants de l’ordre il n’y a pas d’autres qualificatifs pour certains automobilistes. « Ce sont de véritables meurtriers de la route » ajoute même Fabienne Lewandowski. Car si le bilan des morts est catastrophique (47 tués en 2018 contre 37 en 2017), cela ne veut pas dire pour autant que la pression policière se soit desserrée durant cette même période. D’ailleurs, pour le Loiret, ce ne sont pas moins de 2 648 suspensions provisoires de permis de conduire qui ont été prononcées contre 2 500 en 2017.

    Et les raisons restent malheureusement immuables : alcool, stupéfiants, vitesse avec, parfois, le cocktail des trois pour un même accident. Quant aux accidents sur les autoroutes, ils sont souvent à l’origine d’un manque de vigilance ou d’une somnolence.

Une situation globalement positive... mais

Délinquance dans le Loiret

Si la délinquance est en baisse dans le Loiret de 2 %, ce chiffre positif laisse néanmoins quelques items prendre de plus en plus de place. C’est le cas notamment des atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes. Si on compare cette hausse aux départements de même taille, le Loiret serait dans le peloton de tête. philippe hadef


La baisse est générale. Que ce soit dans nos campagnes ou dans nos villes, la délinquance recule. C’est le cas pour les vols par exemple (- 2,46 %) ou les cambriolages même si les chiffres sont contrastés avec une large diminution dans le monde rural, une baisse très significative (- 27 %) à Montargis et une augmentation dans la zone police d’Orléans (+ 6 %).

C’est dans le monde virtuel d’Internet que le dérapage est le plus significatif. On parle d’une explosion des plaintes pour ce nouveau type de contentieux « qui est plus difficile à traiter » confiait le général de gendarmerie Pascal Ségura.

On pourrait ainsi égrener les chiffres au fil de l’eau et se satisfaire qu’en zone gendarmerie ou police le taux d’élucidation ait considérablement augmenté (46,4 % en zone gendarmerie et 36 % en zone police). Pourtant, un élément inquiète bien au-delà de cette seule période de l’année 2018 passée au crible des statisticiens : les violences.

Elles explosent de partout et commencent à afficher une tendance lourde au fil des années sans jamais vouloir s’infléchir. Et elles sont de nature diverse. La seule statistique qui stagne est celle des violences crapuleuses.

La violence... comme une nouvelle forme de langage

Pour les autres... « Le citoyen confronté à un contentieux va faire plus rapidement usage de la force » confirme le général de gendarmerie Pascal Ségura. Une dégradation du climat social, un individualisme de plus en plus prégnant et une absence totale de respect d’autrui.

« Pour ces violences entre voisins, entre automobilistes, au sein de la famille », Jean-Marc Falcone, préfet de Région n’en fait pas mystère « on est très au-dessus de la moyenne nationale pour un département de près de 700 000 habitants ».

Reste à dissocier les différentes catégories de violences. Celles qui mettent en cause des enfants ont connu une évolution de 62 % en 2018. Il ne s’agit pas là d’un effet d’accélération des violences elles-mêmes mais plutôt d’une meilleure prise en charge grâce une collaboration de plus en plus efficace entre les forces de sécurité, le CHR Orléans et l’Éducation nationale. « On relève une dizaine de faits par jour » commente la directrice départementale de la sécurité publique, Fabienne Lewandowski.

De la même manière, les viols et agressions sexuelles progressent fortement. La parole se libère, confirment de concert Pascal Ségura et Fabienne Lewandowski. La courbe reste ainsi ascendante avec, pour 2018, 300 plaintes en zone police et 253 en zone gendarmerie.


Les Brèves

  • Orléans : Alerte cambriolage

    Lors du dernier conseil municipal, l’adjoint à la sécurité, Olivier Geffroy, est venu présenter les chiffres par extraction de l’activité des services sur le périmètre municipal.

    Pas de surprises notables puisque la plupart des faits de délinquance de proximité sont en baisse. C’est le cas pour les vols de voitures ou de deux-roues, les vols avec violence, les dégradations ou les vols simples. Une tendance qui continue à s’affirmer année après année même si les écarts deviennent plus faibles. En revanche, et la municipalité ne cesse de le rappeler, à l’occasion de cet exercice, depuis 2001, la délinquance a chuté de 73 %.

