Les Brèves

  • Top 5 des quartiers les plus chers à Orléans (prix moyen au mètre carré)

    Martroi – Cathédrale 2 511 euros

    Carmes – République 2 338 euros

    Plantes – Dauphine 2 275 euros

    Fiacre – Chenault 2 252 euros

    Carmes Sud 2 110 euros

    (chiffres tirés du baromètre LPI-SeLoger)

Immobilier : Orléans a la cote !

INVESTISSEMENTS

Selon les chiffres du baromètre LPI-SeLoger, la cité johannique tire largement son épingle du jeu et attire de nombreux investisseurs immobiliers. Comment expliquer son attractivité ? Quels sont les quartiers les plus prisés ? Décryptage.

guillaume torrent

Précision de taille avant de rentrer dans le vif du sujet et de donner des tendances chiffrées : nous ne parlerons ici que du marché des appartements anciens sur Orléans, car celui du neuf possède ses propres spécificités. De plus pour bien comprendre l’état actuel du secteur, il est indispensable de rappeler qu’il sort d’une année 2017 tout bonnement historique en termes de transactions immobilières avec un volume de 968 000 ventes au niveau national ! Comme l’explique Michel Lechenault, responsable éditorial de SeLoger, tous les astres étaient admirablement alignés en 2017 : « Nous restions sur une bonne année 2016. 2017 a démarré très fort. Puis après un printemps plus calme, l’exercice a terminé en trombe. Les taux d’emprunt historiquement bas, les dispositifs Pinel et PTZ ont été de formidables accélérateurs des transactions, d’autant plus qu’ils n’ont pas été reconduits selon les mêmes conditions en 2018 ».

« à orléans, un appartement coûte en moyenne 2 250 euros du mètre carré »

Sur les douze derniers mois, les prix des logements dans l’ancien ont doucement remonté de 0,7 % sur Orléans. Dans un marché tout bonnement euphorique en 2017, la cité johannique a affiché cette stabilité des prix alors que des villes comme Brest, Bordeaux ou encore Lyon ont vu leurs prix flamber de 10 à 12 % !

Des atouts qui séduisent les acheteurs

Si l’on regarde plus en détail le premier trimestre 2018, les prix sur Orléans ont connu une hausse plus marquée de 2,4 %. L’attrait de la capitale du Loiret n’est plus à démontrer et explique cette petite augmentation des prix. Ils demeurent toutefois abordables puisque le mètre carré affiche un prix moyen de 2 250 euros. C’est un fait : Orléans est une ville qui attire les investisseurs dans l’immobilier ancien et profite d’un marché dynamique. Qu’est-ce qui motive les acheteurs à venir s’y installer ? « La ville jouit d’un dynamisme économique non négligeable, notamment dans l’industrie pharmaceutique. Sa proximité avec Paris, à une heure à peine de train, est aussi un formidable atout. Les acheteurs sont également attirés par une qualité de vie, un patrimoine historique remarquable et des prix moins chers qu’en région parisienne », souligne Michel Lechenault. En effet, le prix moyen d’un appartement ancien à Orléans est de 136 000 euros, contre par exemple 266 000 euros à Bordeaux. Orléans s’affiche ainsi encore comme une cité abordable pour les acheteurs puisqu’elle fait partie des 16 villes de plus de 100 000 habitants où l’on peut s’y procurer un bien pour moins de 150 000 euros !

Des investissements sans risque

Plus en détail, du côté des quartiers, c’est sans surprise que l’on retrouve les secteurs Martroi (rue Royale, rue Charles-Sanglier, rue de la République), Châtelet (rue du Petit Puits, rue des Halles), Dunois-Chateaudun (rue de Patay, rue des Murlins) et Saint-Euverte (rue Saint-Flou, rue des Pensées) parmi les plus prisés. Le quartier Saint-Marceau a également une belle cote, tout comme Saint-Vincent en raison de sa proximité avec la gare, qui attire des Parisiens souhaitant profiter de la douceur de vivre orléanaise. En s’éloignant du centre-ville, à l’est, le quartier Barrière Saint-Marc est également un secteur pour réaliser de bonnes affaires avec un budget plus réduit. Orléans attire aussi via des projets immobiliers d’envergure, à l’image du quartier Interives, attendu pour 2020, qui comprendra à terme des immeubles de logements, des bureaux, des commerces, des équipements publics et des services.

