Les Brèves

    « Il ne faut pas que les gens se disent qu’ils n’ont pas pu participer ! »

    Grand débat national

    Du 15 janvier au 15 mars, les Français peuvent s’exprimer sur Internet, à travers des cahiers de doléances et des réunions publiques sur quatre thèmes : fiscalité et dépenses publiques, l’organisation de l’État et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté.  

    Lancé depuis la mi-janvier à l’initiative du président de la République, même s’il a été rejeté par de nombreux Gilets Jaunes et qu’il soulève des critiques de la part de certains élus, le Grand débat national a su en tout cas mobiliser les Loirétains. « 80 débats ont été ou vont être tenus dans le département, c’est un chiffre important. Nous faisons partie des départements qui organisent le plus de débats » observe Taline Aprikian, directrice de cabinet du préfet du Loiret et référente du Grand débat national dans le Loiret, qui voit dans ce chiffre « une appropriation » de l’initiative. Le département s’inscrit donc dans le top 10 des organisateurs de débats au même titre que des départements franciliens.

    Des initiatives d’élus

    Côté pratique et organisation, globalement, plus que les associations pour le moment, les élus « restent la main invisible. ils proposent une salle et choisissent une date » et « nous trouvons un animateur. Nous avons une cinquantaine d’animateurs volontaires venant souvent de la fonction publique ou des jeunes retraités de l’Éducation nationale ainsi que des personnes engagées dans la vie citoyenne. Mon rôle est de jouer les facilitateurs. » Les associations ne sont pas en reste non plus comme le prouvent les réunions proposées par Parentr’aide et Petites Graines, association d’entraide entre parents, à Fleury ou encore le GAGL45, Groupe Action Gay et Lesbien du Loiret-Centre LGBT d’Orléans.

    Pour ce qui est de la répartition des réunions sur le territoire, « en tant que référente, le 15 mars, il ne faut pas que les gens se disent qu’ils n’ont pas pu participer car il n’y avait pas de réunions organisées à proximité de chez eux. Nous allons regarder la répartition des réunions et relancer éventuellement le tissu local des territoires où il n’y en a pas eu. »

    Et la synthèse ?

    Pour rappel, les réunions publiques ne sont pas la seule voie d’expression, il y a également des cahiers de doléances présents dans certaines mairies comme celle d’Orléans ou encore celle de Fleury ainsi que la plateforme sur Internet. Mais quid de la synthèse de tout cela ? « Elle se fait au niveau national », placée sous le contrôle d’un collège composé de cinq garants indépendants du Gouvernement et reconnus pour leur engagement au service de l’intérêt général. Cette question de la synthèse revient régulièrement. Dernièrement, c’est au tour du sénateur loirétain PS Jean-Pierre Sueur, vice-président de la commission des lois de réagir par voie de communiqué en indiquant « qu’il sera indispensable de confier les conclusions du "grand débat" à une "conférence sociale" rassemblant tous les partenaires sociaux – comme il y eut, dans le passé, des "Grenelle" mais aussi à "une conférence territoriale associant pleinement les élus et représentants des collectivités territoriales" et "à une conférence associative” rassemblant notamment les associations qui luttent contre la précarité et l’exclusion. » Pour ce sénateur, pas question non plus d’exclure les Gilets Jaunes de cette synthèse. Quant à ce qu’il deviendra de cette « conclusion », référendum, restitution, pacte économique, social et environnemental, comme on peut le lire sur le site Internet du gouvernement… l’affaire est à suivre dans les mois qui viennent.

    Plus d'infos

    Prochains débats à Orléans, le 7 février, à 19 h 30, à la salle Eiffel et le 8 février à 19 h 30 salle Yves Montand. Toutes les dates et lieux des prochains débats organisés sur www.granddebat.fr

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      • 17 M€

        C’est le budget consacré (hors gros projets comme le passage à l’électrique des bus TAO) aux actions du Plan Climat 2019-2025.

      La Métropole bientôt territoire à énergie positive !

      Plan climat

      Le conseil métropolitain a voté à l’unanimité les actions de son Plan Climat, jeudi 31 janvier. Objectif : faire de l’Orléanais un territoire à énergie positive et 100 % renouvelable d’ici 2050. La première étape devrait déjà permettre de faire baisser la consommation d’énergie de 12 % d’ici 2025. 

