Les Brèves

  • 90 €

    C’est le montant annuel de la « contribution » à payer à la place de la Sécurité sociale étudiante.

La fin des mutuelles étudiantes

Sécurité sociale

À la rentrée 2018-2019, les nouveaux étudiants rejoignent le régime général de sécurité sociale. D’après le Plan Étudiant, ils n’auront pas à cotiser auprès des mutuelles étudiantes mais devront s’acquitter d’une « contribution » lors de leur inscription à la fac.

claire seznec

Après avoir appris à utiliser Parcoursup, les bacheliers deviennent les nouveaux étudiants. Et ils continuent de vivre les évolutions du système étudiant français dès la rentrée universitaire : le Plan Étudiant met fin à la sécurité sociale étudiante et à la facturation d’un peu plus de 200 € dont s’acquittaient jusqu’alors les étudiants en début d’année. Concrètement, les dossiers ne seront plus gérés par les mutuelles étudiantes mais par le régime général de sécurité sociale : l’étudiant s’inscrivant pour la première fois dans un établissement d’enseignement supérieur restera assuré dans son actuel régime de protection sociale. Néanmoins, pour les personnes déjà étudiantes en 2017-2018, elles restent rattachées à leur mutuelle étudiante pendant un an. Le régime étudiant de sécurité sociale disparaîtra totalement au 31 août 2019.

Certes, le nouvel étudiant n’aura plus à débourser 217 € à la rentrée et ne sera plus submergé par l’administratif qui en découle. Mais il devra tout de même verser une contribution annuelle de 90 €. Seuls sont exemptés de cette somme les boursiers du CROUS et les étudiants bénéficiant du statut de réfugiés. Selon le projet de loi du gouvernement, l’argent récolté est destiné à « favoriser l’accueil et l’accompagnement social, sanitaire, culturel et sportif des étudiants ».

Informer sur la santé

Jusqu’à présent, deux mutuelles étudiantes majeures ont géré les dossiers des universitaires : la Smerep et la LMDE. Pour la première, une partie de son activité est désormais obsolète. Selon la direction générale de l’organisme, un engagement a été pris afin que le régime générale récupère une partie des salariés de la Smerep. Quant à la LMDE, elle avait déjà légué son activité de traitement des dossiers à l’Assurance maladie. Néanmoins, elle prétend qu’avec la réforme, les étudiants vont « perdre en autonomie ». D’autant que selon le rapport 2018 de la Smerep sur la santé des étudiants et des lycéens, « 83 % des étudiants ne vont pas systématiquement chez le médecin lorsqu’ils sont malades ». Plus « grave », 73 % d’entre eux ne consultent pas de spécialiste lorsqu’ils en ont besoin. Cette année, le rapport apporte une nouvelle donnée, non traitée jusqu’à présent : l’utilisation du smartphone. Les chiffres sont, une fois encore, alarmants : 20 % des étudiants passent plus de six heures par jour sur leur téléphone et 30 % le consultent dès le réveil. Pourtant, la moitié d’entre eux estiment que cette utilisation nuit à leur concentration et à leur sommeil…

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  • C’est quoi le Plan Étudiant ?

    Parmi les décisions du Plan Étudiant, réforme qui entre en vigueur à la rentrée scolaire et universitaire, se trouvent les aides financières aux étudiants : les bourses sur critères sociaux seront notamment versées à date fixe, le 5 de chaque mois à partir d’octobre 2018 et pendant dix mois ; et des aides spécifiques doivent être mises en place pour accompagner la mobilité dans l’enseignement supérieur.

    Mais ce Plan impacte également le logement : les moins de trente ans pourront obtenir une caution grâce au dispositif gratuit Visale, d’Action Logement, et un nouveau type de bail doit encourager la mobilité étudiante et l’habitat intergénérationnel. 

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  • 350

    étudiants et alternants sont inscrits au CESI Orléans. 

De l’alternance dès le bac en poche

Campus d’Orléans

À Orléans, le CESI accueille 350 jeunes. La plupart sont en alternance dans plusieurs domaines tels que les ressources humaines et l’informatique. Et il est possible de commencer dès le baccalauréat obtenu.

c.s.

Situé sur le campus d’Orléans, le CESI est un groupe d’enseignement supérieur et de formation professionnelle. Il propose plusieurs filières et plusieurs diplômes, sous statut étudiant (uniquement l’école Exia, en ingénierie informatique, accessible via Parcoursup ou post-bac+2) et en alternance, sa plus grande activité.

En trente années de présence à Orléans, le CESI a tissé des partenariats avec 75 entreprises du Centre-Val de Loire. Il collecte les offres de missions en alternance, les étudie et trouve l’alternant qui sera en parfaite adéquation avec le poste. « C’est important car il s’agit d’une expérience professionnelle concrète, précise Aurore Labiche, responsable commerciale des formations diplômantes au CESI Orléans. Beaucoup de jeunes n’ont pas forcément travaillé dans leur domaine d’études en sortant de la fac alors que les entreprises demandent des diplômes mais aussi de l’expérience. » C’est ce que l’alternance propose : au CESI, on mêle la théorie des cours magistraux pendant une semaine et la pratique en entreprise pendant trois semaines.

De bac à bac+5

À Orléans, le CESI Alternance propose vingt-six cursus professionnalisants et diplômants, du bac à bac+5. Baccalauréat en poche, le jeune étudiant peut commencer une formation de technicien gestionnaire en maintenance et support informatique. Avec un bac+2, après une année de prépa par exemple ou un BTS, il est possible d’intégrer des formations diverses afin de devenir responsable des ressources humaines (ce domaine va jusqu’à bac+4 au sein du CESI Orléans), responsable qualité, sécurité et environnement, ou encore responsable en performance industrielle. « Il faut savoir que nous répondons aux besoins du marché économique de la région, informe Aurore Labiche. Si un besoin dans le BTP se fait ressentir, nous pouvons ouvrir une filière en quelques mois. »

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  • L’école Exia au CESI

    Installée dans les locaux du CESI d’Orléans, l’école EXIA est une école d’ingénierie informatique. Les étudiants n’y sont pas en alternance et peuvent y entrer dès l’obtention du baccalauréat (bac S, StI2D et STL) grâce à Parcoursup. Après le dépôt d’un dossier complet, un entretien est proposé à chaque candidat avant toute décision finale du jury. Les études durent cinq ans pendant lesquelles des stages doivent être réalisés. Pendant la quatrième année, six mois de stage à l’étranger sont obligatoires afin d’obtenir le diplôme d’ingénieur. Il reste encore des places pour la rentrée 2018-2019.