Les Brèves

    Fiscalité et organisation du travail au menu

    Session du Conseil départemental

    Pas d’augmentation de la fiscalité, mais pas de baisse non plus « par précaution ». Autre sujet d’importance, la fin des négociations sur le temps de travail des agents de la collectivité.

    Philippe Hadef

    Alors que le temps de travail est aujourd’hui au cœur de la campagne présidentielle, certains appelant à plus de flexibilité, les collectivités et les administrations doivent parfois faire face à des difficultés inattendues comme celles du département à négocier, avec les partenaires sociaux, une augmentation du temps de travail pour être en phase avec la durée légale.

    Actuellement, les agents des services départementaux travaillent 1 572 heures par an, soit 35 heures de moins que la durée légale. Et aux termes « de nombreuses phases de négociation et de concertation », confirme la vice-présidente Alexandrine Leclerc, un accord a été voté à l’unanimité, par lequel une augmentation du temps de travail hebdomadaire a été actée.

    Pour autant, des cas particuliers ont été pris en considération notamment pour les agents des collèges, des châteaux, des routes et de la Maison de l’enfance, dont les conditions d’astreinte sont spécifiques.

    Une fiscalité qui n’évolue pas

    Lors de sa prise de fonction, Hugues Saury, président du Conseil départemental avait opéré une évolution de la fiscalité : en 2016, la collectivité avait voté une hausse de la taxe foncière sur les propriétés bâties de 1,5 point. À cette occasion, « Hugues Saury, s’était engagé à ce que cette augmentation soit la seule de son mandat », confirme-t-on du côté du conseil départemental. Cette ressource fiscale, qui représente 26 % des recettes de fonctionnement du budget, s'élèvera à 151 millions d’euros pour 2017.

    Aurait-on pu baisser le taux d’imposition plutôt que de simplement revenir à une stabilité ? Pour la vice-présidente aux finances, c’est « une mesure de prudence ». L’instabilité des mesures fiscales de l’État expliquerait que le Département ne joue pas la générosité à court terme aux risques de devoir à nouveau réagir par des hausses si la collectivité était impactée prochainement par des décisions gouvernementales. Une prudence d’autant plus cohérente que l’alternance fera probablement évoluer les relations futures entre l’État et les différentes collectivités.

    Le canal d’Orléans toujours en mémoire

    Le tourisme fluvial dans le département n’est pas encore passé aux oubliettes. Il y a évidemment les parties dynamiques du Loiret et notamment le canal de Briare. Et d’autres où l'on est toujours dans le flou… Comme pour ce qui concerne le canal d’Orléans. Peut-on imaginer que ce dossier soit définitivement abandonné ? « Non, mais tout dépend des partenaires qui pourraient nous accompagner dans ce chantier », confirme Hugues Saury. Un chantier estimé, a minima, à 80 millions d’euros pour mettre en eau, durant l’été, un canal « qui ne l’a jamais été de son histoire » ajoute le président du conseil départemental.

    Les Brèves

    • « Je voterai François Fillon »

      Hugues Saury juge la communication de François Fillon en plein cœur de la tempête judiciaire et médiatique « mauvaise ». Et alors même qu’à l’issue de la primaire de la droite et du centre, « tout le monde pensait qu’il serait élu », la situation a largement évolué. Hugues Saury fait le parallèle entre cette phase d’instabilité avec « une vraie pièce de théâtre, où les portes claquent ». Une pièce de boulevard, presque un vaudeville, avec son lot de rebondissements. De quoi inciter le président du Département à avoir de réels doutes sur la capacité de François Fillon à gagner.

      Mais au terme du dernier rebondissement en date, à savoir l’unanimité du conseil politique des Républicains derrière le candidat LR, Hugues Saury confirme : « je voterai François Fillon et je ferai campagne pour le candidat Les Républicains ».