Les Brèves

  • le chiffre : 7

    C’est le nombre de maillots distinctifs qui seront attribués aux coureurs du Tour du Loiret. Il y aura les classiques maillots jaunes, verts et à pois, mais aussi le maillot bleu (1er au classement du km 45), le maillot orange (meilleur jeune) et le maillot blanc (classement des « points chauds »).

Le Tour du Loiret, trois jours en mai

Cyclisme

Le Tour cycliste du Loiret-Souvenir Roland Gruber reprendra du service pour sa 39e édition entre le 19 et le 21 mai prochain. Plus de 435 km seront parcourus en quatre étapes qui se dérouleront sur… trois jours. 90 coureurs répartis entre 15 équipes traverseront la Sologne, la Beauce, le Gâtinais et la vallée de l’Essonne. Sacré tour d’horizon !

Benjamin Vasset


C’est dans le cadre prestigieux de l’Hôtel de la Bretonnerie, propriété du Département du Loiret, principal partenaire de l’événement, que le parcours du 39e Tour du Loiret a été dévoilé le 3 avril en présence de plusieurs élus et maires de communes traversées par l’épreuve. Car ne nous y trompons pas : le Tour du Loiret est autant une épreuve sportive qu’un moyen, pour le département, d’attirer les lumières sur lui et d’offrir de la visibilité aux villes et villages qui le composent. « C’est une épreuve qui met en avant le Loiret et l’activité sportive, reconnaît d’ailleurs Gérard Malbo, vice-président du conseil départemental en charge de l’éducation, de la jeunesse et du sport. Elle amène aussi des étrangers dans le département ! » Ils seront en effet quelques-uns, le 19 mai prochain, à se présenter sur la ligne de départ du Tour du Loiret. Des Belges, des Néerlandais et des Italiens majoritairement, réunis dans quatre des quinze équipes qui prendront le départ. Depuis la première édition de l’épreuve, en 1953, ils sont d’ailleurs sept étrangers à avoir triomphé dans le Loiret, le dernier en date étant le Belge Niels Nachtergaele, en 2015.

Retour en Beauce

Au total, 90 coureurs parcourront donc en mai prochain les 435,7 km tracés par les organisateurs. Il y aura cinq équipes Division Nationale 1, quatre DN2 et deux DN3, dont le Cercle Gambetta Orléans, le Guidon Chalettois Loiret, l’Union Cycliste Orléans, qui seront les régionaux de l’étape. Six coureurs résidant dans le Loiret, parmi lesquels Camille Batista, du Cercle Gambetta Orléans, devraient également parcourir des routes qu’ils connaissent par cœur. Des routes escarpées, mais aussi droites et venteuses, puisque les organisateurs de l’épreuve ont fait part de leur intention de retourner voir ce qui se passait en Beauce, « après des années d’infidélité… » Cette « excursion vers l’ouest du département », comme l’a rappelé Daniel Bouteille, le directeur de la course, sera effective dès la première étape, puisqu’après un départ donné à Orléans-La Source et quelques kilomètres en Sologne (Marcilly et Ménestreau-en-Villette, La Ferté Saint-Aubin, Jouy-le-Potier…), les coureurs franchiront la Loire à Meung pour rejoindre Patay. Une destination qui les fera traverser les communes de Huisseau-sur-Mauves, Saint-Sigismond ou Épieds-en-Beauce, pour ne citer qu’elles. 162 km entre ville, forêt et champs d’éoliennes, donc, où sera notamment joué une partie du prix du meilleur grimpeur au… Domaine du Ciran !

« Une épreuve qui met en avant le Loiret »
Gérard Malbo, vice-président du Conseil départemental du Loiret

Le lendemain, les participants auront droit à deux étapes pour le prix de deux. La première aura lieu, le matin, entre Bellegarde et Saint-Benoît-sur-Loire. Une course en ligne de 100 km qui se terminera, comme la veille à Patay, par un circuit final composé de cinq tours dans les rues d’une ville « où l’on se passionne pour le vélo », notent les organisateurs. L’après-midi, les coureurs se remettront en selle pour un contre-la-montre de 15 km entre Châteauneuf-sur-Loire et Saint-Denis-de-L’Hôtel, siège du comité départemental du cyclisme du Loiret (voir encadré), qui abrite aussi un célèbre vélodrome. Cette épreuve chronométrée se courra sur un parcours pour le moins roulant, composé de plusieurs grandes lignes droites. « On devrait atteindre des moyennes importantes », prévoient les organisateurs, en espérant toutefois qu’une bise soudaine ne vienne pas (trop) décoiffer les coureurs sous leurs casques.

