Les Brèves

    « Nous réactivons l’ADN d’En Marche »

    Élections européennes de 2019

    Les marcheurs du Loiret ont entamé ce week-end une « grande marche » auprès des habitants pour connaître leurs intentions sur l’Europe. Tout cela en vue des élections européennes de 2019, qui auront lieu dans un an. B.V

    Sous une pluie fine, les comités En Marche ! du Loiret ont commencé à taper aux portes des populations locales samedi dernier pour les sonder sur la question européenne. « Une grosse trentaine de binômes » de quatre-vingt courageux ont ainsi arpenté quelques agglomérations du département pour faire noircir aux habitants un questionnaire très ouvert sur l’Europe. « Si je vous dis Europe, ça vous fait penser à quoi ? » ; « selon vous, qu’est-ce qui ne marche pas en Europe ? »… Telles étaient quelques-unes des interrogations auxquelles des résidents de Fleury-les-Aubrais, Saint-Jean-le-Blanc, Meung-sur-Loire ou Donnery avaient toute latitude de répondre. En tout, onze communes devaient être passées au crible par les marcheurs loirétains. « On a ciblé des zones rurales ou des quartiers prioritaires, avec des gens qu’on ne voit ou qu’on n'entend jamais », faisait remarquer Yves Clément, coordinateur Europe pour En Marche ! dans le Loiret.

    En route vers les européennes

    À ce stade des travaux, difficile de savoir ce qui ressortira de ces questionnaires. Ceux-ci seront dépouillés à partir de la mi-mai, et leurs conclusions seront détaillées par le mouvement, au niveau national, à partir de la rentrée de septembre. Mais déjà, des premières tendances paraissaient émerger auprès des marcheurs qui revenaient de leur tournée matinale, samedi après-midi. « Les gens ne sont pas toujours à l’aise sur la question européenne, expliquait Éric Tournon, du comité En Marche ! pour le Nord-Loiret. Ils ont certains a priori sur l’emploi et l’immigration, mais ont bien conscience, aussi, que les questions environnementales sont un des enjeux majeurs traités par l’Europe. »

    Tout ce remugle a évidemment pour but de préparer les élections européennes de mai 2019. Une échéance qui peut paraître lointaine, d’autant que les modalités du scrutin n’ont pas encore été toutes établies en France (voir encadré). Mais les marcheurs du Loiret précisent qu’avec cette opération, ils « réactivent l’ADN » du mouvement. Une consultation sur le terrain avant d’établir les grandes lignes du futur programme d’En Marche ! aux européennes : voilà en effet l’enjeu de ce travail de fourmi accompli par les militants au plus près des populations. Par contre, ne dites pas aux marcheurs qu’ils sont déjà entrés officiellement en campagne… « Non, mais on commence à travailler le projet, nuance François Sarrazin, référent EM dans le département. Notre objectif, c’est de récupérer un maximum de données. »

    Dans cette période de contestation sociale forte et d’effritement de la popularité du Président dans les sondages, on imagine aisément que le boulot des marcheurs sur le terrain ne va pas être de tout repos. Au-delà de certaines portes closes, certains ont évidemment essuyé quelques volées de bois vert, mais Stéphanie Rist, députée du Loiret qui s’est collée au porte-à-porte samedi dernier à Saint-Jean-le-Blanc, l’assurait : « nombreux sont ceux qui nous disent de ne rien lâcher… » 

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    • Européennes, mode d’emploi

      Les prochaines élections européennes auront lieu le 26 mai prochain. Des listes nationales devraient être constituées en France, et les députés élus à la proportionnelle. Avec le Brexit, le Parlement européen va voir son nombre de sièges réduit, mais certains fauteuils échus jusqu’alors au Royaume-Uni vont être redistribués. Lors des dernières élections, la France avait envoyé 74 députés à Strasbourg, siège du Parlement. 

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      Cheminots, communistes : même combat !