      « C’est une délibération importante. La Métropole affiche une ambition volontariste en tendant à devenir un territoire à énergie positive et 100 % renouvelable d’ici 2050 » expliquent Christian Braux, vice-président d’Orléans Métropole délégué à l’environnement et Christian Dumas, vice-président délégué à l’énergie et à la transition énergétique, « six axes stratégiques sont développés dans ce plan d’actions : les bâtiments, l’énergie, l’urbanisme, la mobilité, la gouvernance et l’accompagnement. »

      Une plateforme territoriale

      Parmi les chantiers initiés, il y a l’élaboration d’une plateforme territoriale permettant de recenser les dispositifs existants en matière de rénovation énergétique à destination des particuliers comme des entreprises. « L’idée est de collaborer avec la Région et l’ADIL-Espace Énergie. » Le but étant d’offrir à tous une meilleure visibilité de l’offre existante. Un travail de conception qui devrait être achevé pour les prochaines élections. L’objectif étant une rénovation thermique massive des bâtiments résidentiels et tertiaires, de l’ordre de 2 500 logements rénovés par an soit 75 000 d’ici 2050. Autre levier pour les élus, l’amélioration énergétique des bâtiments publics aussi bien en termes de construction que de rénovation.

      Énergies renouvelables

      Parmi les 32 actions du Plan climat, on trouve la réalisation d’un schéma directeur de l’énergie mais aussi l’établissement d’un inventaire cartographique multi-énergies renouvelables. « On sait qu’il y a un potentiel dans la métropole au niveau du photovoltaïque et de la géothermie » commente Christian Braux, « souvent on dit que cela va coûter plus cher mais comme pour l’isolation avec des constructions bois/paille, on sait qu’il y a des retours sur investissement extrêmement rapidement. »

      Pour l’élu, il y a aussi matière à récupération énergétique dans la valorisation de l’énergie produite par « l’UTOM avec l’incinération des déchets ou encore celle d’usines comme Duralex avec son four. » La mobilité est aussi l’un des volets de réduction des émissions de gaz à effet de serre utilisés dans cette première étape du plan d’actions. L’occasion de rappeler que la Métropole a fait le choix de passer l’intégralité de la flotte de bus en 100 % électrique d’ici 2024. Pour les élus, il y a également une amélioration des franchissements de Loire à réaliser pour les piétons et les vélos mais aussi le réaménagement de la RD2020 en faveur des modes alternatifs à la voiture. Sur ce point, Orléans Métropole est ambitieuse car l’idée est d’augmenter d’ici 2050 la part des déplacements en vélo de 107 %, les trajets pédestres de 44 % et ceux en transport collectif de 53 %... tout en baissant de 17 % la part de la voiture. Une réalité qui ne pourra prendre corps que si les habitants en sont acteurs, d’où la volonté de les accompagner dans le changement de leur pratiques. « Il faut assurer la montée en compétences des habitants comme de l’ensemble des acteurs du territoire sur les questions liées à la transition » insiste Natacha Billet, la directrice de l’environnement et des risques d’Orléans Métropole. Pour l’heure, le plan d’actions du Plan climat devra être validé par la DREAL Centre-Val de Loire au mois de février. Une consultation publique aura lieu ensuite au printemps (mai-juin).

      Les Brèves

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        • Un pôle unique en France

          CybeleTech n’est effectivement pas arrivée par hasard à Orléans. Outre la diversité des végétaux (lire ci-contre), avant même l’installation de l’entreprise sur notre territoire, Jean-Joseph Lambert avait été convaincu également de l’avenir qu’offrait ce territoire à son entreprise. À cette époque, Xavier Beulin se prépare à lancer l’Open Agrifood. Un événement majeur et unique rassemblant toute la filière de l’agriculteur au consommateur qui continue à faire sa place au cœur des grandes manifestations nationales.

          Et c’est autour d’une table où l'on pouvait trouver Serge Grouard, alors député-maire d’Orléans, Xavier Beulin et Jean-Joseph Lambert (pour ne citer que les principaux protagonistes) que le projet du Campus AgreenTech Valley est esquissé.

