Les Brèves

    Dernière carte de la formation pour la Région ?

    ORGANISATION

    Avec la réforme de l’apprentissage, la dernière carte des formations professionnelles initiales a été présentée par la Région en session plénière. 58 nouvelles formations en apprentissage seront ouvertes à la rentrée 2019 soit 856 places de plus !  

    Avec la loi du 5 septembre 2018, la Région ne dispose plus de la compétence générale en matière d’apprentissage. Elle opère donc son traditionnel rôle de régulateur – tel que nous le connaissons – de l’offre de formation pour la dernière année car désormais les Régions devront définir avec les branches professionnelles une stratégie « non prescriptive » de développement de l’apprentissage. Au 1er janvier 2020, les subventions attribuées aux CFA seront remplacées par un financement au coût-contrat fixé par les branches professionnelles. La gouvernance en matière de d’apprentissage sera quant à elle assurée par France Compétences, une nouvelle instance en charge d’assurer la péréquation des fonds, où siégera la Région.

    Même si la Région a dénoncé cette réforme craignant avec cette « libéralisation forte » un déséquilibre tant au niveau géographique qu'au niveau des publics, « nous n'abdiquons pas ! » précise Cathy Münsch-Masset, vice-présidente en charge de l'orientation, la formation et l'emploi. « Nous avons la compétence économique, ce qui nous permettra de dresser des cartographies des besoins en matière de formation et en tiendrons compte pour les financements des contrats. Nous allons avoir un rôle de veille et allons lancer, par exemple, un groupe de réflexion autour des métiers de l'environnement : BTP, énergie, agriculture... »

    Des places en plus

    Pour l’heure, la carte régionale des formations pour la rentrée 2019 continue de miser sur l’apprentissage avec l’ouverture de 58 nouvelles formations soit 856 places de plus. En effet, l’apprentissage a connu à la rentrée 2018 une hausse de 5,19 % par rapport à la rentrée précédente, notamment pour les niveaux supérieurs. « Nous avons eu beaucoup de demandes d'ouverture de la part des établissements. » Les ouvertures concernent 11 titres professionnels (161 places) dont 3 dans le BTP (44 places), 2 dans l’industrie (32 places ) et une en restauration (12 places). 2 formations sont en lien avec le développement durable : construction bois et gestion de l’eau (13 places), 6 formations en lien avec l’industrie et la métallurgie (78 places) et 2 formations avec le numérique (40 places). Le Loiret bénéficiera ainsi de 17 ouvertures de formations et de 274 places supplémentaires. Au niveau apprentissage, les domaines concernés par les ouvertures sont variés et vont de la formation d’ambulancier aux places de Master 2 Staps dédié à l’événementiel pour Orléans. 

    Plus d'infos

    Du 10 au 12 janvier, au Parc des Expositions d’Orléans, de 9 h à 17 h. Programme complet sur http://www.onisep.fr/Pres-de-chez-vous/Centre-Val-de-Loire/Orleans/Agenda-de-l-orientation/Salons-et-Forums/Les-8-forums-de-l-orientation-en-region-Centre-Val-de-Loire/Forum-de-l-Orientation-d-Orleans

    Les Brèves

    • Des forums de l’orientation !

      Du 10 au 12 janvier, l’orientation est à l’honneur au Parc des Expositions d’Orléans. Ce rendez-vous ne s’adresse pas seulement aux jeunes, il concerne aussi les salariés et demandeurs d’emploi, le 12 janvier ! Au programme : une découverte des métiers qui recrutent grâce à des films d’immersion en réalité virtuelle, une expo sur la mixité des métiers… Le salon portera sur le thème de l’innovation, la recherche et sur les métiers d’avenir avec un espace dédié. Un focus est aussi réalisé sur l’industrie et les métiers du numérique. Le samedi, place aux débats avec la possibilité de découvrir les étapes clés pour s’inscrire dans Parcoursup à 9 h ou encore tout savoir sur la prépa à 11 h et les changements en matière d’apprentissage à 16 h. Rendez-vous également pour un débat sur la reconversion à 13 h. Des ateliers sur la recherche de stage ou la réalisation d’un C.V. seront aussi proposés. 

    Les Brèves

    • Les bonnes adresses du département

      Dans le Loiret, plusieurs établissements de formation de qualité sont à la disposition des personnes désirant exercer l’un des nombreux métiers de l’hôtellerie-restauration. Il s’agit du CFA de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loiret à Orléans, du lycée hôtelier de l’Orléanais à Olivet, du lycée des métiers Jean de la Taille à Pithiviers et du lycée hôtelier Saint-Louis de Montargis.

    L’hôtellerie-restauration fait-elle toujours recette ?

