Les Brèves

    Amour et trahison

    Quelle belle image nous propose la politique en cette veille d’élection ! Pour avoir décidé de se maintenir – à tort ou à raison, la Justice n’ayant pas encore tranché – François Fillon alterne les meetings et les convocations devant le juge. Benoît Hamon, lui, doit faire avec les frondeurs de son camp. Les fidèles du rassemblement d’hier sont devenus, pour le candidat légitime de la primaire de la gauche, les pires trublions, au point de masquer son action au profit des possibles prises de position, démenties ensuite, confirmées parfois dans un ultime temps médiatique. Emmanuel Macron, épargné sauf par ses propres maladresses, se voit maintenant soumis à la question pour ses déclarations passées. Et Marine Le Pen, toujours décidée à ne pas répondre aux questions des juges, voit les mises en examen s’amonceler autour d’elle…

    Bref, entre les amis qui vous tournent le dos et la justice qui vous tend les bras, l’image que l’on peut percevoir par le prisme de l’entonnoir médiatique n’incite pas à la mobilisation citoyenne. Est-ce en partie pour cela qu’un candidat UPR a émergé du filtre des parrainages ? Pour offrir un autre bulletin de contestation aux électeurs et délaisser pour cette fois celui du FN ? Voilà bien un enseignement du scrutin présidentiel qui sera particulièrement intéressant à suivre…

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