    Une réalité qui s’explique notamment par le nombre de policiers municipaux sur le terrain, l’articulation de plus en plus étroite avec les forces de police d’une part et de gendarmerie d’autre part, notamment à l’occasion d’opération d’envergure liée au trafic de stupéfiants.

    Comme le reste du département, la violence reste dans le rouge pour les raisons exprimées ci-dessus.

    Reste que les cambriolages, eux, ont connu une forte hausse en comparaison avec les zones rurales. Les habitations principales ont en effet été plus ciblées que par le passé avec une difficulté supplémentaire quand ils sont pris la main dans le sac : « un tiers des mis en cause sont des mineurs » avait expliqué la veille, en Préfecture Fabienne Lewandowski, directrice départementale de la sécurité publique.

    La municipalité ne compte pas baisser les bras pour autant et compte bien multiplier les actes de sensibilisation pour tenter d’enrayer ces raids très bien organisés en périphérie de la région parisienne.

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    Unité médico-judiciaire : protéger les victimes

    Protection de l’enfance

    Adrien Taquet, secrétaire d’État en charge de la protection de l’enfance, nommé fin janvier, a visité et assisté à la présentation d’une audition dans l’unité médico-judiciaire du CHRO. Vitre sans tain, visio-conférence mais aussi protocole adapté… tout est fait dans cette unité pionnière en France pour une meilleure prise en charge des petites victimes. G.M.


    Rien ne peut distinguer de prime abord l’unité médico-judiciaire pour les mineurs, créée en 2008 au sein du CHRO, tant la décoration et les jouets ressemblent au reste des services pédiatriques. Tout est fait ici pour permettre aux petites victimes d’être auditionnées et examinées dans les meilleures conditions. En effet, depuis 2013, une salle d’audition permet aux policiers de poser leurs questions en utilisant la vidéo pour enregistrer les réponses de l’enfant. Une vitre sans tain permet à un autre enquêteur de transcrire. Point d’uniforme, pour ne pas heurter la sensibilité des petits. Objectif : permettre une synthèse pour la justice tout en évitant à l’enfant de revivre ce qu’il a subi et surtout de devoir lui faire répéter plusieurs fois. « Il peut avoir l'impression que l'on ne le croit pas dans ce cas et se refermer » témoignent les personnels de ce service particulier.

    Des clowns dans le service

    Pédiatre et psychologue prennent ensuite le relais pour l’examen médical et aider l’enfant de deux ans jusqu’à l’adolescence. « Si un placement est décidé, parfois nous les hospitalisons 24 à 48 h, le temps de trouver une place en famille d'accueil » témoigne Barbara Tisseron, pédiatre et chef de ce service. L’an dernier, 793 réquisitions ont été faites avec ce dispositif et 196 auditions n'ont pas donné lieu à des poursuites. Autre particularité du lieu, l'intervention des clowns de l'association Le Rire médecin. « Ces enfants ont le droit aussi de rire » explique la pédiatre. « Leur intervention par contre est étudiée. Ils arrivent dans le service et s'adaptent aux réactions de l'enfant. Parfois, ils nous aident à ce que l'enfant entre dans la salle en cachant des nez de clown dedans. » Pour Nicolas Bessone, le procureur d’Orléans, ici « la Justice fait son travail sans aggraver les préjudices des uns et des autres. »

    Un équipement au Tribunal

    Au sein de l'unité, la visio-conférence permet aussi d'effectuer une confrontation entre l'enfant et l'auteur présumé des sévices, qui lui se trouve au commissariat. À Orléans, les enfants ne témoignent pas à la barre et la synthèse de l'audition réalisée dans l'unité médico-judiciaire est présentée. « Le CD peut toujours être visionné mais il est rare que la Défense le demande car c'est souvent plutôt à charge » observe Nicolas Bessone. Il n'y a que pour les adolescents qu'assister au « procès peut avoir parfois un intérêt cathartique lorsque l'accusé reconnaît notamment l'inceste. Dans l'ensemble, ce n'est pas des années de prison que les enfants recherchent mais qu'on les croit ! » Toujours dans l'idée de protéger au maximum l'enfant, Martine Brousse, présidente de l'association La Voix de l'enfant a annoncé lors de la visite du secrétaire d'État, le financement d'un dispositif de vidéo-conférence au tribunal d'Orléans. Pour Adrien Taquet qui souhaite généraliser les méthodes utilisées ici, « ce genre de dispositif innovant est absolument nécessaire. Se pose aussi la question du recueil de la parole des personnes handicapées. Il faut que l'environnement s'adapte à la victime ! »


