Florian Thauvin de retour dans le Loiret : folle journée à Ingré

Les Brèves

  • Parfois chahuteurs, parfois transis d’admiration, les enfants du FCM d’Ingré ont vécu un après-midi qu’ils n’oublieront pas.

  • Au gymnase de la Coudraye, Florian Thauvin s’est vu remettre la médaille officielle de la Ville.

  • La Mercedes noire où était convoyée Florian Thauvin a subi l’assaut de supporters un peu trop entreprenants.

  • Le champion a parfois semblé surpris des nombreux témoignages d’affection à son égard.

  • Des fans se dirigent vers le stade municipal, où le champion du monde avait donné rendez-vous en fin d’après-midi au public.

  • Le joueur de l’OM signe un immense poster à son effigie, dans les locaux de son premier club, le FCM Ingré.

Les Brèves

    les coulisses d’une visite

    Florian Thauvin de retour à Ingré

    Arrivé lundi midi à Ingré, Florian Thauvin a rencontré plus de 1 500 écoliers, collégiens et licenciés du FCM Ingré, son club formateur. Récit d’une journée palpitante.

    B.V

    La venue de Florian Thauvin avait été annoncée officiellement le 4 septembre dernier par la mairie d’Ingré. Dès la fin du mois de juillet, cette dernière avait envoyé au récent champion du monde une invitation auquel celui-ci a fini par répondre, dans l’une des seules fenêtres que lui permettait son calendrier surchargé.

    Un bien joli coup pour la Ville d’Ingré et pour son maire, Christian Dumas, qui a géré personnellement une bonne partie de ce dossier. Florian Thauvin voulait axer sa visite sur la jeunesse : il a été sans doute exaucé bien au-delà de ce qu’il imaginait. 1 500 enfants auront ainsi pu approcher leur idole, lundi dernier. Plusieurs d’entre eux lui firent des câlins, d’autres furent moins avenants : à la sortie du gymnase de la Coudraye, lieu d’une cérémonie officielle où l’on entrait comme dans un moulin, certains se laissèrent pousser des ailes : « hé, Thauvin, dans deux ans, je te mets des petits ponts ! », se la racontait un ado en verve. Un peu plus tôt, dans l’assistance de la Coudraye, Christophe Chaillou, le maire de Saint-Jean-de-la-Ruelle, convié à la fête, nous expliquait avoir profité de l’après-midi pour remettre lui aussi une invitation officielle à Florian Thauvin, qui porta pendant deux ans les couleurs du FCO.

    Heureux, mais épuisé

    D'un gymnase à l'autre, de la Coudraye à Jean Zay, il n’y avait qu’une poignée d’hectomètres que Florian Thauvin emprunta dans une grosse berline noire, accompagné de ses proches. Il y avait là son frère Guillaume, toujours Orléanais, et ses parents, Charles et Brigitte, qui résident désormais en Vendée. On croisait aussi, dans les couloirs, un ancien footballeur réputé, en la personne de Cyril Rool, désormais agent de joueurs. Il nous confiait s’occuper, avec Jean-Pierre Bernès, des intérêts du joueur de l’OM.

    Dans une pièce mitoyenne, Florian Thauvin serrait inlassablement des paluches, claquait des bises, et signait un maillot dédicacé en l’honneur de son club formateur. Toujours souriant, vraiment, la star du jour s’étiolait doucement au fil de l’après-midi. Quand il pénétra dans la salle du gymnase où l’attendaient, impatients, les gamins du FCM, une folie furieuse s’empara des lieux, au point que Christian Dumas dut jouer les maîtres de classe et ramener le calme nécessaire au bon déroulement des opérations. Au bout de quelques minutes, comme suffoquant sous l’effet de ces multiples sollicitations, le visage du champion du monde sembla se crisper quelque peu. « Il était heureux, mais totalement cuit », nous apprit-on après coup.

    « ça me fait chaud au cœur d’être parmi vous »
    Florian Thauvin

    Suite à un ultime bain de foule pris sur le stade municipal, Florian Thauvin reprit l’avion à Saint-Denis-de-l'Hôtel, aux alentours de 19 h, pour rejoindre Marseille. La fin d’une visite commencée en milieu de journée par un déjeuner partagé, avec Christian Dumas, dans une pizzeria d’Ingré. Après la finale contre la Croatie, Didier Deschamps avait prévenu que la vie des 23 champions du monde allait changer du tout au tout. S’il ne s’en était pas rendu compte depuis lors, Florian Thauvin a découvert lundi la puissance de cette prévision dans la commune où tout a commencé pour lui, il y a 20 ans.

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        Du golf place de Loire !

        Grâce à la ryder cup...

        Orléans sera, vendredi et samedi, la dernière étape du Ryder Cup Golf Tour. Pendant deux jours, des initiations seront proposées, place de Loire, aux grands comme aux petits. Cet événement fait écho à la tenue, en France, de la plus grande compétition de golf au monde, du 25 au 30 septembre prochain : la Ryder Cup oppose en effet depuis 120 ans la Grande-Bretagne (puis l’Europe) aux États-Unis. Cette année, l’intérêt se trouve décuplé avec la sélection, dans l’équipe américaine, de la superstar Tiger Woods, revenu au premier plan après quelques années bancales sur les plans sportif et... extra-conjugal.