Un col à… 127 m

Si, d’ici là, le classement final n’est pas établi, il se jouera le dimanche 21 mai lors de la dernière étape entre Malesherbes et Châlette-sur-Loing. « Le Tour du Loiret a une longue histoire avec le Malesherbois », précise-t-on dans l’organisation, qui paraît déjà se pourlécher du détour programmé dans la vallée de l’Essonne, où « les routes sinueuses et les changements de direction devraient offrir une belle course de mouvement ». Sans rire, Loïc Bercegeay, le directeur adjoint du Tour du Loiret en charge du parcours, explique que le peloton devra franchir le Col des Mouchards, qui culmine à la hauteur irrespirable de 127 m… Une fois ce monstre passé, les coureurs fonceront vers le Montargois, pour un circuit final de six tours à Chalette-sur-Loing, qui clôturera une étape de 158,5 km en même temps qu’une épreuve longue de près de 436 km. Une épreuve qui se situe actuellement au 3e niveau dans la hiérarchisation des courses cyclistes, puisque le Tour du Loiret fait pour le moment partie du calendrier national, tandis que le Tour du Loir-et-Cher voisin est une étape du calendrier international et que le Tour de France appartient lui au Pro Tour. Mais pour dupliquer ce qui marche chez son grand (grand)-frère, le Tour du Loiret se dotera cette année d’une mini-caravane publicitaire. « Nous aurons neuf voitures qui précèderont les coureurs, précise Daniel Bouteille. On verra ce que ça donnera. Sur ce point, on part un peu dans l’inconnu… » Certes, mais tant que les organisateurs ont la flamme (rouge) en ligne de mire…

Plus d'infos :

Tour du Loiret-Souvenir - Roland Gruber

Du 19 au 21 mai 2017

Plus d’infos sur : http://tourduloiret.com

Les Brèves

  • Témoignage : « En hausse depuis 7-8 ans »

    Le Loiret comptait, au début de la saison 2016-2017, 1 874 licenciés inscrits dans les 32 clubs affiliés à la Fédération Française de cyclisme. Un bon chiffre selon Christophe Fesnières, président du comité départemental de cyclisme, qui se réjouit de constater que le Loiret est aujourd’hui la première terre de vélo en région Centre-Val de Loire. « On est même devant l’Indre-et-Loire ! », précise ce dernier, en expliquant que le nombre de licenciés ne cesse de croître doucement « depuis 7-8 ans. À l’époque nous étions en régression et nous sommes repartis de plus belle. »

    Christophe Fesnières indique vouloir « aller chercher des jeunes qui ne pratiquent pas de sport » et faire connaître dans les écoles la pratique du vélo en club via « les centres aérés et le périscolaire », en privilégiant l’axe « loisir » à celui de la « compétition ». Le président du comité départemental du cyclisme insiste aussi sur le fait que le BMX est pour beaucoup dans le rebond du vélo dans le Loiret. Cette discipline « plus fun », qu’il est notamment possible de pratiquer au bord de la Loire, à La Chapelle Saint-Mesmin, regrouperait ainsi, selon Christophe Fesnières, « un tiers des licenciés » dans le département. Une « montée en puissance » qui contrebalance la disparition du polo-vélo, une discipline dont le président du comité départemental du cyclisme regrette qu’elle ait aujourd’hui disparu dans le Loiret. « Deux clubs en faisaient, il n’y en a plus désormais… »

    Un successeur à Pierre Rolland ?

    Si le cycliste originaire de Gien est celui vers lequel convergent tous les regards dans le département, on pourra aussi citer aujourd’hui Tony Gallopin, vainqueur d’une étape du Tour de France en 2014, et qui réside toujours aux portes du Loiret, à Angerville (91). Et sinon, quelles pépites le Loiret abrite-t-il aujourd’hui ? Instantanément, Christophe Fesnières cite le nom de Valentin Tabellion, de l’USM Saran, parti au Pôle France Endurance à Bourges pour se faire les dents. Âgé de 18 ans, c’est « l’un des grands espoirs » du cyclisme loirétain. Peut-être le verra-t-on, un jour, franchir en tête la ligne d’arrivée d’une étape du Tour. Un Tour qui ne s’est plus choisi de ville étape dans le Loiret depuis 2010, et une arrivée à Montargis. Orléans, elle, est « oubliée » des organisateurs de la Grande Boucle depuis 2001.