« le prix moyen d'un logement dans la cité johannique est de 136 000 euros »

Au final, le marché immobilier de l’appartement ancien sur Orléans se porte bien. Après une année 2017 historique au rang national, qu’attendre pour 2018 ? « Le marché se stabilise et nous devrions atteindre 800 000 transactions en France d’ici la fin de l’année. Au niveau des prix, on peut prédire une légère hausse de 2 à 3 % sur Orléans. L’année devrait donc être positive et propice aux bonnes opportunités », ajoute Michel Lechenault. Avec des prix relativement stables et maîtrisés et des taux d’emprunt encore bas – les meilleurs dossiers peuvent espérer des taux d’1,35 % – il est bien évidemment toujours le bon moment pour investir, si on en a la possibilité financière. 

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      Easy House : la maison individuelle en quelques clics !

      Nouvelles technologies

      Cette start-up orléanaise a pour ambition de moderniser la construction de maisons individuelles. De quelle manière ? En trois mots : numérique, transparence et personnalisation.

      guillaume torrent

      En discutant avec Arnaud Fadin, directeur général d’Easy House, on comprend rapidement qu’il souhaite briser les codes du marché de la construction de maisons individuelles et donner un grand coup de pied dans une fourmilière qu’il qualifie d’archaïque. Selon lui, le secteur reste sur une approche artisanale plus du tout en phase avec les attentes des clients, aujourd’hui habitués à l’immédiateté de l’information grâce aux outils du numérique. « J’ai travaillé dix ans dans l’automobile, un milieu très marketé, avant de passer dix ans dans le domaine des maisons individuelles. J’ai eu l’impression d’évoluer dans un autre monde, qui n’a pas su prendre le virage du numérique et s’adapter à la demande du client. J’ai donc souhaité mixer mes deux expériences afin d’apporter le meilleur aux futurs acheteurs », précise-t-il. En novembre 2017, il a donc lancé officiellement la marque Easy House, installée dans des locaux qu’il partage dans un immeuble du quartier Saint-Marceau avec une autre start-up, comme une volonté de marquer encore plus sa différence. Comment concrètement se démarque cette société ? Arnaud Fadin l’affirme, l’offre d’Easy House est unique en France : « Nous misons tout d’abord sur la transparence en affichant clairement les prix de notre catalogue de cinquante modèles de maisons sur notre site Internet, chose que vous ne verrez nulle par ailleurs. Nous indiquons également les plans, les cotes et tous les équipements inclus ».

      Une maison qui vous ressemble

      Autour, cette idée simple – encore fallait-il y penser – de miser sur la transparence et le détail des produits, Easy House compte bien séduire les futurs acquéreurs de maisons individuelles. Depuis la mise en ligne de son site Internet au mois d’avril, les premiers chantiers sont déjà en route. Autour de lui, Arnaud Fadin a réuni une équipe composée d’une dessinatrice et d’un conducteur de chantier. D’ici quelques mois, il compte donner un coup de boost à son concept en proposant un configurateur en ligne à ses clients. Il s’agit d’un outil qui permettra de personnaliser sa maison individuelle dans les moindres détails, à l’image des options que l’on sélectionne lors de l’achat d’une voiture. Une chambre supplémentaire ? Des menuiseries spécifiques ? Une porte électrique de garage ? En temps réel, il sera possible de connaître le prix de ces ajouts sur le montant global du projet de maison. « Les clients ont apprivoisé l’outil numérique. Ils pourront aussi prochainement profiter d’une fonction de visite virtuelle des maisons sur notre site Internet. Nous travaillons sur une expérience client différente grâce au digital », ajoute Arnaud Fadin. Ajoutez à ces outils la possibilité de suivre le chantier de votre maison au travers de photos et d’alertes en ligne et vous obtenez une approche complète et novatrice de la construction de maison individuelle.

      Proposer le meilleur rapport qualité/prix

      Autres points importants que le créateur d’Easy House souhaite mettre en avant : des marges réduites en comparaison des gros constructeurs, des produits et des équipements de qualité pour les maisons et l’embauche d’artisans locaux payés au juste prix. « Nous équipons nos maisons de base de matériaux modernes comme des pompes à chaleur, des volets roulants électriques radio, des menuiseries de qualité ou encore des prises RJ45 adaptées à la fibre optique. De plus, pour éviter toute mauvaise surprise, l’étude de sol du terrain est comprise dans notre prix de base », note-t-il. Enfin, les prix affichés sont les prix payés par le client et non négociables, ceci dans une logique d’égalité pour tous. « J’ai toujours trouvé injuste qu’un client fin négociateur puisse obtenir plus de remises qu’un autre client », conclut Arnaud Fadin. Easy House, simplificateur de construction comme l’indique le message accolé à son logo, invite les futurs acheteurs d’une maison individuelle de devenir les propres architectes de leur projet immobilier d’une manière souple, personnalisée et transparente. La promesse est alléchante sur le papier… À vos souris et claviers, cliquez et projetez-vous dans la maison de vos rêves ! 

