Les Brèves

  • Retraités et actifs dans la rue

    Ce mardi, entre 1 300 et 2 200 personnes selon les sources ont manifesté leur mécontentement à Orléans. Les retraités étaient nombreux, comme Denis Berthelot, de la CGT Retraités, qui demandait la revalorisation des retraites. « On a travaillé toute notre vie ! », s'exclamait-il. Daniel Kernel, 92 ans, se désolait : « comme je ne peux plus rien me payer, je suis juste bon à rester dans un fauteuil... » D'autres étaient venus manifester « pour les jeunes », comme Josiane, qui vote LR et voit s'envoler 1 200 € par an avec la hausse de la CSG. « Nous aidons financièrement notre fille qui est au chômage, expliquait-elle. On ne veut pas séparer les retraités des actifs. Parce que Macron divise pour mieux régner.»

Les retraités du Loiret en colère !

Face à la hausse de la CSG…

L'augmentation de 1,7 point de la CSG ne passe vraiment pas chez les retraités. Dans le Loiret, les syndicats appellent, presque à l’unanimité, à une mobilisation le 18 octobre. Les Jeunes… Macronistes leur répondent.

gaëla messerli

La hausse de la CSG pour les retraités, c’est très concret. « J’ai 1 000 € de retraite versés par la Sécurité sociale. La CSG, cela représente 25 € en moins par mois, et donc 300 € en moins par an, démontre Daniel Calzada, responsable de l’Union syndicale des retraités CGT du Loiret. J’ai cotisé pendant 42 ans. C’est un scandale ! On prend les retraités pour des vaches à lait. »

Daniel Calzada voit du reste, dans la réforme des retraites, « une casse du système de solidarité. L’alternative, c’était l’ISF. Cela permettait de redonner du pouvoir d’achat aux retraités comme aux salariés. Les retraités ne sont pas des nantis, on voit aujourd’hui des personnes âgées venir faire les poubelles en fin de marché. Il y a un véritable appauvrissement de la société. » Preuve de cette colère des retraités, l’Union syndicale des retraités CGT du Loiret n’a eu aucun mal à recueillir plus de 2 000 signatures pour une pétition anti-CSG en allant sur les marchés.

Des syndicats à l’unisson

À l’exception de la CFDT et UNSA, les syndicats de retraités manifesteront ainsi à l’unisson, le 18 octobre prochain. « La CSG, c’est la goutte d’eau de trop, résume Pierre Montigny, référent d’Unir 45, syndicat représentant les retraités des différentes branches de la CGC. Les retraites n’ont pas évolué depuis plus de cinq ans, et l’indexation de celles-ci n’est plus sur le salaire, comme le prévoyait le code de la Sécurité sociale. Elle a été indexée sur le coût de la vie et maintenant, avec Emmanuel Macron, c’est le coût de la vie -1 % ! C’est inédit comme façon de faire, et c’est une manière de toucher à la Sécurité sociale. On tape d’abord sur les fonctionnaires, et après sur les retraités ! La retraite moyenne est inférieure à 1 300 € par mois. Quand on sait qu’une maison de retraite coûte 2 000 €… »

« on prend les retraités pour des vaches à lait ! »
L’Union syndicale des retraités CGT 45

Pierre Montigny pointe aussi la suppression de la demi-part pour les veuves. Et continue : « une deuxième journée de solidarité envers les personnes âgées est en réflexion, mais qu’en est-il, déjà, de la première ? Les retraités supportent de lourdes charges : aujourd’hui, ils soutiennent financièrement leurs ascendants, mais aussi leurs enfants et leurs petits-enfants ! »

« Le Gouvernement prend les bonnes mesures »

Que répond la majorité gouvernementale à ce coup de gueule des retraités ? Les Jeunes… Macronistes loirétains, que nous avons sollicités, déclarent « être conscients qu’un effort est demandé aux retraités ». « Mais cela ne concerne qu’une partie d’entre eux, et la taxe d’habitation va également baisser, rétorque Élouan Sivilier, leur référent départemental dans le Loiret. N’oublions pas, non plus, que cette mesure a été annoncée très tôt dans la campagne présidentielle, car Emmanuel Macron s’est présenté comme le président du travail, avec l’objectif de donner du pouvoir d’achat aux travailleurs. On comprend la grogne, mais il n’y pas d’effet de surprise. Cela fait un an et demi qu’on le savait. » Quant à une paupérisation des personnes âgées, Élouan Sivilier balaye l’argument : « des mesures ont été prises. Le minimum vieillesse a été augmenté de 30 € par mois et devrait augmenter de nouveau de 100 € par mois en janvier prochain. Le Gouvernement prend les bonnes mesures. » 

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  • Hôpital d’Orléans : Mieux accueillir les aînés

    Le CHRO se mobilise durant tout le mois d’octobre en faveur de l’opération +de Vie 2018, organisée depuis 1997 par la Fondation Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France, afin d’améliorer le quotidien des personnes âgées à l’hôpital et dans les services gériatriques. Depuis 2001, plus de 190 000 € ont été versés dans le Loiret afin de soutenir de nombreux projets. Grâce à ces fonds, le CHRO a acquis un minibus aménagé, lequel a permis aux personnes âgées et handicapées de bénéficier de sorties, « d’aménager le hall d'accueil d’un service en un espace convivial » et de réaliser une fresque murale.


