Les Brèves

    La fin d’une histoire

    Rugby Club Orléans

    Cette saison 2017-2018 sera la dernière de Franck Cohen au Rugby Club Orléans. L’entraîneur, qui regrette les circonstances dans lesquelles cette annonce a été faite, l’a appris de la bouche de son président à la fin du mois de février.

    B. V 

    Voilà, c’est fini. Entraîneur, puis directeur sportif, puis de nouveau entraîneur du Rugby Club Orléans, Franck Cohen sera éjecté du navire RCO à la fin de cette saison. Christian Lavezard, le président du club, le lui a signifié fin février. « Un grand tournant », reconnaissent de concert les deux hommes, qui n’étaient visiblement plus en phase. Alors certes, le départ de Franck Cohen se fera sans fracas, puisque le coach orléanais n’était plus salarié du RCO. Pas de bataille juridique ni de prud’hommes en perspective, donc. Mais un goût d'inachevé reste dans la bouche du technicien orléanais, qui s’est dit « déçu » par la manière dont son éviction a été annoncée en interne. Il semble en effet que Christian Lavezard ait averti les joueurs alors que leur entraîneur avait prévu de leur en réserver la primeur… Joint ce lundi, le président du Rugby Club Orléans faisait amende honorable : « je fais mon mea culpa, nous disait-il. Oui, il m’arrive de faire des erreurs… »

    « Le ressort était cassé… »

    Voici pour la forme. Sur le fond, le président du RCO met en avant un « phénomène d’usure et de fin de cycle » pour justifier son choix. Et affirme notamment que certains « joueurs-cadres ne se retrouvaient plus dans le discours du coach. » Ce que ne dément pas Franck Cohen, qui admet que « quelques joueurs aient pu trouver (son) discours redondant ». Mais plus que le terrain – le RCO est actuellement 4e de sa poule de Fédérale 2 et encore en course pour les play-offs – les deux hommes évoquent un « ressort qui s’est cassé » entre eux en début de cette saison. Il semble remonter au jour où Franck Cohen a annoncé vouloir tenter une expérience professionnelle, « à un poste de direction », au bowling d’Olivet. Une expérience qui a tourné court, mais qui a visiblement fait penser à Christian Lavezard que son coach n’était plus à 100 % concerné par le rugby. L’entraîneur orléanais explique son envie de changer (partiellement) d’air par un développement financier du club qui est resté, selon lui, au point mort. « Je ne voulais pas devenir fonctionnaire de mon poste », résume aujourd’hui Franck Cohen. Même s’il se dit « sans amertume », son chemin et celui du RCO se séparent donc sur un malentendu. « Je ne m’étais pas préparé à ça, énonce l’entraîneur. Ça m'a fait mal, ainsi qu'à ma famille. Je ne sais pas ce que je vais faire à la fin de la saison. »

    « en coulisses, les valeurs du rugby, ce sont celles de l’entreprise…  »
    Franck Cohen, entraîneur du RCO

    Christian Lavezard, lui, prépare déjà la suite. Il devrait présenter d’ici la fin du mois le duo d’entraîneurs (un pour les avants, l’autre pour les arrières) qui remplacera Franck Cohen à la tête de l’équipe première. « Ils ont déjà joué au RCO », prévient-il pour l'instant, en annonçant également un changement de stratégie pour attirer les partenaires. « Nous voulons faire plus d’événementiel à Orléans même, et non plus dans notre enceinte de Garcin. Nous avons besoin de nous faire connaître. »

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        Mathilde préservée, mais éprouvée

        Polémique johannique  

        On pouvait s’attendre à quelques remarques en découvrant que Mathilde, une jeune métisse, figurerait Jeanne d’Arc à l’occasion des 589es fêtes johanniques. Mais plus qu’une simple rumeur, c’est une déferlante médiatique qui s’est abattue sur l’Orléanaise. Télévisions, radios, journaux (français et même étrangers) ont tous commenté cet épisode. Un « buzz » dont se serait bien passée la jeune étudiante qui a, tout au long de ces derniers jours, été protégée par la Ville et la présidente de l’association Orléans-Jeanne d’Arc. Mais, même tenue en retrait des caméras, Mathilde a été ébranlée et éprouvée par cette polémique indigne.