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      • Sur les pas de Xavier Niel ?

        Avec sa volonté de dynamiter le secteur de la construction de maisons individuelles, Easy House rappelle quelque part d’autres entreprises qui ont fortement marqué les esprits en brisant les codes et en trouvant le succès auprès des clients. On pense notamment à Free pour la téléphonie mobile et Internet, Uber pour le transport ou encore Airbnb pour la location entre particuliers.

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        Qui sont les Français qui déménagent ?

        MOBILITÉ

        Selon le dernier baromètre publié par les déménageurs bretons, 12 % des Français ont été mobiles géographiquement en 2017. Quelles sont les régions prisées ? Qu’en est-il du Centre-Val de Loire ? État des lieux des chiffres des mobilités et déménagements.

        guillaume torrent

        À compter du mois de juin, nous entrons dans la période où de nombreux Français choisissent de faire leurs valises pour s’installer dans un nouveau logement. Ce chassé-croisé est l’occasion de prendre le pouls et de dresser un portrait des personnes qui déménagent (âge, sexe, locataire ou propriétaire), des motivations qui les poussent à changer d’habitat ou encore des régions de destination plébiscitées. C’est aussi le moment de prévoir quels seront les chiffres de 2018 et de donner les astuces et conseils permettant d’organiser un déménagement en limitant au maximum les facteurs de stress. En premier lieu, pour l’année 2017, deux tendances fortes se démarquent du baromètre du déménagement publié par les déménageurs bretons et permettent d’établir un profil-type des personnes les plus mobiles. Sur les 12 % de Français qui ont déménagé, 60 % sont des femmes. Ces dernières ont déclaré, à proportion égale des hommes, avoir franchi le pas pour s’installer dans le bien immobilier qu’elles ont acheté (26 %). Elles sont cependant trois fois plus nombreuses à déménager pour reprendre des études (21 % contre 7 %), ou pour entrer dans la vie active (11 % contre 4 %).

        Le Centre-Val de Loire dans le top 3

        Les motifs de déménagement sont aussi fonction de l’âge. La part des jeunes de moins de 35 ans parmi les Français les plus mobiles en 2017 a atteint 58 %. Ils font surtout leurs cartons pour des motifs professionnels (reprise d’études pour 26 %, rapprochement géographique du lieu de travail pour 14 % et entrée dans la vie active pour 14 %). Après 35 ans, ce sont les raisons personnelles qui prennent le dessus : l’achat d’un bien immobilier (36 %), le mariage ou le divorce (13 %) et le suivi du conjoint (8 %). Qu’en est-il des régions les plus mobiles de France ? Derrière la Nouvelle-Aquitaine (19 %) et les Pays de la Loire (17 %), la région Centre-Val de Loire affiche un taux de mobilité de 14 %, supérieur à la moyenne nationale de 12 %. « Il s’agit d’une région très dynamique et attractive. Tours et Orléans représentent deux bassins d’emploi importants. Ils sont situés à une heure à peine de Paris en train », indique Marc Buigues, porte-parole du réseau Les déménageurs bretons. Le succès du Centre-Val de Loire s’inscrit dans la préférence de plus d’un Français sur deux pour les communes de moins de 100 000 habitants, depuis 2007, lorsqu’il s’agit de déménager. Ces villes à taille plus humaine attirent pour leur tranquillité, leur cadre de vie et l’offre de services et de loisirs proposée, sans avoir à subir les inconvénients des grandes cités.