    Formation 100 % réussite professionnelle

    Pour les professionnels du secteur, c’est un peu la soupe à la grimace. Ils ont du mal à attirer et conserver les jeunes dans le métier. Pourtant, les opportunités ne manquent pas en termes de rémunérations et d’opportunités de carrière.

    Guillaume Torrent

    Selon les chiffres publiés par Pôle Emploi pour la période de janvier à septembre 2018, 1 237 offres d’emploi, dont 68 % en CDI, ont été proposées dans le secteur de l’hôtellerie-restauration dans le Loiret. Et pourtant, près de la moitié de ces projets de recrutement ont été jugés difficiles par les chefs d’entreprise. Ainsi, s’il semble suffire de traverser la rue pour trouver un emploi dans la restauration, on touche du doigt le problème épineux du secteur. Si on y recrute majoritairement en CDI, qu’il existe un vrai besoin de profils variés, le marché demeure toutefois en tension et les difficultés d’attirer les jeunes et de les conserver sont présentes. Gilbert Guttin, président de l’Umih 45, avance quelques explications au sujet de ce constat amer d’une profession qui ne semble plus faire rêver les jeunes : « En premier lieu, c’est un métier où l’on doit travailler lorsque les autres s’amusent. Le travail se fait en coupure avec un service le matin et un autre le soir. On voit des apprentis arrêter à la fin de leur cursus ou encore d’autres au bout de 5 à 6 ans de métier lorsqu’ils considèrent que c’est compliqué de concilier leur activité avec leur vie personnelle ». Dans le Loiret, qui compte 1 500 établissements tous confondus, il manque environ 200 serveurs et 250 cuisiniers.

    Mettre les petits plats dans les grands

    Du côté des centres de formation, et notamment du CFA de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat du Loiret, qui regroupe 1 200 apprentis dont 300 en hôtellerie-restauration, on atteste de la motivation des jeunes tout en pointant la difficulté de leur insertion sur le marché du travail. « Nous avons des offres de la part des professionnels d’un côté et de l’autre des jeunes en recherche, mais nous avons du mal à rapprocher les deux », souligne son directeur Jérôme Kohn. Toujours est-il qu’un effort est fait pour favoriser l’employabilité des apprentis de ce CFA. Les candidats sont accompagnés dans la mise en relation avec les employeurs tandis que l’accent est mis sur l’excellence et l’innovation culinaire : « Nous travaillons notamment sur la formation au service, métier qui attire moins que la cuisine, avec des modules sur la découpe du fromage, la présentation du vin ou encore la préparation du café ». Avec la réforme de l’apprentissage, qui devrait être mise en place au premier trimestre 2019, la situation pourrait par ailleurs s’améliorer puisque désormais un contrat pourra être signé à tout moment de l’année, et non plus uniquement de septembre à novembre, pour une durée de six mois à trois ans. Ce serait ainsi une opportunité pour un jeune désirant se réorienter dans son parcours d’étude en cours d’année, par exemple au mois de janvier, de choisir l’hôtellerie-restauration.

    « c’est un secteur où l’on peut encore évoluer et arriver à la direction d’un établissement en ayant débuté par un cap »
    Gilbert Guttin de l’Umih 45

    Réunir les bons ingrédients

    La profession a déjà réussi à faire changer quelque peu son image en faisant tomber quelques clichés encore trop souvent collés à sa peau comme des horaires très denses, des salaires peu élevés et des contrats à durée déterminée. « Nous travaillons à la valorisation de nos métiers afin de mieux les faire connaître auprès des candidats potentiels, de l’Éducation nationale, des familles et des partenaires de l’emploi. C’est un secteur où l’on peut encore évoluer et arriver à la direction d’un établissement en ayant débuté par un CAP », confie Gilbert Guttin de l’Umih 45. L’hôtellerie-restauration, c’est aussi un secteur dans lequel on peut vivre de sa passion et voyager pour aller exercer dans divers établissements de France ou à l’étranger. Ce sont des opportunités pour les jeunes d’acquérir de l’expérience et d’ajouter des lignes supplémentaires à leur CV. Les professionnels du secteur savent qu’ils ont encore à faire pour séduire les jeunes, potentiels futurs repreneurs de leurs établissements. C’est un travail qu’ils mènent avec l’ensemble des acteurs du tourisme car une mobilisation de toutes les forces vives est nécessaire. Au-delà de la santé et de l’attrait de l’hôtellerie-restauration, c’est en effet la question de l’attractivité touristique du département qui est en jeu.

