Les Brèves

  • Dancing à la piscine

    La piscine de La Source a donc bien fermé ses portes la semaine dernière avec, vendredi soir, une soirée qu’on pourrait qualifier d’insolite, puisqu’un bar et une piste de danse avaient été installés dans… le bassin vide ! Le concept a visiblement séduit les Orléanais : deux jours avant l’événement, la mairie annonçait que la soirée était complète. 

Le skate dans le grand bain !

Piscines dans la métropole

À Saint-Jean-de-Braye, l’ancienne piscine devrait être réhabilitée en… skatepark. Pour l’heure, la municipalité et l’association « À la bonne roulette abraysienne » échangent leurs idées. En 2019, un important équipement devrait donc voir le jour pour les sports de glisse. Une première dans la métropole orléanaise.

claire seznec

Au complexe du Petit Bois, à Saint-Jean-de-Braye, l’ancienne piscine municipale attend patiemment qu’on s’occupe d’elle. Cela fait maintenant deux ans qu’elle est abandonnée. La piscine l’Õbraysie, à quelques pas de là, l’a remplacée en février 2016. Depuis quelques semaines, un projet émerge pour réinvestir les lieux : créer un skatepark, le plus grand et le plus adapté, paraît-il, de la métropole d’Orléans.

« Pour le moment, il y en a des petits, à Saint-Jean-de-Braye, à Saran, à Saint-Cyr-en-Val, à Olivet… », énumère Benjamin François, l’un des fondateurs de l’association « À la bonne roulette abraysienne » (ABRA), constituée en décembre dernier. Sur l’actuel skatepark de Saint-Jean-de-Braye, selon les jours et les heures, le public diffère. La proximité du terminus du tramway influerait sur la mixité des pratiquants. De très jeunes gens accompagnés de leurs parents, des adultes qui reprennent les roulettes, des ados qui sortent du collège situé en face…. « Le skatepark actuel est très fréquenté, mais comme la pratique des sports de glisse est libre, on a du mal à quantifier le nombre de pratiquants, précise Julien Millet, éducateur sportif à l’initiative du projet de transformation de l’ancienne piscine. Ce qui est sûr, c’est que certains viennent déjà de toute la métropole d’Orléans, voire de plus loin, pour glisser à Saint-Jean-de-Braye. »

L’exemple américain

Dans les années 1960, aux États-Unis, beaucoup de bassins de piscines abandonnées ont été investis par les skateurs. C’est de cette information qu’est née, juste avant l’été dernier, l’idée d’importer ce projet à Saint-Jean-de-Braye. Une chance, puisque l’ancienne piscine devait être détruite, le bassin ayant perdu sa perméabilité. « Il y aura tout de même une destruction partielle, explique Pascale Fauquet, responsable des sports à la mairie de Saint-Jean-de-Braye. Le toit ouvrant et un mur, une fois désamiantés, seront gardés pour que le lieu soit utilisable par tous les temps. »

Certes, le projet n’en est encore qu’à ses balbutiements, mais le coût des travaux et de l’aménagement est déjà estimé à 436 000 €. Sachant que 300 000 € étaient prévus pour la destruction du bâtiment, ce budget a été alloué au futur skatepark, qui devrait s’étendre sur 1 500 m2. Pour le reste, des demandes de subvention ont été envoyées. Et les porteurs du projet sont confiants : le skate va en effet devenir sport olympique en 2020, puis discipline olympique en 2024 lors des Jeux Olympiques de Paris. Une aubaine qui pourrait ainsi permettre d’amoindrir les coûts pour la commune…

Couvert et gratuit

Avant le rapatriement des modules de l’actuel skatepark et le début du chantier (désamiantage et démolition de murs), les possibilités techniques du projet devront être minutieusement étudiées par la mairie. Par exemple, en dehors des surfaces de roulement sur les côtés du bassin, les structures (rampes, bowl…) ne devront pas être en béton, un matériau apprécié des skateurs et amateurs de BMX, mais trop lourd pour les fondations du bassin. C’est là qu’intervient la participation citoyenne, ou du moins associative. « On apporte notre expertise et notre expérience pour construire un site adapté aux différentes pratiques de glisse, décrit Benjamin François, de l’association ABRA. On a pensé à des modules en bois : c’est génial, mais ça demande de l’entretien. Il ne faut pas se rater sur ce projet, il faut prendre le temps. » Au début du mois de mars, les membres d’ABRA ont aussi échangé avec Julien Millet pour affiner les idées d’aménagement intérieur et extérieur.

À terme, le skatepark de Saint-Jean-de-Braye deviendrait le premier de la région Centre-Val de Loire à être couvert et, surtout, totalement gratuit. « C’est rare, on va pouvoir rouler toute l’année ! », se réjouit d’avance Benjamin François, qui se trouve soutenu par Julien Millet : « pour aller plus loin, pourquoi ne pas créer un espace sportif, ludique et même dédié aux arts urbains ? »

Le skatepark devrait en tout cas être terminé dans le courant de l’année 2019. En attendant, il faudra se contenter des petites structures actuelles ou du parvis de la cathédrale d’Orléans, moins adapté à la pratique de la glisse.