        17 % des Parisiens vont quitter leur nid

        Les Français continuent de faire appel à des professionnels pour déménager. C’est notamment le cas pour 32 % des personnes âgées de plus de 35 ans et 33 % des propriétaires de maisons. Plus de la moitié des sondés évoquent la tâche trop contraignante à effectuer seul. 39 % estiment qu’un déménageur est adapté pour un trajet de longue distance, tandis que 26 % justifient de passer par un professionnel pour leur confier des biens fragiles. « Le déménagement fait encore partie de ces moments stressants de la vie lors desquels l’accompagnement d’un professionnel est une alternative de confort et de sécurité. Nous trouvons des solutions pour faciliter l’installation de nos clients », indique Marc Buigues. Quelle tendance attendre pour le secteur en 2018 ? Si 15 % des Français envisagent de quitter leur logement, on devrait retrouver un taux semblable à 2017 à l’heure du bilan, de l’ordre de 12 %. Les 18-24 ans (36 %), suivis des 24-34 ans (23 %) devraient être les plus nombreux à déménager. On attend également 17 % de personnes quittant la région parisienne. Un phénomène commence toutefois à s’installer durablement, celui de la propension des propriétaires à davantage déménager que les locataires, ainsi que les personnes habitant en maison en comparaison à celles vivant en appartement. Et vous, où serez-vous l’an prochain ?

        « la région centre-val de loire affiche un taux de mobilité de 14 %, supérieur à la moyenne nationale de 12 % »
        Marc Buigues, porte-parole du réseau Les déménageurs bretons.

        Les Brèves

        • Top 3 des conseils pour bien préparer son déménagement

          Anticiper

          Il est tout à fait possible de contacter un déménageur avant même de connaître la date et l’adresse exactes de votre futur logement. Vous pouvez commencer à prendre contact six semaines avant votre déménagement avec plusieurs professionnels.

          Faire jouer la concurrence

          Faire effectuer plusieurs devis permet d’obtenir les tarifs les plus avantageux. Misez sur des groupes connus : c’est rassurant lorsque vous aurez à leur confier vos biens personnels, parfois fragiles. Pensez aussi à profiter d’une tournée de plusieurs déménagements afin de réduire les coûts de 20 à 25 %.

          Éviter de déménager l’été

          Si vous n’avez pas d’enfant ou d’impératif particulier, il est préférable de déménager hors de la période estivale. En effet, le prix des déménageurs est inférieur car il y a moins de demandes.

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          Maison en bois : ça ne sent pas le sapin !

          CONSTRUCTION

          La construction bois est un secteur d’avenir. Le matériau, qui peut être utilisé pour le neuf, l’extension ou la rénovation, dispose de nombreux avantages et suscite l’engouement.

          Fini le temps où la maison à ossature bois était l’apanage de quelques écologistes désireux de vivre dans un environnement en adéquation avec leurs convictions personnelles. Aujourd’hui, tant en raison d’une recherche de confort, de design atypique ou de réduction de la consommation énergétique, ce type de construction continue de grappiller des parts de marché sur la construction traditionnelle. Mais saviez-vous que la maison en bois n’était pas du tout un concept récent ? Si les techniques ont forcément évolué avec le temps, les premières maisons en bois sont nées en Amérique du Nord au XVIe siècle. Et plus proche de nous, géographiquement parlant, aviez-vous remarqué que la Maison Jeanne d’Arc arborait des pans de bois ? « Dans la construction bois, la maison à ossature bois représente aujourd’hui 80 % du marché. Que ce soit pour un projet plus industrialisé ou une maison sur-mesure d’architecte, ce matériau présente de nombreux avantages », indique Eddie Le Drein, directeur général adjoint de l’entreprise Le Drein Courgeon à Marboué. Car aujourd’hui, la maison à ossature bois est adaptée à une clientèle portée par une démarche environnementale et de développement durable, tout en offrant à d’autres des solutions plus économiques que la construction traditionnelle pour mener des projets de maisons à l’architecture contemporaine avec, par exemple, de larges verrières ou de grandes hauteurs de murs sous plafond.

          Un matériau qui envoie du bois

          À écouter les professionnels du secteur, la construction bois n’offre que des avantages. Adrien Juffroy, président directeur général de Loire Éco Bois, n’a pas grand mal à nous les lister : « Tout d’abord, c’est l’assurance d’un chantier propre et sec, qui n’abîme pas votre terrain. Une ossature bois est de plus quatre fois moins lourde que pour une construction traditionnelle, ce qui implique des fondations moins profondes ». Au rang des points forts, on peut également noter la pose et la rapidité d’exécution. Une maison en ossature bois peut être réalisée en totalité en quatre mois alors qu’il faut compter un an pour une construction traditionnelle. N’oublions pas le principal atout en termes de pouvoir isolant, quinze fois supérieur à celui du béton, qui représente un gain de consommation énergétique et de confort.