        Démocratiser la balle blanche

        S’il est peu probable que le « Tigre » vienne se préparer dans les jours prochains sur les greens du Loiret, il n’en demeure pas moins que la Fédération Française de Golf veut donner à ce rendez-vous l’écho national qu’il mérite, et que ce sport – soyons honnêtes – n’a pas toujours. Après Marseille, Montpellier, Nantes, Lyon ou Metz, Orléans accueille donc une tournée commencée le 11 mai dernier, et lors de laquelle les autochtones vont pouvoir travailler leur putt ou leur swing au gré d’ateliers ludiques et pédagogiques. Par ailleurs, la FFG indique que, parallèlement à ce Ryder Cup Golf Tour, « 350 clubs affiliés à la Fédération ouvrent gratuitement leurs portes aux Français. Jusqu’à la mi-novembre, toutes les personnes tentées ont la possibilité de taper des balles encadrées par un enseignant. » Le Loiret compte plusieurs golfs, à Ardon, La Ferté Saint-Aubin, Marcilly-en-Villette, Donnery, Fontenay-sur-Loing, Viglain ou Montargis.

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            « Ce club tient la route »

            l'uso sur son 31


            Vendredi soir, à Olivet, l’USO a présenté son effectif 2018-2019 à ses partenaires. Dans les habits d’un Monsieur Loyal concerné et concentré, Didier Ollé-Nicolle, l’entraîneur, a présenté avec un bel aplomb ses joueurs, n’hésitant pas non plus à chambrer Pierre Bouby et Karim Ziani, deux de ses hommes forts dans le vestiaire. Son président a rappelé que le club dans son ensemble était sur de bons rails. « L’accueil au stade et le réceptif ont beaucoup évolué », s’est félicité Philippe Boutron, en rappelant aussi les bienfaits que le tout nouveau centre de formation devrait apporter à l’USO.

            « Une grosse équipe à Orléans »

            Sur le terrain, et en réaction au début de championnat décevant de l'équipe (18e de L2 avant la réception de Châteauroux, ce vendredi), Philippe Boutron a tenu à rassurer partenaires et supporters. « L’effectif est très jeune, un peu plus de 23 ans et demi de moyenne d’âge, mais je crois qu’il est plus complet que celui de la saison dernière », a estimé le président orléanais, qui s’est dit « confiant pour l’avenir. Bien sûr, il faut qu’on progresse dans tous les domaines, et surtout qu’on arrive à rester en Ligue 2, mais on peut construire une grosse équipe à Orléans. » Reste à mettre ces convictions en pratique sur le pré, où l’USO a fait preuve d’une certaine fragilité en ce début de championnat. Les plus optimistes argueront que son calendrier n’était pas des plus simples et que l’automne annonce peut-être des jours meilleurs.

            Les Brèves

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                Tsonga sera là

                Open d’Orléans

                Les Orléanais verront bel et bien Jo-Wilfried Tsonga à l’œuvre au Palais des Sports, entre le 24 et le 30 septembre prochain.

                B.V

                Il était « en colère », Didier Gérard. Agacé de voir qu’en début de semaine dernière, la venue de Jo-Wilfried Tsonga avait été largement éventée à la suite d’une fuite survenue au niveau de l’ATP. Du coup, le directeur de l’Open d’Orléans a servi une bonne farce à la presse locale, lorsqu’il a dévoilé le nom de la tête d’affiche de son tournoi. « Il s’agit donc de… Roberto Bautista-Agut ! » Regards médusés dans l’assistance, bientôt suivis de cinq secondes de blanc. Puis fin de ce poisson d’avril de septembre avec la « révélation » tant attendue : oui, Jo-Wilfried Tsonga, le meilleur tennisman français de ces dix dernières années, se produirait bel et bien à Orléans à la fin du mois.

                Faut-il employer l’indicatif… ou le conditionnel ? À moins d’une blessure de dernière minute, une défection est, selon Didier Gérard, impossible. D’ailleurs, l’Open d’Orléans lui versera une « garantie », c’est-à-dire une contrepartie financière, pour qu’il foule le court du Palais des Sports. Ce type de procédé est courant dans le milieu du tennis, même si les directeurs de tournoi ne sont pas toujours totalement transparents sur le sujet. Ainsi, Didier Gérard n’a pas communiqué la somme réunie par la Ville d’Orléans, le groupe Partnaire, le CA Centre-Loire et Gérondeau – soit les principaux soutiens du tournoi – pour faire venir LA star dans le Loiret.

                Tsonga… et après ?

                Dès que « Jo » posera les pieds au Palais pour son premier match, ces partenaires croiseront les doigts pour qu’il passe au moins quelques tours et/ou ne rencontre pas, dès son entrée en lice, Nicolas Mahut, lui aussi présent à Orléans. Car à part ces deux Mousquetaires, le tournoi n’accueillera pas de noms connus. L’Espagnol Jaume Munar est certes présenté comme un protégé de Rafael Nadal ; mais ses performances n’ont pas encore franchi les frontières de son pays. Quant aux Vatutin, Otte, Lestienne, Vanni ou autres Perez, tous Orléanais fin septembre, il faut être un dingue du circuit Challenger pour avoir déjà entendu parler de leurs performances. Hors Tsonga, l’intérêt viendra quand même de la présence de trois espoirs tricolores, en l’occurrence Quentin Halys, Corentin Moutet et Ugo Humbert. Et si la France se qualifie pour la finale de la Coupe Davis, Julien Benneteau pourrait demander une wild-card. Ça fait mince ? Didier Gérard s’en fout : il n’échangerait pas la venue de cinq autres Top 100 contre celle de Tsonga. 

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                • Grosjean, présence réduite

                  Occupé par l’ouverture d’un camp d’entraînement en Floride, où il réside, l’ambassadeur quasi-historique du tournoi, Sébastien Grosjean, ne sera présent que le lundi 24 septembre au Palais des Sports. L’autre ambassadeur de l’Open, Nicolas Escudé, sera quant à lui sur le pont toute la semaine.