          Pour la société parisienne, c’est un argument de poids qui pérennisera sans nul doute sa présence à Orléans et, pour la Métropole un superbe marqueur d’innovation au cœur d’un problème de société majeur.

          Ce pôle d’excellence international qui regroupera CybeleTech, bien sûr, les unités scientifiques déjà implantées à proximité mais également AgroParisTech, l’institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement, sans compter les entreprises et centres de recherche privés qui voudront profiter de cette émulation bouillonnante, devrait prendre une forme concrète dès septembre 2020. Une belle aventure se prépare... pour l’avenir même de l’humanité tout entière.

        Avec CybeleTech, Orléans s’offre une place à l’international

        Agriculture et nouvelles technologies

        Initialement installée à Montrouge, en région parisienne, CybeleTech est venue assurer son développement à Orléans, au sein du Lab’O et ce pour une raison pleine de pragmatisme : « dans un rayon de 30 km, le nombre de végétaux en culture est unique en France et probablement en Europe » explique son dirigeant. C’est donc à Orléans que technologie et agriculture s’apprêtent à trouver les solutions à toutes les inquiétudes des consommateurs tout en optimisant le rendement (et donc le revenu) des agriculteurs, maraîchers, horticulteurs, vignerons, etc...

        Philippe Hadef

        L'avenir de l’agriculture du nouveau millénaire qui consisterait à retrouver le goût, la qualité nutritionnelle, le rendement, tout en limitant les intrants et le coût de production est probablement en train de naître à Orléans. Cette avancée considérable, on la doit à l’arrivée au Lab’O – dès son inauguration – de la société CybeleTech et à un environnement exceptionnel.

        Si l’actuel dirigeant de l’entreprise, Jean-Joseph Lambert était un ami proche du regretté Xavier Beulin (ancien président de la FNSEA notamment) et lui-même originaire d’Orléans, ce n’est pas à ces liens territoriaux que l’on doit l’implantation de cette start-up mais plutôt à une particularité de notre territoire. « C’est en effet le seul lieu en France et peut-être en Europe où se trouve rassemblé le plus grand nombre de variétés végétales en production. Avec, de surcroît des espèces que l’on peut rencontrer autant dans le nord de la France que dans le sud » précise Jean-Joseph Lambert. Une situation qui a tout aussi logiquement créé un écosystème d’entreprises spécialisées, de centres de recherche publics et privés qui sont autant de partenaires potentiels pour cette entreprise en fort développement.

        Nouvelles technologies et agriculture, pourquoi ?

        Pour une raison simple et qui semble aujourd’hui rassembler tous les acteurs : l’agriculture sera, dans les vingt prochaines années, une des filières les plus innovantes. Une réalité qui s’est imposée à tous récemment comme en témoigne Jean-Joseph Lambert : « en 2011, nos prospects avaient plutôt tendance à vouloir appeler le SAMU que de passer commande ». C’est souvent la réaction habituelle quand un chercheur ou une entreprise anticipe des besoins qui sont émergents mais encore en décalage avec la réalité du terrain au quotidien. « Aujourd’hui, c’est une évidence pour tout le monde » ajoute-t-il, lui qui est à la tête d’une société qui réalise déjà 1,2 million d’euros de chiffre d’affaires (avec une prévision de 1,8 million d’euros pour 2019) et emploie quinze personnes – avec des recrutements toujours en cours –. Et même s’il est positionné sur un marché qui, aujourd’hui, est plus concurrentiel que jamais, CybeleTech a pu vérifier, au cœur de la Californie, lors d’un salon qui pourrait être l’équivalent de notre salon de l’agriculture parisien mais destiné aux seuls semenciers, que l’entreprise orléanaise a conservé sa longueur d’avance.