      Politique

      Dans le Loiret, les membres du Parti Communiste ont renouvelé leur message de soutien aux cheminots. Ils souhaitent qu’on « entende » leurs arguments et les expériences de ceux qui travaillent sur les rails de la SNCF. C.S


      À Orléans, les cheminots en colère contre la réforme des chemins de fer sont non seulement soutenus par les syndicats, mais aussi – ce n’est pas vraiment une surprise – par les communistes du Loiret. Samedi dernier, des membres du parti étaient ainsi présents sur le marché de Fleury-les-Aubrais. Mardi, ils ont distribué des tracts en gare de Fleury-les-Aubrais. « Plus de 30 000 exemplaires ont été imprimés dans le Loiret », précise Mathieu Gallois, secrétaire départemental du PCF 45. Le but ? « Aller à la rencontre des usagers » des transports ferroviaires afin de les sensibiliser et leur faire connaître le statut des cheminots.

      « Ce système suscite trop de fantasmes »

      « C’est un système particulier qui suscite des fantasmes : il y a des droits mais aussi des obligations, et ça, le Gouvernement n’en dit pas un mot, lance à ce sujet Bruno Lacroix, conseiller municipal d’opposition PCF à Fleury et lui-même cheminot. La SNCF n’est pas la seule entreprise à fonctionner comme ça. Les cheminots ne sont pas dans le précaire, mais on les cumule quand même beaucoup... » « Période d’essai d’un an, formation d’un an minimum, maîtrise de plusieurs technologies, disponibilité toute l’année… » : les cheminots estiment que la population n’est pas informée sur leur statut et comptent se faire entendre.

      Se déplacer, un « droit fondamental » ?

      « Les conséquences de la mise en place de la réforme du Gouvernement seraient désastreuses pour les cheminots, mais aussi pour les usagers », affirme de son côté Mathieu Gallois. Les premiers, qui ont connu « 9 000 suppressions de postes depuis 2009 », ne veulent pas d’une « privatisation totale de la SNCF décidée à (leur) place par des politiques ». Ils souhaitent que leurs expériences « de terrain » soient entendues et « prises en compte » dans la réflexion. Les seconds, utilisateurs des trains, pourraient, selon les communistes, subir « plus de retard » et « une hausse des tarifs ». Le PCF 45 se pose donc la question : « est-ce qu’on considère le droit de se déplacer comme un droit fondamental ? Et dans ce cas, doit-il être soumis à la rentabilité ? » Car pour les membres du parti, la réforme de la SNCF dessert le transport en France au profit de la rentabilité. « Cette réforme n’apportera pas de l’air dans les poumons du service public, affirme un membre du PCF, cheminot depuis trente-cinq ans. Pourtant, le service public est une nécessité. » 

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      • Au programme

        Mardi prochain, les cheminots et le PCF 45 se rendront en gare d’Orléans pour une action auprès des usagers. Ils donneront ensuite rendez-vous à ces derniers le 17 mai à Fleury-les-Aubrais, pour un grand débat sur la réforme.

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        Blocage à l’Université d’Orléans

        Mouvement social

        Mardi, à l’appel d’un comité de mobilisation réunissant étudiants syndiqués et non syndiqués, le bâtiment principal de l’UFR de Lettres a été bloqué. Mais des examens et des cours ont pu avoir lieu. La protestation va-t-elle durer ? B.V


        La contestation a mis du temps à arriver à Orléans. À croire que la discrétion ouatée dont fait habituellement preuve la cité johannique a déteint sur ses étudiants… Lesquels ont, cette semaine, rattrapé le train de la protestation en bloquant mardi matin l’entrée principale de l’UFR de Lettres-sciences humaines. Pourquoi un tel retard ? « Il fallait laisser le temps de mobiliser », a justifié Jonathan Bruneau, le leader de l’UNEF Orléans, principal syndicat d’étudiants. Devant les bâtiments désertés, un prof d’anglais non syndiqué racontait n’avoir pas vu se lever une telle fronde depuis sept ans au moins… « Ce blocage, on aurait peut-être pu l’éviter s’il y avait eu de la concertation », soupirait-il. Et de pester : « ça fait trois ans qu’on fait une offre aux rabais aux étudiants… »

        Une précision, toutefois : en début de semaine, l’ambiance n’était pas spécialement à la révolution et aux barricades à l’entrée de l’UFR de Lettres. Rien à voir avec les images renvoyées par les facs parisiennes, Tolbiac et Nanterre en tête. Cinquante ans après mai 68, les étudiants orléanais mobilisés ont cependant repris à leur compte certaines recettes utilisées par leurs prédécesseurs : blocage, donc, mais aussi barrage filtrant et occupation de salle pour discuter, débattre et échanger.