          « Au niveau des coûts, on devrait voir la différence entre la construction bois et la construction traditionnelle se réduire »
          Adrien Juffroy, président directeur général de Loire Éco Bois.

          Ainsi, l’isolation bois par l’extérieur est aussi utilisée en rénovation. Elle apporte une touche de modernité à une maison et se marie parfaitement avec des matériaux déjà en place. Autre avantage écologique : le bois, matériau pérenne, est salubre et moins polluant qu’un chantier nécessitant la fabrication de béton. Il est également un formidable puits de carbone. Le bois stocke en effet le dioxyde de carbone, même lorsqu’il est coupé pour la construction, et c’est autant d’émanations en moins qui ne partent pas dans l’atmosphère et ne contribuent pas à l’effet de serre. Une maison en bois, c’est un geste en faveur de la planète !

          Du bon bouleau !

          L’image de la maison à ossature bois a quelque peu évolué au fil du temps. S’il y a vingt ans, elle était plutôt associée à une clientèle souhaitant affirmer, par cet acte citoyen, des convictions écologiques profondes, elle a connu un second souffle avec le regain d’intérêt des architectes pour le matériau bois. De plus, l’extension et la rénovation ont aussi pris le train du bois, s’adaptant à des nouveaux modes de vie. « Aujourd’hui, l’avenir du bâtiment n’est plus à l’extension des villes avec des lotissements. On se plaît davantage où l’on est, à proximité de son lieu de travail et des services. La rénovation ou l’agrandissement de maisons entrent tout à fait dans ces nouvelles aspirations », confie Eddie Le Drein. L’aménagement extérieur profite aussi des qualités du matériau bois. Terrasse, clôture, pergola, brise-soleil… Voici autant de solutions proposées pour embellir les maisons avec une touche de caractère. Dans la construction bois en France, on utilise à la fois des essences résineuses provenant de Scandinavie et des sapins de Douglas originaires de Bourgogne. Dans tous les cas, le bois employé est certifié du label PEFC, qui apporte la garantie d’un produit issu de sources responsables participant à la gestion durable de forêts.

          Pas qu’un feu de paille

          Quel avenir peut-on attendre pour la construction bois ? Le matériau a toujours eu une longueur d’avance sur les autres car il avait déjà permis aux professionnels d’anticiper la réglementation thermique 2012, applicable pour tout projet de construction. Il permettra aussi de se conformer aux exigences de la réglementation environnementale 2020 en termes de mise en œuvre de chantier et d’isolation. « Au niveau des coûts, on devrait voir la différence entre la construction bois et la construction traditionnelle se réduire. Ainsi, le bois va continuer de gagner petit à petit des parts de marché », précise Adrien Juffroy. De plus, on devrait assister à la multiplication de projets d’immeubles à ossature bois d’envergure. Après l’Angleterre, le Japon ou le Danemark, la France a déjà plusieurs constructions en cours sur Paris ou Bordeaux. À l’image des maisons, les caractéristiques de stockage du carbone et de rapidité de montage sont autant d’atouts en faveur des grands ensembles en bois. D’ici une quinzaine d’années, la proportion d’immeubles à ossature bois construite pourrait égaler celle du béton et s’inscrire dans des projets d’éco-quartiers.

          « Dans la construction bois, la maison à ossature bois représente aujourd’hui 80 % du marché »
          Eddie Le Drein, directeur général adjoint de l’entreprise Le Drein Courgeon.

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          • L’extension prend racine

            Outre la construction ou la rénovation, le boom du bois est aussi associé à l’agrandissement de maison. L’extension en ossature bois d’une maison, parfois en hauteur ou en surélévation, connaît notamment beaucoup de succès sur Paris et en Île-de-France où les terrains à acheter sont de moins en moins nombreux. Pour ajouter une pièce de vie, à l’image d’une chambre en rez-de-chaussée lorsqu’on devient moins mobile avec l’âge ou bien pour créer un appartement pour recevoir des proches, c’est une solution idéale.

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            Le géomètre-expert, un pro en délimitation de terrain

            Profession

            Vous voulez agrandir votre maison et votre voisin vous accuse d'empiéter chez lui ? Seul le géomètre-expert pourra vous sortir de cette incertitude. Décryptage.

            propos recueillis par julie polizzi

            Sûrs de leur bon droit, de nombreux propriétaires découvrent du jour au lendemain que les limites de leur parcelle sont bien différentes de ce qu'ils pensaient. Régis Lambert, président de l'Union nationale des géomètres-experts (UNGE), nous explique en quoi ces professionnels méconnus peuvent vous aider.

