Les Brèves

  • UN BEAU CV !

    Stanley Joseph a atteint son rêve en 2016 en participant aux Jeux Olympiques de Rio. Il totalise également quatre participations aux championnats d’Europe, avec une qualification en finale. Il a également obtenu une belle quatrième place aux championnats de France 2019. Il a aussi accompagné et épaulé Kevin Mayer à l’été 2019, lors de son record du monde du décathlon. Détenteur d’un record personnel à 5,75 m, il espère franchir la barre des 5,80 m cette année, significative d’un ticket pour les JO de Tokyo cet été.

Stanley Joseph veut voir Tokyo !

UN PERCHISTE ORLÉANAIS AUX JO ?

Présent aux derniers Jeux de Rio, l’Orléanais Stanley Joseph s’est gravement blessé en 2018 avant de revenir à son meilleur niveau en 2019. Quelles sont ses ambitions en cette année olympique ? Entretien avec l’un des partenaires d’entraînement de Renaud Lavillenie.

charly colin

Stanley, à sept mois des Jeux Olympiques, dans quel état d’esprit êtes-vous ?

Je suis satisfait d’avoir pleinement retrouvé mes capacités physiques. Jusqu’à mi-2019, je ne pouvais pas m’entraîner correctement à cause de ma cheville. J’espère monter en puissance pour être en forme à l’approche des qualifications pour les Jeux. J’espère vraiment être sélectionné pour Tokyo cet été. Pour le reste, je serai présent au Perche Elite Tour d’Orléans ce week-end (voir ci-contre) et j’espère aussi participer aux championnats d’Europe, à Paris, en fin d’année.

Justement, cette blessure à la cheville contractée en juin 2018, est-ce désormais de l’histoire ancienne ?

Lors d’une tentative de record à 5,80 m, mon pied s’est planté dans le tapis à la réception, alors que mon corps pivotait dans l’autre sens. J’ai eu des ligaments arrachés et deux œdèmes osseux à la cheville. Il m’a fallu une année pour retrouver toute ma force et ma vitesse. Ça a été un long combat mais, aujourd’hui, c’est du passé. Ce genre de blessure peut engendrer des blocages psychologiques ; il faut donc énormément travailler le mental pour se libérer.

« m’entraîner avec renaud me fait progresser »

Aujourd’hui, quel est votre quotidien, votre rythme d’entraînement ?

J’ai trois séances de perche par semaine ; je fais aussi de la course, de la musculation et de l’haltérophilie. En dehors, je travaille également beaucoup sur le spécifique afin d’améliorer ma vitesse avec des séances de haies.

Vous avez intégré, en 2010, le pôle France d’athlétisme de Clermont-Ferrand. Qu’est-ce que vous apporte cette structure, ainsi que l’entraînement quotidien avec Renaud Lavillenie ?

C’est une excellente structure, avec tout le matériel et le personnel nécessaire pour progresser. Cela m’a clairement permis de passer un cap techniquement et d’augmenter mon record personnel à 5,75 m. Forcément, le fait de s’entraîner avec Renaud me fait progresser. Il me pousse et m’aide à franchir des barrières psychologiques.

Le saut à la perche est une discipline peu médiatisée en France. Est-il difficile d’obtenir des sponsors ?

J’ai la chance d’avoir des sponsors qui me suivent, tel Adidas, et je bénéficie du soutien de la Ville d’Orléans et de mon club, l’ECOCJF. J’ai un manager qui gère la recherche de sponsors, les contrats et les compétitions. Évidemment, c’est plus compliqué de trouver des partenaires en saut à la perche que dans d’autres sports plus médiatisés. Mais nous avons de la chance car c’est une discipline spectaculaire, que l’on peut pratiquer en intérieur, comme par exemple lors de l’étape orléanaise du Perche Elite Tour…

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