Les Brèves

    Ça rock à la médiathèque !

    Musiques actuelles

    La seconde édition du festival Braye Zik Up est lancée. Quatre jeunes groupes de la métropole d’Orléans s’y produisent, à la médiathèque de Saint-Jean-de-Braye. L’idée ? Les faire connaître et permettre au public de les approcher et d’échanger.

    Claire Seznec

    Des concerts au beau milieu des livres ? C’est le pari fou pris pour la deuxième année consécutive par la médiathèque de Saint-Jean-de-Braye, en lien avec le service culturel de la commune. L’événement s’appelle Braye Zik Up et court jusqu’en octobre ! « Tout est venu d’un constat : il y a un manque de lieu où se produire sur scène pour les groupes débutants, autre que dans les salles classiques de concert », expliquent Christine et Christelle, les initiatrices du projet. Alors, comment faire connaître les groupes de la région ? En les amenant devant un nouveau public avide de découvertes.

    Cette année, quatre groupes orléanais ont été sélectionnés parmi une bonne quarantaine de candidatures (contre une vingtaine l’an dernier) : BBH, Sukoï Fever, Roraïma, Jartel. Après un premier live (joué gracieusement) à la médiathèque, chaque formation musicale se produit dans une autre salle, cette fois en étant rémunérée par le service culturel de la mairie. Une preuve de reconnaissance, même si « les groupes ne viennent pas forcément pour le cachet ». Ces concerts se passent dans le petit théâtre du château des Longues Allées, au festival des Casseroles et à la Guinguette du parc des Longues Allées. Au programme, du rock’n’roll, du trip-hop instrumental, de l’électro-folk et de la chanson française à la plume aiguisée. « On essaie de varier les genres musicaux mais il y a tout de même quelques critères : être de la région, être autonome pour la technique et avoir un répertoire propre », décrit Christelle.

    Échanger avec les artistes

    À la médiathèque de Saint-Jean-de-Braye, les showcases se déroulent sur une scène créée pour l’occasion dans l’espace jeunesse. « On pousse les bacs de livres, mais les lecteurs peuvent tout de même y accéder lors des concerts », précise-t-on. Lors du premier set, avec l’artiste solo BBH, cinquante personnes se sont déplacées ou se sont arrêtées, intriguées par la musique. « L’objectif est aussi qu’il y ait des échanges entre les musiciens et les spectateurs. Ils peuvent discuter des thèmes abordés ou des instruments, comme ce fut le cas avec l’harmonium indien de BBH », se souvient Christine. Les artistes ont carte blanche pour leur concert. Souvent, c’est à la fin que les langues se délient et qu’apparaît comme une relation privilégiée pour les spectateurs. « Un concert à la médiathèque, c’est la preuve que ce lieu vit, c’est un peu comme un salon, il y a une certaine part affective à y venir », lance Christine.

    Mais Braye Zik Up est aussi un travail autour des spectateurs qui cherchent à découvrir et à faire des rencontres culturelles. « Notre souhait est que le public de la médiathèque aille dans les salles de concerts et inversement, exposent les créatrices du festival. Il faut que s’opère un brassage des spectateurs. » Un brassage entre la médiathèque, donc, et les différentes salles de la commune. « Ce festival est vraiment un projet transversal, et c’est donc une dynamique de ville », conclut Christelle.

    Plus d'infos

    Prochains concerts à la médiathèque de Saint-Jean-de-Braye : 25 février (15 h) avec Sukoï Fever, 25 mars (15 h) avec Roraïma, 20 mai (15 h) avec Jartel. Concerts dans les salles : 25 février (20 h 30 au château des Longues Allées) avec BBH, 22 avril (20 h au festival des Casseroles) avec Sukoï Fever, 23 juin (20 h à la Guinguette) avec Jartel, 20 octobre (20 h 30 au château des Longues Allées) avec Roraïma.

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