    Saint-Privé : S’initier au Qi Gong

    Dans le cadre d’Octobre Bleu, le CCAS de Saint-Pryvé propose le 12 octobre, à 16 h, à la salle Roger-Toulouse, une séance d’initiation d’une heure au Qi Gong. Cette gymnastique douce utilise des mouvements lents associés à des exercices respiratoires et de concentration. Quatre séances sont proposées par la suite (les 20 et 27 novembre, le 4 et le 11 décembre). Activité gratuite sur inscription, auprès du CCAS, au 02 38 51 09 10. 

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  • Bien manger… à tout âge !

    Pour retrouver quelques repères et découvrir des astuces, la Société Française de Gériatrie à réaliser un site bien conçu : « Régal et vous, le guide alimentaire ». À consulter, que l'on soit senior… ou pas !

    www.ateliercuisinesenior.com

Pas de retraite pour leurs assiettes !

La nutrition chez les seniors

La dénutrition est courante avec l’âge qui avance. Pour parer à ce problème, l’agence orléanaise Auxi’life organise des ateliers et cours de cuisine gratuits pour les plus de 60 ans afin de participer à la prévention de la perte d’autonomie des personnes âgées.

g.m

« On sait que la perte d’autonomie des personnes âgées commence souvent par la dénutrition », explique Vincent Javoy, directeur de l’agence Auxi’life, à Orléans, structure d’aide à domicile spécialisée dans la prise en charge des personnes âgées. Celle-ci organise ainsi des ateliers gratuits à destination des seniors autour du thème de la cuisine et de l’alimentation. « Nous avons obtenu, pour réaliser cette action, une subvention de la Conférence des Financeurs du Loiret qui regroupe le Département, la MSA et la Carsat. »

Objectif : sensibiliser nos aînés avec un premier atelier de deux heures en présence d’une psychologue, d’une nutritionniste et d’un kinésithérapeute dans un premier temps. « Il s’agit de groupes de paroles afin de dédramatiser ce qui, parfois, crée un frein dans leur manière de s’alimenter. Ils entendent le médecin leur dire de manger, alors qu’ils n’ont pas faim ou soif… » Ces temps d’échange permettent aussi d’en finir avec les a priori sur certains aliments. Deux ateliers de cuisine sont ensuite réalisés afin de préparer de bons petits plats ensemble, et de rentrer chez soi avec de nouvelles idées.

Des menus équilibrés

« Les menus sont conçus par la nutritionniste, poursuit Vincent Javoy. Par exemple, lors du dernier atelier, un participant nous disait ne jamais consommer de féculent le soir. Pourtant, c’est important d’en manger à ce moment-là de la journée pour le métabolisme. » En pratique, la dizaine de personnes présentes lors du dernier atelier a pu réaliser, dans la convivialité, une salade composée, des toasts de saumon et une verrine banane-fromage blanc. « Nous essayons de changer les menus à chaque fois », ajoute le directeur de l’agence, qui a jusqu’à présent plutôt rencontré, lors de ces ateliers, une majorité de femmes d’entre 65 et 85 ans… Alors que « les hommes sont les bienvenus ! » Les prochains ateliers auront lieu en novembre et en décembre à la Résidence Idylia d’Orléans La Renaissance. Des rendez-vous sont également prévus par la suite en 2019. De quoi retrouver le chemin des fourneaux. 

Plus d'infos

Prochains ateliers les jeudis 8 et 29 novembre et le 6 décembre de 14 h à 16 h, à la Résidence Idylia, 5 allée de la Concorde - Orléans. Inscriptions auprès d’Auxi’life 45, par téléphone au 09 83 60 01 98 ou par mail : vjavoy@auxilife.fr

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    • 27 %

      C’est la proportion de 60 ans et + n’utilisant jamais Internet en France (Baromètre du numérique 2017)

    Numérique : les sEniors à la traîne ?

    Inclusion numérique dans la métropole

    Les seniors sont les premiers touchés par la fracture numérique. La Métropole lance ainsi une grande opération sur l’inclusion numérique, qui a pour vocation de mettre en réseau tous les acteurs, quelle que soit la population à laquelle ils sont confrontés.

    philippe hadef

    C’est une réalité qui ne souffre d’aucune contradiction : les seniors sont les plus nombreux à être actuellement plongés dans une forme d’exclusion numérique. Une situation d’autant plus complexe que le numérique s’impose peu à peu dans toutes les institutions. Quand on évoque la « métropole intelligente » et la « transparence des informations » grâce à l’Open Data (lire en p.4), il paraît logique qu’en parallèle, la collectivité porteuse de cette ambition s’inscrive dans une démarche d’inclusion à destination des utilisateurs. « Cela n’aurait aucun sens d’avoir une stratégie qui vise à multiplier les usages et les outils sans s’intéresser aux utilisateurs », précise Jérôme Richard, conseiller spécial au numérique pour Orléans Métropole.