        Les mathématiques ont fait la différence

        Cette avance, CybeleTech la doit aux mathématiques ou plus précisément à deux « matheux » sortie de « Normale Sup’ ». Alors que Jean-Joseph Lambert est directeur de la prospective et des nouvelles technologies chez Novartis Agro, il fait la connaissance de deux mathématiciens, Paul-Henry Cournede et Christian Sagnez qui développent une nouvelle approche mathématique pour calculer la croissance des plantes en agrégeant tous les paramètres qui peuvent faciliter ou perturber celle-ci. Un algorithme a ainsi émergé de ces deux têtes pensantes auquel Jean-Joseph Lambert a ajouté sa connaissance du milieu agricole. Un rapprochement de deux mondes très différents mais qui ont trouvé une totale complémentarité. « On peut maintenant accompagner l’agriculteur au quotidien notamment dans trois grands domaines que sont : la sélection variétale, l’optimisation de la production ainsi que la première phase de transformation ».

        On en vient notamment à se demander si l’agriculteur lui-même n’est pas en capacité de comprendre son sol, d’avoir une expertise de ses parcelles... Et de fait, quel besoin a-t-il de toute cette technologie. Et Jean-Joseph Lambert de partager une métaphore qui donne tout son sens à sa démarche : « Un médecin, quelle que soit son expérience, sera plus à même de faire des diagnostics en amont s’il bénéficie des technologies actuelles. Pour l’agriculteur c’est exactement la même chose ». Les nouvelles technologies viennent ainsi compléter les valeurs humaines et l’expertise empirique de l’agriculteur.

        Changement climatique en toile de fond

        Reste que cet algorithme et les technologies qui permettent d’expertiser les sols ne sont pas les seules applications développées. Récemment, c’est chez un producteur de tomates sous serre que CybeleTech est venue apporter son expertise. Cette fois il s’agissait, comme pour tous les autres produits, d’être performant sur le goût, sur la qualité mais aussi sur les dépenses énergétiques d’une telle installation. « Cela permet au producteur de créer de la valeur ajoutée » confirme Jean-Joseph Lambert.

        Enfin, si cette technologie déployée avait pu avoir des effets très bénéfiques par le passé, avec le réchauffement climatique, c’est aujourd’hui un challenge véritable à dimension planétaire de s’adapter tout en conservant ce qui fait l’essence du produit, sa qualité nutritionnelle, son goût et, pour l’agriculteur, un rendement suffisant pour vivre dignement de son travail. « Adapter les espèces au changement climatique est un challenge incroyable et passionnant » confirme Jean-Joseph Lambert.

        Mais une autre étape attend ce chef d’entreprise qui a construit son expérience au fil des décennies : préparer l’avenir de l’entreprise. Car quand on lui parle d’avenir, il explique non sans humour mais avec sérieux qu’il se voit à la retraite d’ici dix ans au plus. Mais d’ici là, il souhaite continuer le développement, assurer la pérennité de la structure et continuer à transmettre de l’envie avant de passer la main.

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          • Quelques chiffres !

            Alors que le taux des personnes âgées de 65 à 69 ans qui utilisent Internet est en progression, le nombre d’utilisateurs diminue nettement à partir de 70 ans. Il est de 66 % pour les 70-74 ans, 50 % pour les 75-79 ans, 38 % pour les 80-84 ans, et seulement de 13 % pour les plus de 85 ans (source CREDOC). Pour ce qui est du bus numérique en région Centre-Val de Loire, la moyenne d’âge des participants est de 70 ans, mais la doyenne a 93 ans ! À noter que le projet a coûté 495 000 €.

          Seniors, en route pour le numérique !

          Le bus numérique

          Depuis maintenant un an, le bus numérique sillonne la région Centre-Val de Loire avec un seul but : accompagner les retraités dans l’apprentissage du numérique. Rencontre avec Quentin Plessis, son formateur, lors de l’escale à Saint-Denis-en-Val !

          Mathias Perez

          À l’heure où la plupart des démarches administratives se font en ligne, être « déconnecté » constitue un véritable handicap, et la maîtrise des nouvelles technologies devient donc incontournable. Face à ce constat, et dans le cadre de leur promotion du « bien vieillir », les caisses de retraite (Carsat, MSA, RSI, CRCAS Agirc Arrco) ont fait appel à la société Solutions Vie Pratique pour animer des ateliers numériques gratuits dans un bus itinérant. À bord de celui-ci, douze postes informatiques font face à un écran géant devant lequel un formateur prodigue ses précieux conseils. Sur le toit, une antenne satellite lui permet d’être connecté sur tout le territoire.

