Les Brèves

  • Comment se lancer ?

    Le Centre de formation d’apprentis (CFA) d’Orléans Métropole ouvre ses portes. Pendant toute une journée, les jeunes et leurs parents peuvent découvrir une dizaine de secteurs d’activités et leurs formations (CAP/BEP, baccalauréats professionnels et BTS). Des nouveautés sont prévues pour la rentrée 2017.

    Samedi 18 mars, de 9 h à 12 h et de 13 h 30 à 16 h 30, au CFA d’Orléans Métropole (9, rue du Onze novembre à Orléans).

Formation : L’apprentissage une voie royale ?

CFA d’Orléans Métropole

Depuis quarante ans, des centaines d’apprentis orléanais se forment en entreprise grâce, entre autres, au CFA d’Orléans Métropole. Au cours des ans, l’apprentissage a évolué avec des formations plus longues et des avantages, pour les apprentis comme pour les entreprises.

Claire Seznec

En entrant dans le Centre de formation des apprentis (CFA) d’Orléans Métropole, cela sent tout de suite le neuf. Et pour cause : entre le mois de mai 2015 et la fin de l’année 2016, l’établissement a vécu au rythme des travaux, dont le coût s’élève à 5 millions d’euros (financé de plus de moitié par la Région Centre-Val de Loire). Un nouveau bâtiment est sorti de terre pour accueillir les ateliers industriels et de nouvelles formations. La cour intérieure pour les temps de pause a été fermée de toutes parts avec un bâtiment et une baie vitrée au plafond, soit une extension de 1 100 m2. « Nous avons aussi réorganisé l’ensemble de l’établissement par pôles d’enseignement, précise Frédéric Briday, le directeur du CFA d’Orléans Métropole. Cela facilite la transversalité et permet de construire des groupes de travail en mélangeant certaines classes. »

Moderniser, donc, pour coller aux étudiants d’aujourd’hui. Car après quarante ans d’existence et vingt ans dans les actuels bâtiments, le CFA avait besoin d’une nouvelle image. « Les élèves ne sont plus les mêmes. Avant, nous n’avions que des CAP et BEP. Maintenant, l’offre va jusqu’au BTS et nous accueillons même des adultes, informe le directeur. Il fallait donc que le centre ressemble à ce qu’il est : une sorte de campus des métiers. » D’ailleurs, dans cette même veine, depuis le 1er janvier, le CFA d’Orléans Métropole fait partie des pilotes pour le dispositif d’entrée en apprentissage jusqu’à 30 ans (contre 25 ans jusqu’à présent sauf dérogation en cas de handicap). Une première, à ne pas confondre avec l’accès au contrat de professionnalisation déjà adapté aux demandeurs d’emploi de plus de 26 ans.

Des chances pour l’emploi

Aujourd’hui, le CFA d’Orléans Métropole compte entre 475 et 500 jeunes. Tous ont fait le choix de l’apprentissage. « Pour y arriver, il faut avoir un projet professionnel et pas seulement avoir envie de travailler », précise Frédéric Briday. Car l’autonomie s’acquiert avec la motivation : durant leur cursus en apprentissage, les étudiants n’ont ainsi plus de vacances et ont les deux pieds dans le monde du travail…

Être apprenti, c’est aussi se couper du système scolaire dit classique. Le CFA n’est qu’un support : l’apprenti signe son contrat avec l’entreprise et il dépend d’elle. Par exemple, s’il est malade, c’est un arrêt de travail qu’il doit demander au médecin. D’autant que l’entreprise finance la formation via la taxe d’apprentissage, calculée en fonction de la masse salariale. « Ça permet aussi aux jeunes de financer leurs études. Ils ne paient que 30 € d’inscription, c’est plus symbolique qu’autre chose », complète le directeur.

« L’apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années »
Frédéric Briday, directeur du CFA d’Orléans Métropole

Enfin, l’un des gros avantages de l’apprentissage est la maximisation des chances d’emploi après la formation. Au CFA d’Orléans Métropole, à la fin du cursus, huit jeunes sur dix enchaînent sur un CDD, un CDI ou continuent leurs études. D’ailleurs, de plus en plus d’apprentis souhaitent poursuivre en BTS. Auparavant, ils se mettaient à travailler immédiatement après l’obtention de leur premier diplôme. « Il faut dire que l’apprentissage a beaucoup évolué ces dernières années. Les filières de formation se sont développées et les poursuites d’études sont plus accessibles. »

Pour les entreprises qui forment des apprentis, les avantages sont multiples selon les politiques des dirigeants, et parfois même selon les secteurs d’activités. Dans l’artisanat, la transmission fait partie intégrante de l’histoire du métier. Dans les grands groupes, on parle de politique de formation : de nombreux jeunes y entrent en apprentissage pour s’initier à plusieurs domaines, mais ils ne seront généralement pas embauchés. Chez les commerçants, l’organisation est souvent pensée avec un ou deux apprentis. Chaque entreprise formatrice reçoit des aides nationales et parfois des aides régionales.

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  • Le chiffre : 20 000

    Le nombre d’apprentis dans le Centre-Val de Loire qui préparent l’un des 350 diplômes accessibles par la voie de l’apprentissage (2016).