Les Brèves

  • LES VERTS GRONDENT !

    Devant ce chantier de "compensation" lancé par le Département du Loiret sur le dossier de la déviation de Jargeau, les écologistes Ouest-Loiret se gaussent dans un communiqué : "on sait que ces compensations sont de l'enfumage (...). Les citoyen.ne.s ne sont plus dupes : le Greenwashing est en marche et reste inacceptable. Mais la jeune génération prend en main son destin..."

Le Loiret va compenser

DÉVIATION DE JARGEAU

Confronté depuis des mois à une levée de boucliers sur le projet dit de « déviation de Jargeau », le Département du Loiret rappelle qu’il reboise déjà 3,5 ha en compensation du côté de Saint-Denis-de-l’Hôtel. Et qu’il crée aussi un arboretum du côté d’Ardon…

b.v

La « déviation de Jargeau » n’en a pas fini de faire causer. Ce projet, dont les travaux de défrichement ont été (ré)engagés après une première pause cet été, fait hurler certains défenseurs de la cause environnementales et avait provoqué en octobre dernier, on s’en rappelle, un vif échange entre la députée Insoumise Mathilde Panot et l’ancien maire PC de Saran, Michel Guérin. Marc Gaudet, le président du Département du Loiret, continue, lui, de louer les bienfaits de cette infrastructure naissante : « il s’agira de sortir un maximum du trafic routier de Darvoy, Jargeau et Mardié, résume en substance l’élu local, avant de soupirer : la déviation de Jargeau n’est pas à l’origine de tous les maux de la Terre. Le déchaînement d’un certain microcosme sur les réseaux sociaux est, je le crois, parfaitement injuste. » En attendant, 14,3 hectares de bois seront défrichés pour mettre en place cette déviation. En compensation, le Département va devoir replanter des arbres, à l’hectare près. Et cela a commencé du côté de Saint-Denis-de-l’Hôtel, où 3,5 ha ont commencé en décembre à être reboisés, avec des « espèces résistantes au changement climatique ». Comprenez : des pins sylvestres, des aulnes glutineux ou des chênes sessiles ont commencé à y être plantés en décembre. D’autres parcelles devraient être reboisées vers Mardié et en forêt d’Orléans dans les mois qui viennent.

« Un virage à 180°C »

Autre action, plus symbolique : la création d’un arboretum de 3 000 m2, à Ardon, à l’entrée du Parc de Limère. « Nous avons voulu recréer un petit espace éducatif », décrypte Marc Gaudet, en précisant que là aussi, des espèces végétales typiques du milieu méditerranéen vont être plantées, pour qu’elles soient « adaptées au climat qui sévira sur le Loiret dans 20-30 ans ». Cette action va coûter au Département la petite somme de 9 000 €, et fait partie de la dernière enveloppe dédiée au budget participatif de la collectivité (80 000 €). Cette année, ce seront les collégiens du Loiret qui devront définir d’autres projets à engager sous la thématique du développement durable et de la biodiversité.

En tout état de cause, le Département veut montrer qu’il est proactif sur ce dossier, et qu’il a pris conscience de l’urgence. « Le budget qui sera voté en janvier définira un virage à 180°C sur notre politique environnementale », affirme le président du conseil départemental, qui assure autrement que tous les bâtiments de la collectivité seront certifiés BEPOS et bénéficieront de matériaux biosourcés, comme le prochain site des Archives. « Chez nous, chaque direction voit, en outre, son empreinte carbone évaluée par un audit extérieur », certifie Marc Gaudet, qui ajoute une dernière pierre à cet édifice verdoyant : « n’oublions pas que nous avons voté une subvention de 3 M€ pour le MOBE ! ». N’en jetez plus, le « vert » est plein.

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