Les Brèves

    Délinquance : en baisse… mais en hausse

    Statistiques

    Si la Ville d’Orléans appuie sur la baisse de la délinquance de proximité en 2016, les infractions ont augmenté dans leur globalité sur le territoire orléanais.

    B.V

    Les chiffres ne sont pas toujours une science exacte, et tout dépend ce que l’on en fait. Parmi la flopée de statistiques servies lundi matin par Olivier Geffroy, maire adjoint d’Orléans en charge de la Sécurité et de la Tranquillité Publiques, l’élu préférait commencer par la baisse de la délinquance de proximité (ancienne délinquance sur la voie publique, NDLR) : 60 en moins entre 2015 et 2016, constatait Olivier Geffroy qui insistait ensuite sur le temps long pour évoquer cette fois-ci, l’évolution de la délinquance générale. « Il y avait 14 360 faits de la sorte en 2001, nous en sommes à 7 395 en 2016. Soit des chiffres deux fois moins importants. » 2001, ou l’arrivée au pouvoir de la droite à Orléans, rappelons-le pour les nouveaux arrivés…

    La plaie des cambriolages

    Pour expliquer cette courbe déclinante depuis le début du XXIe siècle, Olivier Carré, le maire d’Orléans, a mis en avant le travail et la structuration progressive de la Police Municipale – un Directeur de la Sécurité Publique arrivera d’ailleurs en mars – mais aussi les efforts de prévention réalisés jusqu’ici. « Depuis 2001, nous avons enclenché une vraie stratégie, indique Olivier Carré. La Ville n’a pas fait que du répressif. La preuve en est que l’implication des mineurs de moins de 15 ans dans les faits de délinquance s’est progressivement effondrée. »

    Cependant, tout n’est, évidemment, pas si rose que cela à Orléans sur ce dossier. Les chiffres données par la Police nationale montrent ainsi que, dans le périmètre de la ville, les atteintes aux biens, ainsi que les atteintes volontaires à l’intégrité physique ont augmenté entre 2015 et 2016 (+3,5 %, 4 231 faits en 2015, 4 382 en 2016), avec une hausse continue des cambriolages (+10,7 %). À l’instar de l’an dernier, Saint-Marceau reste une zone particulièrement frappée par le phénomène (171 cambriolages), même si ce chiffre est légèrement en baisse par rapport à 2015 (178). « C’est un secteur pavillonnaire, à une heure de Paris, explique Olivier Geffroy. Mais si vous posez la question à Saint-Jean-de-la-Ruelle ou Fleury-les-Aubrais, je pense qu’elles rencontrent les mêmes problèmes que nous sur ce type de quartier… » Et là encore, sur ce volet des atteintes aux biens et aux personnes, Olivier Geffroy a voulu positiver, notamment sur le dossier des cambriolages : « ils restent un vrai sujet, mais le chiffre orléanais (+8 %) est deux fois inférieur à celui du Loiret et à la moyenne nationale (+16 %). »

    Outre les cambriolages, les violences sexuelles ont également bondi de 35 % en un an (de 100 à 135 faits). À l’inverse, on a observé un net recul des vols de véhicules (-10,6 %), des vols d’accessoires (-38,3 %), des vols avec violence (-9,3 %) et des violences physiques crapuleuses (-9,3 % également). Des différences qui montrent qu’il ne faut pas toujours prendre ces chiffres au pied de la lettre…

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