Les Brèves

  • Un job étudiant utile

    Saviez-vous que le service « Passerelle Handicap » embauche et rémunère des étudiants de l’université pour aider les élèves en situation de handicap ? Prise de note, secrétaire d’examen, soutien… Ils aideront les personnes handicapées dans plusieurs situations de la vie quotidienne.

Une « Passerelle handicap » à l’université

Formation des personnes en situation de handicap

Le handicap ne doit pas être un frein aux études supérieures. À l’université d’Orléans, « Passerelle handicap » est un service dédié à l’accompagnement des étudiants en situation de handicap.

g.m

« On peut être handicapé et faire des études supérieures ! », insiste d’emblée Bruno Depussay, le responsable du service « Passerelle Handicap » de l’université d’Orléans. Un message qui commence à faire son chemin, car le nombre d’étudiants dans cette situation a augmenté de 12 % cette année. Néanmoins, au niveau national comme local, les élèves en situation de handicap ont tendance à choisir des filières courtes. « Ils sont un peu plus nombreux dans les IUT, car il y a une forme d’autocensure », explique Bruno Depussay. Mais les temps changent. « À Orléans, nous avons un peu plus d’inscrits qu’avant en deuxième année, sachant que le passage de la première à la deuxième année est difficile pour tous les étudiants. Nous devrions cependant avoir deux étudiants en situation de handicap en doctorat, ce qui n’est pas arrivé depuis longtemps ! »

Ainsi, tous les handicaps sont pris en compte à l’université. « Celui le plus représenté concerne les troubles "dys" et les troubles du langage », constate Bruno Depussay. Il y a aussi les troubles viscéraux, puis les troubles moteurs et les troubles psychologiques. Les troubles visuels et auditifs concernent quant à eux « une dizaine d’étudiants ». En outre, les personnes atteintes de troubles intellectuels et comportementaux ont aussi leur place à l’université, comme les autistes Asperger. À noter qu’il existe également des handicaps temporaires qui vont de l’accident de voiture en passant par la rupture des ligaments croisés, notamment chez les sportifs. « Nous en avons 26 actuellement », affirme Bruno Depussay.

Un travail de prévention

Pour bénéficier de l’accompagnement du service handicap et d’aménagements des études et examens, un étudiant doit rencontrer le médecin de l’université, qui proposera un aménagement des études et/ou des examens. « Cela passe par exemple par la composition sur ordinateur plutôt que sur papier, souligne Bruno Depussay. Il est aussi envisageable de reporter un examen ou de ne pas prendre en compte l’orthographe en cas de dysorthographie. » Il est également possible d’étaler une année sur deux ans ou de « blanchir une année, ce qui n’équivaut pas à un redoublement », insiste la fac.

Un exemplaire de la proposition d’aménagement est remis à l’étudiant et l’autre est adressé au service « Passerelle Handicap ». Place alors à une procédure administrative, car le document doit être validé par une commission et faire l’objet d’un arrêté du président de l’université. Afin de gagner du temps, l’information est néanmoins transmise aux référents administratifs et aux enseignants dans chaque composante.

Enfin, même si 90 % du travail du service consiste dans l’accompagnement de personnes en situation de handicap, il y a aussi un volet sensibilisation, notamment par des unités d’enseignement d’ouverture autour de l’étudiant en situation de handicap ou de découverte de la langue des signes. Une formation autour de cette dernière est d’ailleurs proposée aux enseignants comme aux personnels.

Les Brèves