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    • Accompagner à la parentalité

      Adrien Taquet, secrétaire d'État à la protection de l'enfance a annoncé la présentation « d'une stratégie plus précise d'ici l'été » ainsi qu'une volonté de développer la prévention, « notamment par l'accompagnement à la parentalité lors de l'entretien du quatrième mois de grossesse. » Pour développer cette stratégie, il souhaite également observer ce qui existe chez nos voisins anglais mais aussi aux Pays-Bas et au Québec.

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      Pourquoi offre-t-on des chocolats à la Saint-Valentin ?

      Fête des amoureux

      Fondants, croquants, gourmands… Les chocolats sont devenus des incontournables de la Saint-Valentin et leur fabuleux pouvoir de séduction n'est pas près de se démoder.


      Si toutes les occasions sont bonnes pour savourer quelques délicieux chocolats, la Saint-Valentin est un instant privilégié pour s'adonner à ce péché mignon. Si, selon la tradition, le 14 février célèbre le jour où les oiseaux commencent à batifoler par paires, il est avant tout le jour où l'amour et la passion se fêtent avec quelques plaisirs gourmands. En tête, sans grand étonnement, notre indétrônable favori : le chocolat. Une aubaine pour les commerçants qui constatent une explosion de leur chiffre de vente pendant le mois des amoureux, et se jettent sur l'occasion pour proposer des éditions spéciales destinées aux Valentins et Valentines. Mais d'où nous vient cette passion du chocolat ? Pour vous, nous avons retracé les origines de notre addiction à la petite douceur…

      Mélange sensuel : mots doux et chocolat

      Dès le Moyen Âge, les amoureux anglais s'envoyaient des mots doux le 14 février et s'appelaient l'un et l'autre mon ou ma Valentin(e). Mais c'est au XIXe siècle que les cartes de vœux devinrent vraiment populaires et que les chocolats firent leur entrée sur le marché des amours tumultueuses.

      Lorsque l'on vous dit « chocolat chaud », vous visualisez certainement une soirée d'hiver au coin du feu ou des bambins au saut du lit. Eh bien, vous vous méprenez ! Médecins ou hommes d'Église, nombreux ont été les puritains qui voyaient d'un mauvais œil le breuvage « échauffant les passions ». Lorsque les Espagnols ramenèrent sur le vieux continent la boisson cacaotée, la mixture était déjà chargée d'une symbolique sulfureuse et offrir des chocolats était un geste de séduction, empreint d'une grande sensualité. Il devint donc courant pour les hommes de l'époque de déclarer leur affection avec un présent chocolaté. Après tout, quelle meilleure arme de séduction pour un Don Juan ? Sexualisé et connoté, le chocolat devint l'ennemi des bonnes mœurs. Des livres de bonne conduite à destination des jeunes filles stipulaient même qu'une femme respectable ne devait en aucun cas accepter les chocolats offerts par un homme, à moins que celui-ci ne soit son fiancé.

      « Dites-le avec du chocolat »

      Puisque la croyance populaire cultivait l'idée d'un plaisir coupable à l'égard de la délicieuse gourmandise, celle-ci n'aurait pas pu accéder au rang d'incontournable du 14 février sans un petit coup de pouce marketing.

      En 1868, la célèbre marque britannique Cadbury lance la première boîte de chocolats spéciale Saint-Valentin… en forme de cœur ! Cette opération n'est pas anodine : entre les fêtes de Noël et de Pâques, la Saint-Valentin représentait une réelle opportunité pour les chocolatiers confrontés à une période creuse. Il suffit ensuite aux publicitaires de se réapproprier les pouvoirs légendaires et le statut controversé du chocolat. De péché, il devint aphrodisiaque. Mais la légende contemporaine ne fait en réalité que réactiver un mythe ancestral : selon les Aztèques, le chocolat avait pour but d'améliorer les performances sexuelles en renforçant la passion amoureuse ! En réalité, ne serait-ce pas tout simplement l'effet de la dopamine que notre cerveau produit lorsque nous prenons du plaisir ? Sentir le chocolat fondre sous la langue stimule en effet cette petite molécule qui nous rend heureux… et accro !


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