    « Ce ne sont pas moins de 40 % de la population qui sont aujourd’hui plus ou moins en marge de ces évolutions », continue-t-il. Les seniors sont évidemment ceux que l’on ressent comme les plus fragiles face à l’évolution technologique. D’ailleurs, dans une récente étude commandée par l’association Les petits frères des pauvres, on pouvait lire que 27 % des 60 ans et plus n’utilisaient jamais Internet.

    Mais il en est de même pour les personnes aux revenus faibles qui se retrouvent dans la même situation, qu’ils soient jeunes ou poivre et sel… La Métropole d’Orléans a donc souhaité travailler sur cette cible prioritaire pour rendre d’autant plus efficiente son ambition de « smart city ». Pour cela, elle a mis en place un comité de pilotage, des référents dans les 22 communes de la métropole. Elle a réuni lundi dernier au Lab’O les acteurs (collectivités, associations, institutions...) qui travaillent tous, quelle que soit leur échelle, sur l’inclusion numérique des populations encore en marge de ce tsunami technologique.

    « Répondre à tous les types d’usagers »

    Carole Vidal est la chef de projet de ce sujet majeur. Elle est accompagnée dans cette démarche par une société – WetakeCare – qui possède déjà une solide expertise en la matière. La question des besoins a été très peu abordée. En revanche, l’objectif est bien de mettre en réseau pour créer des outils visibles, performants et de proximité – dans certains cas – pour répondre mieux encore aux besoins. « L’inclusion numérique n’est pas ciblée vers des publics particuliers, mais doit répondre à tous les types d’usagers », explique Carole Vidal. Mais, au niveau de la métropole – avant que peut-être l’initiative ne s’étende – il est déjà difficile de répertorier toutes les initiatives prises localement par des institutions, des collectivités ou des associations. « Il faut certes créer des outils, un maillage territorial mais aussi avoir une visibilité. Aujourd’hui, nous avons fait se rencontrer les acteurs pour entamer un travail qui permette de compléter les actions manquantes ou de densifier, par la mutualisation des moyens, celles qui existent déjà ». Ce n’était que le premier pas. Le 26 novembre prochain, un autre sera franchi avec la restitution du travail d’enquête. Restera à savoir si ce pas sera aussi grand pour les habitants de la métropole.

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      • Réviser son code

        Le CCAS d’Orléans propose un quiz-conférence autour de l’actualisation des connaissances en matière de Code de la route, jeudi 8 novembre, au 69 rue Bannier. Le rendez-vous est gratuit, mais l’inscription est obligatoire au 02 38 68 46 18.

      Y a pas d’âge pour faire du sport !

      Activités sportives à Orléans

      Le sport n’est pas l’apanage des jeunes. Il est même recommandé aux seniors, en tenant compte évidemment de leur capacité physique. Mais lequel choisir ? Et où le pratiquer sur la métropole orléanaise ? Réponses. 

      g.m

      Les haltères contre l’ostéoporose

      Pas de panique ! L’haltérophilie n’a rien à voir avec la gonflette, contrairement à ce que l’on peut croire. En effet, les mouvements effectués permettent un renforcement complet du squelette, en travaillant à la fois sur la force musculaire, la coordination, mais aussi en prévenant l’ostéoporose qui prédispose aux fractures lors des chutes. Pour pratiquer ce sport santé, rendez-vous au Cercle Michelet, à L’Argonaute d’Orléans. Il y a même des championnes parmi les seniors du club !

      À vos bâtons !

      La marche nordique est une activité parfaite pour améliorer sa condition physique et augmenter sa consommation d’énergie tout en préservant ses articulations. Elle consiste à accentuer le mouvement naturel de balancier des bras pendant la marche et à propulser le corps à l’aide de deux bâtons spécifiques. Contrairement à la marche « classique », tout le corps est sollicité. Dans l’agglomération, les propositions ne manquent pas pour s’initier à ce sport (ASPTT, Club alpin français d’Orléans, ECIA Nordic Walking…) De quoi prendre plaisir à marcher autrement !

      Se mouvoir sans effort

      S’il est une méthode qui convient parfaitement aux personnes âgées, même avec un handicap, c’est la méthode Feldenkrais, basée sur le mouvement et la sensation. Allongés au sol, les participants explorent sans effort des mouvements dont ils n’ont pas l’habitude. Chacun agit à son propre rythme et expérimente pour lui-même la solution la mieux adaptée. À Orléans, il est possible de pratiquer cette méthode douce avec Bruno de Saint-Chaffray, praticien certifié et ancien danseur, dans les Aselqo Sainte-Beuve et Madeleine, mais aussi avec l’UTL ou encore avec La Vie devant Soi.

      Se jeter à l’eau

      L’aquagym est un sport parfait pour prévenir les maux liés à l’âge. C’est une activité qui sollicite de nombreux muscles et qui est facilitée par l’eau. Les seniors peuvent trouver des cours dédiés aux Balnéades, à Ardon, mais aussi dans de nombreuses piscines de la métropole, comme celle de Saran. Une bonne occasion de se détendre également !

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