Les Brèves

  • La réponse de la Justice

    Lundi, 18 personnes ont été interpellées : douze mineurs et six majeurs. Une partie d’entre eux ont été déférés et mis en examen pour violence sur policiers. Deux ont été mis en liberté surveillée préjudicielle (impliquant un suivi éducatif). Un mineur a été placé en détention provisoire et un second placé sous contrôle judiciaire. Quant au dernier, âgé seulement de 13 ans, il sera convoqué en mars prochain en vue de sa mise en examen.

    Pour deux autres mineurs qui avaient été interpellés pour outrage, des stages de citoyenneté leurs seront imposés. Pour les majeurs, deux d’entre eux étaient jugés en comparution immédiate mercredi après-midi (à l’heure où nous imprimons ce numéro, nous ne connaissons pas encore le résultat de cette comparution).

Les gilets jeunes sont de sortie

Manifestations violentes à Orléans 

Le mouvement lancé par L'Union nationale des Lycéens (UNL) pour contester la réforme du bac et Parcoursup est entré en collision avec la mobilisation des Gilets Jaunes. Et à Orléans, les rassemblements ont dérapé à partir de lundi.

P.H

Tout a débuté vendredi dans un calme relatif. Si les lycéens orléanais commençaient à osciller entre les revendications qui les concernaient directement (réforme du bac, Parcoursup...) et le mouvement des Gilets Jaunes, lundi, dès la reprise, le ton est monté.

Terminés les cortèges au petit bonheur la chance. L’ambition, pour certains, était clairement de singer les Gilets Jaunes les plus radicaux pour jouer aux gendarmes et aux casseurs, nouvelle version d’un jeu très ancien qui animait les cours de récréation...

Malgré une mobilisation conséquente, qui a parfois réuni dans un même lieu plus de mille lycéens, ceux qui avaient répondu à l’appel de l'Union nationale des Lycéens (UNL) ont rapidement été débordés par les cagoules noires et autres capuches. Ce ne fut pas le cas, en revanche, des forces de l’ordre qui, face à une jeunesse encore en manque d’expérience, a pu s’opposer au mieux, multipliant les interpellations. Pas moins de 18 pour la seule journée de lundi, avec évidemment une grande part de mineurs. Mais le jeu s’est arrêté là où la justice a pris le relais (lire l’encadré).

Les lycées privés aussi…

Mardi, les rangs étaient plus clairsemés. Mais visiblement, l’envie de vandaliser et d’en découdre avec les forces de l’ordre étaient au cœur du sujet. Arrêt de bus détruit à Paul-Gauguin, poubelles incendiées aux abords du lycée Benjamin-Franklin... Ce fut l’escalade, quand deux véhicules furent retournés boulevard Riobbé et que, dans le même temps, la police des transports essuya des jets de projectiles. Au lycée Voltaire, des membres du personnel furent même pris pour cible.

Le bilan fut de six interpellations. Si mardi soir, la Justice n’avait pas encore statué sur leur sort, ils pourraient être mis en examen pour violence volontaire et participation à un regroupement armé dans les heures si leur participation était avérée. Le mouvement, lui, se poursuit mercredi avec l’entrée des lycées privés dans le ballet des blocages. Mais les forces de police sont sur le pied de guerre et ne comptent pas se laisser déborder par la situation, quitte à demander en renfort des gendarmes mobiles comme mardi, au plus fort des affrontements.

Les Brèves

    Marché de Noël d’Orléans : 400 000 visiteurs attendus

    Les Brèves

    • Informer le public

      Deux réunions publiques se dérouleront, en lien avec la Police nationale, pour sensibiliser la population aux risques de cambriolages et de démarchages abusifs : elles auront lieu le 7 décembre à 18 h à la salle de la Cigogne et le 12 décembre à la salle Eiffel (18 h 30). Une autre réunion est prévue à destination des commerçants, le 12 décembre, à 19 h 30, en mairie centrale. 

    Les démarchages sont surveillés

    Lutte contre les cambriolages à Orléans

    Même si les chiffres de la délinquance ne sont pas encore connus, la Ville d’Orléans renforce, en cette fin d’année, son dispositif de prévention des cambriolages et des démarchages abusifs.

    B.V

    Ce n’est peut-être pas la priorité des priorités en ces temps d’agitation, mais la Ville d’Orléans prend le problème au sérieux : de nouveau, les cambriolages devraient avoir connu une hausse en cette année 2018, même si les chiffres officiels ne sont pas tombés. « Ce n’est pas spécifique à la métropole », soutient cependant Olivier Geffroy, maire adjoint à la Tranquillité publique, qui a pourtant souhaité « faire une piqûre de rappel » à l’approche des fêtes.

    Pour commencer, l’Opération Tranquillité Vacances continue son bonhomme de chemin, avec un nombre d’inscriptions en augmentation, selon la mairie. Bien installés eux aussi, les Voisins Référents demeurent pour leur part une grosse centaine (120) à Orléans. Pour le reste, des actions d’hyper-proximité sont déclinées sur le territoire municipal : des dépliants sont distribués dans les mairies de quartier et sur les marchés, et l’agenda 2019 des aînés du CCAS portera dans son contenu de bonnes pratiques en matière de prévention.

    Et sinon, quoi de neuf ? Principale innovation, un arrêté municipal a été pris à la fin du mois de novembre pour limiter les démarchages abusifs, lesquels peuvent devenir les « chevaux de Troie » de cambriolages potentiels, selon la terminologie employée par Olivier Geffroy. En clair, les démarcheurs – hors employés de La Poste et sapeurs-pompiers – ont désormais l’obligation de venir se déclarer en mairie pour y remplir un « formulaire très léger ». Un récépissé leur est ensuite fourni, qu’ils pourront présenter aux patrouilles de policiers municipaux s’ils venaient à être contrôlés. En cas de non-présentation de ce document, ces démarcheurs pourront faire l’objet d’un procès-verbal et d’une amende de première classe, établie à 38 €. Cet arrêté sera effectif jusqu’au 31 janvier.

    Coordonner les polices municipales

    Seconde nouveauté en cette fin d’année : une « meilleure coordination » des forces de police municipale sur la métropole orléanaise. En résumé, pour mieux prévenir cambriolages et démarchages, des patrouilles de communes limitrophes se mettent désormais d’accord pour circuler ensemble sur des créneaux horaires identiques, cela afin de resserrer l’étau auprès des maraudeurs. « Chacun reste sur sa commune, mais chacun est proactif, explique Olivier Geffroy. Nous nous mettons en veille. On peut voir ça comme les prémices de patrouilles coordonnées. » La police municipale d’Orléans va d’abord se mettre en lien avec ses collègues des villes du sud de la métropole, avant, pourquoi pas, de l’étendre au nord. Les cambrioleurs sont prévenus. En trembleront-ils ? Des chiffres le diront prochainement.

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