          La région Centre-Val de Loire se classe parmi les régions les plus âgées, et les seniors restent les moins équipés en outils informatiques par rapport au reste de la population. Ils peuvent donc avoir besoin d’un accompagnement pour s’approprier les différents appareils, et être guidés dans leur utilisation.

          « Vous n’êtes pas nuls ! »

          « Le matin, nous proposons une session d’initiation pour les grands débutants, explique Quentin Plessis, le formateur du bus numérique. On reprend tout à zéro en apprenant à maîtriser un clavier et une souris. Certains sont véritablement tétanisés devant un ordinateur. Le but est donc de les rassurer, et de leur montrer qu’ils sont tout à fait capables. » L’après-midi, place à l’atelier de perfectionnement. Au programme : consulter sa messagerie, envoyer ou télécharger une pièce jointe, Google Traduction, et bien d’autres sujets… « Le programme reste très souple, précise Quentin. Je commence toujours par faire un tour de table, et je personnalise ensuite la formation en fonction des besoins et des souhaits du groupe. » Ce jour-là, à Saint-Denis-en-Val, les huit participants avaient en effet de nombreuses interrogations, et tous avaient une peur bleue du piratage informatique et des achats en ligne. « Mon but est justement de les rassurer à ce niveau-là, et de leur prouver qu’Internet n’est pas si dangereux que ça, raconte le formateur. Je leur montre donc comment faire des achats sécurisés, tout en leur expliquant comment déjouer les arnaques. » Un enseignement qui semble d’ailleurs porter ses fruits. « J’ai Internet mais je m’en sers très peu, explique Armelle, une participante de 70 ans. J’avais vraiment peur d’appuyer sur de mauvais boutons. La formation m’a fait beaucoup avancer et j’en ressors bien plus confiante. » Monique, quant à elle, est heureuse d’avoir découvert le site BlaBlaCar, et compte bien l’utiliser pour aller voir son fils dans le midi. « Faites vous confiance, répète Quentin tout au long de ses ateliers. Vous n’êtes pas nuls, vous êtes juste débutants. De toute façon, on ne fait jamais de vraies bêtises sur Internet, et je n’ai jamais vu d’ordinateur exploser parce qu’on avait appuyé sur les mauvais boutons ! »

          Un lieu intimiste

          Francis, 80 ans, ressort également satisfait de la formation. « Internet est devenu véritablement indispensable, et je vais pouvoir maintenant y consacrer bien plus de temps, sourit l’octogénaire. C’est un outil vraiment sensationnel ! » Même enthousiasme chez Monique : « C’était parfait ! L’atelier était vraiment intéressant, et le formateur était très clair ! ».

          Infographiste et web-master de formation, Quentin est formateur depuis maintenant sept ans. Avant de travailler pour le bus numérique, le trentenaire formait déjà des retraités. « Ils n’ont pas les mêmes attentes que les professionnels, explique Quentin. En formation pro, on a un déroulé et on s’y tient. Alors que là, il faut être bien plus à l’écoute des gens, et on est obligé de s’adapter à eux. »

          « Le but est donc de les rassurer, et de leur montrer qu’ils sont tout à fait capables. »
          Quentin Plessis, formateur du bus numérique

          Une question se pose alors : comment solliciter la venue du bus ? Les mairies, les associations ou tout autres partenaires qui souhaitent accueillir le bus sur leur territoire peuvent en faire la demande directement auprès du coordinateur à l’adresse suivante : contact45@sas-svp.fr. Pour les particuliers, les inscriptions se font en mairie. Son concept de bus itinérant rend la formation accessible à tous, quel que soit le lieu géographique, même dans les zones rurales très isolées. À noter d’ailleurs que le bus est équipé d’une plateforme d’accès aux personnes à mobilité réduite. « Le but est également de ramener un peu de lien social entre les gens, assure Quentin. C’est important d’être à l’écoute des participants et de les mettre à l’aise. D’ailleurs, le bus a un petit côté intimiste. C’est un lieu clos, dans lequel personne ne nous voit, et qui prête donc à la confidence. » Le bus numérique est malheureusement victime de son succès. Il est en effet complet jusqu’à mi-avril, et aucune nouvelle date n’est encore annoncée pour le Loiret.