            Présentez-nous votre métier.

            Il faut tout d'abord préciser que les géomètres-experts n'ont rien à voir avec les intervenants qui se font appeler simplement géomètres et sont en réalité des topographes. En effet, notre profession est réglementée, soumise à un ordre et dispose d'un monopole pour tout ce qui touche au foncier. En cas d'incertitude sur la délimitation d'une propriété, seul un géomètre-expert est donc habilité à intervenir, c'est un domaine réservé. En dehors de ce pré carré, nous nous sommes également diversifiés dans d'autres domaines ouverts à la concurrence, comme la topographie justement.

            On dénombre environ 1 800 géomètres-experts sur tout le territoire, exerçant au sein de 1 200 cabinets. C'est la plus petite profession ordinale en France.

            Quelles sont vos tâches les plus importantes ?

            Nos principales missions sont le bornage de terrain, qui constitue l'essentiel de notre activité auprès des propriétaires particuliers résidant surtout en zone périurbaine ou rurale. Un cabinet moyen réalise trois à quatre bornages par semaine et l'ensemble de la profession doit en effectuer aux alentours de 100 000 par an. En zone intra-urbaine, on intervient plutôt au moment de la mise en copropriété d'un immeuble, pour déterminer notamment les lots privatifs et les parties communes, ainsi qu'en cas de modification ultérieure.

            L'activité de topographie, qui consiste à dresser les plans d'un terrain, à identifier ses éléments et problématiques tels que les questions de raccordement, concerne surtout les promoteurs immobiliers et les collectivités.

            Quand a-t-on besoin de délimiter son terrain ?

            Cela peut être avant une vente ou lorsque votre projet de construction ou d'agrandissement, comme l'ajout d'un garage en limite de parcelle par exemple, provoque un conflit avec votre voisin qui considère que vous empiétez sur sa propriété.

            Les limites cadastrales, auxquelles la plupart des particuliers se réfèrent, n'ont en effet aucune valeur juridique ! Elles n'ont qu'un objectif fiscal. De même, un acte de vente peut être plus ou moins précis en matière de délimitation et ne revêt qu'une dimension contractuelle. Le bornage réalisé par un géomètre-expert est le seul moyen de donner une limite légale et incontestable à votre propriété.

            N'y a-t-il pas d'obligation de bornage ?

            Pas toujours ! Lorsque vous achetez un terrain issu d'un détachement parcellaire – qui a donc été divisé en plusieurs lots –, vous vous retrouvez en lotissement et l'intervention du géomètre-expert est alors imposée par la loi pour borner chaque propriété. En revanche, si vous achetez un terrain, nu ou construit, non issu d'un détachement, il n'y a aucune obligation. Ce qui peut poser des difficultés plus tard, d'autant que les parcelles sont de plus en plus petites et qu'il est donc plus fréquent de bâtir en limite de propriété. C'est pourquoi l'UNGE milite pour rendre ce bornage obligatoire pour toute vente.

            Comment se déroule un bornage ?

            On effectue un travail préparatoire en examinant les documents fournis par le riverain qui nous a contactés et en vérifiant qu'un confrère n'est jamais intervenu. Le jour du bornage, qui se réalise en général en une demi-journée, on convoque toutes les parties prenantes, à savoir le propriétaire et ses voisins, pour recueillir leur argumentaire, et l'on fait des relevés en tenant compte de tous les signes de possession visibles sur place comme une clôture, un arbre, etc. On propose ensuite la limite que l'on juge la plus adéquate et si tout le monde est d'accord, on la matérialise par une borne. C'est finalement davantage une mission pédagogique et juridique, que technique. On dressera ensuite un procès-verbal de bornage qui devra être signé par toutes les parties.

            Combien coûte cette prestation ?

            Les tarifs des géomètres-experts ne sont pas encadrés par la loi, tout dépend donc du secteur et surtout de la complexité du bornage. Mais, en moyenne, il faut compter entre 800 et 1 800 € pour cette opération, sachant qu'un devis préalable est remis au propriétaire. Il est clair que le coût peut être dissuasif, d'autant plus lorsque le terrain a peu de valeur et que sa délimitation est très difficile à établir.

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