        Une « convergence des luttes » ?

        Mardi matin, les étudiants présents et actifs espéraient être « plus de soixante » lors de l’assemblée générale de fin de semaine. Celle-ci devait décider de la poursuite d’un mouvement dont on ignore à quel point il est objectivement suivi par les étudiants du campus. Mais pour Jonathan Bruneau, de l’Unef, il ne faisait pas de doute que la contestation grandissait. « Le questionnaire qu’on a distribué hier (lundi, ndlr) sur la sélection à l’université nous a montré qu’il y avait 15 % de participation en plus », avançait-il mardi matin. Dans le combat qu’il représente, il assurait en outre être soutenu par les autres syndicats de « travailleurs ». « Nous, on soutient le mouvement des cheminots. On rejoint toutes les luttes, on défend le service public. » Le porte-parole de l’Unef Orléans assurait aussi que son mouvement « ne ferait pas de concessions. » Avec l’espoir, vrai et réaliste, de parvenir au retrait de la loi ORE (voir encadré) ? « Certes, ce gouvernement ne recule pas beaucoup. Mais si on regarde dans le passé, des lois ont été retirées… »

        En écoutant Stéphanie Rist, députée (LREM) du Loiret qui a bûché sur le dossier à l’Assemblée nationale, il y a cependant peu de chances que le Gouvernement bouge. « Dans ce texte, il n’y a pas de sélection à l’entrée de l’université, assure-t-elle. Avec ce Plan, on renforce quand même l’accès à la culture, à la santé et au soutien individualisé des étudiants, qui sont une population que j’ai envie de protéger. Mais on n’est pas dans une société qui va assez bien pour se permettre de tout bloquer. » Mardi matin, aucune rencontre entre les parties n’était cependant calée dans les agendas des uns et des autres. 

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        • Que veulent-ils ?

          Une partie des étudiants se battent contre la « sélection à l’université » que leur promet selon eux la loi relative à l’Orientation et la Réussite des Étudiants (ORE). « On réduit l’accès à l’enseignement supérieur », affirment-ils. Vendredi dernier, un étudiant en seconde année d’anglais nous expliquait tout le mal qu’il pensait de la réforme consistant, pour les bacheliers, à écrire une « lettre de motivation » pour intégrer une filière. « C’est complètement dévalorisant, estimait-il. Tout le monde ne sait pas en faire ! Cela crée un obstacle supplémentaire. » La modification possible de l’arrêté-licence datant de 2011 et qui garantit pour le moment la compensation des notes, les rattrapages ou les heures minimum de cours, est aussi battue en brèche par les étudiants mobilisés. 

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          Orléans Convention, déjà en action

          Tourisme d’affaires

          Alors que CO’Met n’émergera que dans trois ans, les actions de sensibilisation pour attirer les organisateurs de grands événements sont déjà lancées. Un travail qui se fera sous l’égide d’Orléans Convention, une structure qui devra mettre en lumière la diversité de l’offre orléanaise en terme de tourisme d’affaires. philippe hadef


          CO’Met est un bel objet, mais surtout un outil qui va nous faire réellement entrer dans l’ère de la Métropole ! » La semaine dernière, en présentant Orléans Convention, Olivier Carré a voulu marquer le trait : « cette salle multifonctionnelle unique en France », tête de pont du tourisme d’affaires, doit non seulement répondre aux attentes des organisateurs de conventions ou de salons « de plus en plus hybrides », sans pour autant que son dynamisme ne soit antinomique avec l’évolution du tourisme de loisirs.