« il y aura une destruction partielle »
Pascale Fauquet, responsable des sports à la mairie de Saint-Jean-de-Braye

Les Brèves

  • Retard pour la piscine éphémère

    Le complexe nautique de La Source va fermer pour deux ans afin d’être rénové pour la coquette somme de 15 M€. Pour combler le manque dans le quartier, la Ville d’Orléans va tout de même mettre à disposition du public une « piscine éphémère » qui aurait dû ouvrir lundi dernier. Mais la visite de la commission de sécurité a été reportée, entraînant également le report de l’ouverture du bassin, qui devrait cependant être accessible au public mi-mars. Florian Truchot, le nageur de l’ASPTT, vice-champion de France en petit bassin au mois de décembre dernier (et dont vous lirez le portrait à la fin de ce numéro), peste quelque peu contre cet équipement provisoire : « moi, j’avais l’habitude de m’entraîner à La Source dans un bassin de 50 m, et là, je vais me retrouver à la piscine éphémère, à nager sur 25 m, pour préparer les Jeux Olympiques. C’est pas terrible… », nous a-t-il ainsi confié, un peu dépité par le manque de soutien plus général, selon lui, de la Ville à son égard (voir p.19).

Les Brèves

  • 25

    C’est le nombre de piscines couvertes publiques situées dans le Loiret

Le Cube sort la tête de l’eau

Piscines dans le Loiret

Suite aux intempéries du printemps 2016, la piscine de La Ferté Saint-Aubin avait été inondée. Fallait-il pour autant abandonner le projet de réhabilitation qui était prévu ? La réponse fut « non ». Un nouveau complexe aquatique, Le Cube, a donc été inauguré fin février en lieu et place de l’ancienne piscine. Un aménagement sans risques ?

C.S.

En 2015 puis en juin 2016, lors de la montée des eaux, le Cosson était sorti de son lit. À La Ferté Saint-Aubin, la piscine, inaugurée deux ans auparavant, avait alors été inondée. Un coup dur pour la commune, qui a ensuite entamé une réflexion de fonds : pendant vingt mois, des études ont été réalisées afin de décider s’il fallait définitivement fermer l’établissement ou trouver une nouvelle solution technique. La seconde option a finalement été choisie et le projet de la piscine Le Cube est né.

« L’emplacement reste le même car il est proche du camping, du cours d’eau et du château, et il est donc pertinent sur le plan touristique, note Constance de Pélichy, la maire de La Ferté Saint-Aubin. La structure comprend notamment la machinerie, qui a été rehaussée d’environ 60 cm au-dessus du niveau atteint par l’eau en 2016. » Selon l’élue, il faudrait que l’eau monte jusqu’à la place située au centre de la commune pour que Le Cube soit réellement impacté.

Des travaux à 1,4 M€

Est-il bien raisonnable d’avoir reconstruit la piscine au même endroit ? Pour Constance de Pélichy, la réponse est positive. « On doit apprendre à vivre avec le risque, sans le nier, parce qu’on ne pourra jamais empêcher les cours d’eau de déborder », estime l'élue, persuadée qu’il faut réfléchir à la « résilience ».

« on doit apprendre à vivre avec le risque »
Constance de Pélichy, maire de La Ferté Saint-Aubin

Il a donc fallu 1,4 M€, sans emprunt (le site étant classé en état de catastrophe naturelle, l’assurance a versé environ la moitié de cette somme) et huit mois de travaux pour créer le nouvel espace aquatique de La Ferté. L’identité du complexe a également été repensé : le bassin intérieur se poursuit en extérieur par une voie d’eau froide pour atteindre un grand bassin avec des lignes de nage. Un autre espace intérieur est dédié à la balnéothérapie ; l’eau y est chaude, des sièges à bulles sont disposés dans le bassin. « Notre ambition est de porter Le Cube pour qu’il devienne le centre aquatique principal des Portes de Sologne, précise Constance de Pélichy. On y propose, à prix attractifs, des activités sportives, des activités ludiques, mais aussi du bien-être. » Un triptyque souvent gagnant.

Les Brèves

  • Beaune-la-Rolande rêve complexe

    À la fin de l’année 2014, l’ancienne piscine de Beaune-la-Rolande a fermé pour cause de vétusté et de difficultés financières. Plusieurs projets ont ensuite été lancés mais n’ont jamais abouti. Mais la Communauté de communes du Pithiverais Gâtinais a créé un groupe de travail « Équipement aquatique ». L’objectif est de vérifier si une nouvelle piscine est constructible : démolition de l’actuel bâtiment ; création de sanitaires, de vestiaires et d’un bassin couvert de 250 m2 ; ajout d’un centre de remise en forme et d’un sauna ; aménagement de l’extérieur avec des solariums, des jeux d’eau sur 150 m2 ou encore un terrain de beach-volley. Le projet serait imposant ; le budget aussi : 4,5 millions d’euros. Mais pour l’heure, les élus cherchent à connaître la faisabilité d’un tel complexe aquatique.