          Les Brèves

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            • Des pièces jaunes utiles !

              L’opération Pièces Jaunes continue ! Des tirelires sont disponibles dans tous les bureaux de Poste jusqu’au 16 février. Il est également possible de faire un don en ligne sur piècesjaunes.fr ou par SMS en envoyant DON au 92 111 pour faire un don de 5€. Enfin, il y a encore la voie postale à l’adresse : Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, 13 rue Scipion, 75 005 Paris à l’ordre Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France.

              Pour la Région Centre-Val de Loire, les Pièces Jaunes ont permis de financer 275 projets depuis 1989 pour un montant de 2 602 869 € dans les différents services pour enfants et adolescents des hôpitaux de la région. 

            Les pièces jaunes aide les hôpitaux du Loiret

            Fondation

            La Fondation des hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France qui organise Les Pièces Jaunes fête ses 30 ans avec une grande tournée dans toute la France. Mercredi 30 janvier, elle faisait étape au NHO pour visiter notamment l'un des projets soutenus, la maison d'accueil hospitalière mais c'est loin d'être le dernier.

            G.M 

            Même si Chimène Badi manquait à l’appel (car elle devait se produire en concert mais n’a pu venir en raison de la neige), le hall de l'hôpital d'Orléans avait une allure bien plus festive qu'à son habitude, mercredi 30 janvier, avec les animations concoctées par Théo et Baptiste, deux étudiants de Polytech' Orléans et de Droit, mobilisés depuis quatre ans pour les Pièces Jaunes et qui en sont aujourd'hui les ambassadeurs locaux. Une journée de fête à l'occasion des 30 ans de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France qui pilote depuis 1991, l'opération Pièces Jaunes. Une initiative nationale mais qui a des applications bien locales ! En effet, « une soixantaine de projets ont été subventionnés à l'Hôpital d'Orléans depuis 1993 », soulignait Jean-Robert Chevallier, directeur adjoint de l’hôpital en présence d’Anne Barrère, secrétaire générale adjointe de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France et de Danuta Pieter, déléguée générale de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France. Des lits pour les parents accompagnant l'enfant malade dans les services en passant par des pompes pour doser les analgésiques afin de gérer la douleur, à l’acquisition de housses adaptées pour les incubateurs de néonatologie ou encore la salle d’attente en service pédiatrique… les petites pièces sont fort utiles pour aider à l’amélioration des conditions d’accueil des petits malades et de leur famille. Dernier projet et non des moindres : une aide de 320 000 € au financement de la Maison d'accueil hospitalière.

            320 000 € pour la maison d’accueil hospitalière

            Le projet est porté par l'association Môme, présidée par Jean-Pierre Gushing, ancien directeur général du CHRO. Ce lieu qui a ouvert ses portes en novembre dernier permet d’accueillir des familles d'enfants hospitalisés mais aussi celles de personnes en gériatrie moyennant une nuitée à 37 €, petit déjeuner compris ! Le lieu étant situé aux portes de l'hôpital afin de faciliter l’accès aux services de soins. « Nous avons signé une convention avec l’Assurance Maladie, la Carsat et la Mutualité sociale agricole qui permet une prise en charge à hauteur de 75% de la nuitée pour des personnes notamment bénéficiaires de la CMU » expliquait Jean-Pierre Gushing lors de la visite de la Maison en présence des membres de cette fondation qui a participé à hauteur de 15% du budget nécessaire à la construction du lieu. « Nous sommes un formidable accélérateur » estimait Anne Barrère, secrétaire générale adjointe de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France, « 30 ans après la création de la fondation, on a toujours besoin de nous ! »

            Des projets dans le Loiret

            Le Nouvel hôpital d'Orléans n'est pas le seul bénéficiaire du soutien de la Fondation Hôpitaux de Paris-Hôpitaux de France dans le Loiret. « D’ici 15 jours, l’Hôpital Georges Daumézon doit recevoir une structure de jeux aidée à hauteur de 10 000 € » indique-t-on du côté de la Fondation. Il y a également la participation au financement d’un minibus pour les adolescents de l’hôpital psychiatrique ou encore à l’aménagement d’une salle multi-sensorielle en pédopsychiatrie à l’hôpital d’Amilly. 

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