          Si Martine Grivot, adjointe orléanaise en charge du tourisme, a pour sa part rappelé que les trois quarts des nuitées réservées sur la Métropole étaient d’origine « business », elle a aussi ajouté qu’Orléans Convention lançait une « aventure nouvelle, avec un plan d’action marketing » devant profiter globalement au territoire. Car l’émergence de CO’Met ne viendra pas s’opposer aux séminaires qui peuvent occuper certains établissements hôteliers ou châteaux dédiés à cette activité. Au contraire, ce complexe a pour ambition de marquer la capacité du territoire à accueillir tous les types d’événements. Martine Grivot a d’ailleurs indiqué qu’un touriste d’affaires dépensait trois fois plus que ceux qui venaient découvrir le territoire pour le plaisir.

          CO’Met, tête de pont d’un projet global

          Pour marquer cette naissance d’Orléans Convention, un invité de marque, en la personne d’Emmanuel Dupart, directeur délégué de France Congrès Évènements, était présent à Orléans. Optimiste sur cette nouvelle destination business, il a noté par une boutade : « il est clair que la réussite passe par l’appropriation locale du tissu économique, des pôles d’excellence, mais la proximité d’Orléans avec Paris est évidente, même lorsque la grève à la SNCF est aussi massive… » Et que le réseau routier permet encore de conserver cette proximité nécessaire à l’attractivité des futurs événements organisés à Orléans Métropole.

          Rattaché à la SPL Orléans Val de Loire Tourisme, Orléans Convention est dorénavant sur la ligne de départ et récolterait déjà le fruit de ses premiers contacts. Un positionnement que l’on pourrait trouver très rapide, « mais trois ans, cela passe vite », a conclu Olivier Carré. CO’Met pourrait ainsi décoller d’emblée avec un programme à la hauteur de ses ambitions. C’est en tout cas tout le sens des actions menées dès à présent. 

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          • « Dans vos sourires… »

            Transformer un touriste d’affaires en touriste lambda, c’est aussi le sens de l’action, à long terme, d’Orléans Convention. Et pour cela, Olivier Carré a expliqué que cela ne pouvait uniquement se faire « par l’action publique », et que « l’action collective du territoire, de ses habitants, dans ses regards, dans ses sourires » devait aussi être mobilisée…

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            Les Voix ont porté

            Événement


            Un peu plus de 2 000 auditeurs se sont déplacés la semaine dernière dans les murs de l’hôtel Dupanloup et du Jardin de l’Évêché pour assister à la troisième édition des Voix d’Orléans. Une estimation réalisée par la Ville, puisqu’aucun comptage précis des entrées et sorties n’a été faite lors de l’événement, ainsi que nous l’avait précisé en préambule de l’événement Nathalie Kerrien, adjointe à la culture. Samedi dernier, Olivier Carré assurait cependant « qu’il y avait au moins eu deux fois plus de monde que les années précédentes. »

            Le maire d’Orléans se satisfaisait aussi d’avoir vu une « petite centaine d’étudiants » se diriger vers les conférences, même s’il reconnaissait que les Voix avaient quand même manqué d’une « présence étudiante », ce que confirmait plusieurs participants présents sur place. Plus globalement, Olivier Carré relevait la « légitimité » et la « pertinence » de cette manifestation traitant de sujets qui, « sur le papier, ne sont pas forcément grand public ». Mais l’élu rappelait que les Voix devenaient selon lui un « vrai rendez-vous, important pour l’image d’Orléans. » La marque reste pourtant à affirmer, puisqu’un des intervenants évoquait samedi sa joie d’être présent à « ces Journées d’Orléans ». Un lapsus qui en a laissé certains… sans voix !

            Pas de changement en vue

            Et à l’avenir ? Les Voix d’Orléans connaîtront bien évidemment une quatrième édition l’an prochain, avec pour thème de débats : « Informer à tout prix ? » Concernant la forme de l’événement, Olivier Carré a précisé qu’elle ne devrait pas bouger : « Dupanloup se prête bien à la manifestation, il n’est pas prévu de la délocaliser. » Enfin, le maire d’Orléans précisait que l’axe ligérien qu’il appelle régulièrement de ses vœux pouvait désormais compter, avec les RDV de l’Histoire de Blois et les Voix d’Orléans, sur deux piliers solides au niveau culturel.

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