    Les Brèves

      Les Brèves

      • Une nouvelle formation déploie ses ailes

        Le lycée professionnel agricole de Beaune-la-Rolande dans le Loiret prévoit de lancer pour la rentrée scolaire 2020 un Certificat de Spécialisation Apiculture en alternance. Ce diplôme post-bac d’un an mêlera cours théoriques au lycée et pratique dans une exploitation apicole professionnelle en région Centre-Val de Loire ou hors région. Le contenu des enseignements est construit en partenariat avec les acteurs de la filière apicole régionale. À son issue, le diplômé pourra gérer un cheptel et conduire des ruchers.

      La filière apicole a-t-elle le bourdon ?

      Formation apicultrice

      Apiculteur, c’est un métier de passionnés, qui ne laisse rien au hasard. Entre idées préconçues et réalité du terrain, travailler aux côtés des abeilles est pourtant encore un projet de vie pour des jeunes ou des personnes en reconversion.

      Guillaume Torrent

      Branche plutôt méconnue de l’agriculture, la filière apicole n’a pas forcément l’image, auprès du grand public, en adéquation avec le quotidien de ces hommes et de ces femmes qui sont à certains moments de l’année jour et nuit auprès de leurs ruches pour les besoins de leur activité. Permet-elle d’avoir un revenu décent ? Quelles sont les contraintes techniques, financières et les éléments avec lesquels il faut savoir composer ? Si être apiculteur professionnel ne s’improvise pas et demande de faire face à des imprévus climatiques ou environnementaux pouvant mettre en péril les ruches, c’est surtout un métier de passionnés par la nature, demandant une grande technicité, et très divers dans ses missions. La Région Centre-Val de Loire regroupe 4 000 détenteurs de ruches, dont 70 sont des apiculteurs professionnels. À eux seuls, ils produisent les deux-tiers du miel de la région, soit environ 1 000 tonnes par an. « Pour espérer en faire son activité principale, il faut au moins compter 200 ruches. Pour un jeune qui souhaite mener un projet de vie, 500 à 600 ruches est un chiffre minimum », souligne Didier Alessandroni, apiculteur professionnel depuis sept ans à Saint-Florent dans le Loiret, après 25 ans passés dans l’industrie du papier, et président de l’ADAPIC (Association de Développement de l’Apiculture du Centre).

      S’y frotter sans se piquer

      On l’aura compris, on ne se lance pas sans préparation dans l’aventure de l’apiculture professionnelle ! En premier lieu, la formation est essentielle. La plupart des apiculteurs ont un bagage agricole de type BPREA (Brevet Professionnel Responsable d’Exploitation Agricole). On peut notamment préparer ce diplôme en alternance du côté de la Maison Familiale Rurale de l’Orléanais. Car, plus que dans tout autre métier, la pratique est capitale dans cette filière. Émilie Couton, diplômée d’une licence professionnelle en agriculture et installée depuis 2016 en tant qu’apicultrice professionnelle à Thaumiers dans le Cher, confirme : « J’ai effectué une année de stage chez un apiculteur, puis j’ai ensuite été salariée un an avant de lancer ma propre exploitation. La formation pratique est essentielle car c’est un métier très technique ». Une fois formé, il reste la délicate question de savoir comment monter sa propre structure, sachant qu’un investissement financier minimal de 80 000 euros est nécessaire pour ambitionner une activité professionnelle. Afin d’accompagner les personnes désirant s’installer en apiculture en région Centre-Val de Loire, l’ADAPIC est présente pour répondre aux premières questions, affiner le projet et aider à sa mise en œuvre. En somme, c’est un véritable outil pour le développement de l’apiculture sur le territoire.

      Essaimer de nouveaux talents

      Outre le miel, d’autres productions et services sont issus de la filière apicole, comme la gelée royale ou le service de pollinisation, que pratique Didier Alessandroni pour des clients agriculteurs à qui il loue ses colonies d’abeilles pour polliniser des champs de plantes potagères (carottes, radis, persil, etc.). Mais attention, car l’apiculture est une activité fragile ! L’abeille est depuis longtemps un indicateur des problèmes environnementaux de notre planète : « Rien n’est jamais gagné. C’est un combat quotidien. De plus, nous devons réussir à donner envie aux jeunes de prendre la relève. En tant qu’exploitant, nous accueillons des apprentis pour les former à notre métier ». L’avenir de la filière apicole se construit donc aujourd’hui. La production de miel en France en 2018 devrait atteindre environ 20 000 tonnes, une bien meilleure année que 2017. Ces chiffres encourageants ne doivent pas masquer l’inévitable concurrence des miels étrangers qui permettent de répondre à la consommation de 45 000 tonnes par an des Français. Au-delà des considérations purement économiques, il faut prendre conscience que les apiculteurs sont tels des bergers transhumants qui déplacent leurs ruches avec les floraisons et participent à un maillon essentiel de la biodiversité et de la vie des territoires ruraux.