        Une polémique qui a maintenant pris le long chemin des investigations judiciaires. Le Procureur de la République, Nicolas Bessone, s’est saisi de l’affaire, pour retrouver les auteurs de deux tweets orduriers. « Les réquisitions sont parties dans la semaine aux États-Unis, indiquait en début de semaine le représentant du Parquet. Je ne peux pas faire de pronostics. Ça peut être long, voire très long. » D’ici là, espérons que le petit oiseau bleu changera de mélodie…

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            TED’X cherche speakers

            Événement

            Cette année sera la troisième édition du TED’X, et les Orléanais commencent à connaître le principe de ces mini-conférences qui s’enchaînent, en partant d’un mot générique pour ensuite se décliner dans la diversité. Ne cherchez pas des stars sur scène, mais plutôt des intervenants d’un jour exprimant une expérience souvent étonnante ou simplement passionnante, qui suscite ensuite réflexion dans l’assistance.

            Ce troisième TED’X, qui se tiendra en décembre prochain, se prépare déjà et les speakers sont appelés à se faire connaître avant le 31 mars. Car une fois la sélection des candidats définie, un travail s’amorce à l’aide d’un coach. Celui-ci viendra gommer les imperfections, donner de la contenance sur scène ou simplement du rythme à un sujet, lequel ne doit pas excéder dix-huit minutes.

            Ceux qui ont vécu cette expérience et se sont vus diffuser parfois dans plusieurs pays via la chaîne YouTube du TED’X parlent tous d’un moment hors du temps, d’un enrichissement personnel et d’une réelle aventure au contact de l’ensemble des bénévoles. Si vous avez donc une idée à développer qui peut prendre son envol, faites-vous faire connaître sur : www.tedxorleans.com.

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                Ils joueront leur musique dans un bus !

                Un projet insolite venu d'Orléans

                L’ensemble musical baroque orléanais La Rêveuse se lance dans un projet simple mais ambitieux : faire une tournée rurale dans la région Centre-Val de Loire à bord d’un bus aménagé en salle de concert !

                C.S

                Tout a commencé lors du festival de musiques anciennes de Lanvellec, en Bretagne. La Rêveuse, un ensemble orléanais de musiciens épris de musique du XVII et XVIIIe siècles, y joua dans un bus aménagé en salle de concert et décoré sur le modèle de l’Opéra de Paris. « Pendant quatre jours, on a tourné dans les villages bretons, c’était super, se souvient Florence Bolton, co-fondatrice de La Rêveuse et gambiste. On a tout de suite eu envie de faire ça dans la région Centre-Val de Loire. » Cette année, La Rêveuse s’est donc lancé comme défi d’amener la culture dans les territoires ruraux de la région, que la musique baroque a parfois du mal à toucher.

                Une première à Orléans

                Pendant les quatre semaines de novembre prochain, Florence Bolton et Benjamin Perrot, également co-fondateur de l’ensemble, vont parcourir les routes pour plus de soixante-dix concerts dans une trentaine de communes. Le premier aura lieu à Orléans. « On a choisi un quartier, celui de La Source, pour commencer. Le matin, on jouera au CHRO devant les soignants et les malades adultes ; et l’après-midi, devant les associations de quartier et les habitants, précise la musicienne. C’est ça l’objectif : aller là où on ne nous attend pas. » Un autre concert aura lieu dans le musée des Beaux-Arts d’Orléans afin de faire découvrir certains tableaux de l’établissement. Ensuite, les deux musiciens se rendront dans les quatre coins de la région, comme à Châteauroux, Issoudun, Bourges, Chambord, ou encore dans le sud du Berry.

                « un bus à l’acoustique parfaite ! »

                Dans cette salle de concert ambulante à « l’acoustique curieusement parfaite », une trentaine d’adultes, une quarantaine d’enfants ou quelques personnes en fauteuil roulant peuvent s’installer. Les séances musicales seront être accessibles à tous, mais surtout, elles seront adaptées au territoire où elles se déroulent. « On souhaite relier la musique au lieu dans lequel on joue, resituer l’époque de la musique baroque, raconter comment on vivait alors », explique Florence Bolton. Pour cela, pendant le concert, un écran diffusera des dessins et des gravures afin de densifier l’imaginaire des spectateurs. Être en petit groupe devrait permettre les échanges entre les musiciens et le public. Et si le succès répond présent, La Rêveuse espère poursuivre son songe musical dans d’autres communes de la région, dès l’année prochaine.

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                • Objectif 3 000 €

                  Pour mener à bien son projet, l’ensemble de La Rêveuse a lancé un financement participatif sur le site Ulule. Il souhaite collecter 3 000 € afin de compléter ses finances et pouvoir mettre en route son projet. Car le budget global de la tournée de l’Opéra Bus 2018 s’élève tout de même à 50 000 €. Chaque journée (2 à 3 représentations par jour) a un coût de 2 100 € pour La Rêveuse. Le financement participatif se poursuit jusqu’au 31 mars.