      Les Brèves

      • Une envie de butiner ?

        L’abeille noire du Gâtinais, située à Orville, est un rucher école pour le public adulte. Sur trois ans, un samedi par mois, on y découvre toutes les facettes de l’apiculture, de l’élevage à l’essaimage, en passant par la transhumance ou la génétique des abeilles. Le rucher école du CETA Centre Loire et Gâtinais, basé à Saint-Cyr-en-Val, accueille de son côté une quinzaine d’élèves, le samedi après-midi, pour sept sessions. Entre pratique et théorie, ces initiations à l’apiculture dans des ruchers écoles sont un bon moyen de mettre un pied dans le métier et un éventuel tremplin. Certains élèves ont ensuite passé leur BPREA pour devenir apiculteurs professionnels.

        Rucher école du CETA Centre Loire et Gâtinais
        carrel@wanadoo.fr
        Rucher école de l’abeille noire du Gâtinais
        rucherecolegatinais@gmail.com

      Les Brèves

        CPF : 2019, une année de transition

        Compte personnel de formation

        Depuis ce 1er janvier, le compte personnel de formation n’est plus crédité en heures mais en euros. Présentation du dispositif, qui ne sera toutefois pas totalement opérationnel avant 2020.

        Avec une deuxième réforme de la formation professionnelle, après celle de 2014 qui marquait le passage du DIF au CPF, il n’est pas toujours facile de s’y retrouver. Votée en septembre 2018, la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » marque un nouveau tournant. Désormais, le compte professionnel de formation est crédité en euros et non en heures. Le gouvernement a souhaité uniformiser les choses avec un barème de 15 euros de l’heure, fixé selon une moyenne des coûts horaires de formation constatés en 2018. « Outre cette monétarisation du CPF, le financement des formations est désormais assuré par la Caisse des dépôts et consignations. Le CPF reste mobilisable pour maintenir son niveau de qualification ou accéder à un niveau supérieur », souligne Stéphane Bon, Directeur Régional du Conseil en Formation à l'AFPA Centre-Val de Loire. Autre nouveauté : toutes les formations menant à une certification professionnelle reconnue sont éligibles au CPF.

        Une application : plus de simplicité

        Jusqu’alors, un salarié à temps plein cumulait 24 heures sur son CPF par année de travail pendant quatre ans, puis ensuite 12 heures par année de travail supplémentaire, jusqu’à atteindre un plafond de 150 heures. Depuis le 1er janvier 2019, le CPF est alimenté à hauteur de 500 euros par an dans la limite de 5 000 euros pour un salarié à temps plein. Pour mobiliser vos deniers pour vous former, il faut vous tourner vers un Opérateur de compétences (OPCO), qui remplace les Organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA). 2019 sera toutefois une année de transition. La réforme du CPF ne prendra tout son sens qu’en 2020 lorsque tous les compteurs seront automatiquement convertis en euros avec l’accès à une application dédiée. Elle permettra de connaître ses droits, choisir sa formation parmi un catalogue, mobiliser le financement, s’inscrire à la formation et l’évaluer. En somme : davantage de simplicité.

        Fini le CIF, place au CPF de transition

        Si votre formation dépasse le budget dont vous disposez sur votre CPF, il est possible de bénéficier d’un abondement de votre entreprise, de Pôle Emploi ou de la région (en période de chômage) ou encore d’un Opérateur de compétences. Une dernière nouveauté est à noter : le congé individuel de formation (CIF) disparaît au profit du compte personnel de formation de transition. « Il permet toujours de financer une formation si l’on désire changer de métier dans le cadre d’une reconversion. Les euros cumulés sur le CPF servent à financer la formation. Le salarié bénéficie d'une rémunération minimale déterminée par décret. La rémunération due au salarié est versée par l’employeur qui est ensuite remboursé par la commission paritaire interprofessionnelle régionale », conclut Stéphane Bon.

        Les Brèves

        • Une aide à la mobilité

          Plutôt méconnue, la possibilité de financer le permis de conduire B grâce au CPF est une opportunité pour les salariés, les demandeurs d’emploi ou les étudiants qui auraient travaillé et cumulé des crédits. « C’est une solution de financement qui répond aux intérêts des auto-écoles et des élèves. C’est un passeport important pour trouver un travail, surtout en province », confie Brenda Da Silva, responsable de l’agence Saran Conduite. Pour profiter du dispositif, l’auto-école doit être reconnue comme organisme de formation professionnelle et l’obtention du permis B doit contribuer à la réalisation ou à la sécurisation d’un projet professionnel.