Les Brèves

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    C’était le nombre d’étudiants boursiers du CROUS Orléans-Tours à la fin de l’année 2019. Un chiffre dans la moyenne des CROUS, selon son directeur. En moyenne, un tiers des étudiants est boursier.

Le CROUS veut améliorer la restauration des étudiants

Vie estudiantine à Orléans

Interlocuteur important pour les étudiants aussi bien pour les bourses, le logement que la restauration, le CROUS Orléans-Tours se prépare à repenser toute la restauration universitaire sur le campus d’Orléans, mais se tient aussi prêt pour l’arrivée du campus Porte Madeleine. Un point avec Alain Cordina, le directeur général de la structure.

propos recueillis par gaëla messerli

La présence d’un restaurant universitaire, comme de logements étudiants, fait partie des points qui inquiètent sur le projet de campus Porte Madeleine. Quelle est la position du CROUS sur ce dossier ?

Pour l’heure, nous ne connaissons pas la localisation sur le site, c’est ce qui pose problème pour lancer des études, mais nous avons un accord de principe. En termes de restauration, il y aura aussi la cafétéria qui existe depuis le début du projet, en lien avec le Learning Center.

Pour le logement, nous avons une piste de foncier mobilisable (NDLR, l’actuelle place des services administratifs du CROUS, avenue Dauphine), mais il faut évaluer le besoin. Nous travaillons avec Orléans Métropole et l’Université. Nous n’arrivons pas avec une corbeille vide.

Votre grand chantier qui se dessine dès 2020 concerne également la restauration sur le campus de La Source…

Oui, nous allons repenser toute la restauration universitaire sur le campus. C’est un vieux projet qui doit permettre de conserver la restauration sociale, d’intégrer les nouveaux besoins des étudiants et ceux de l’université (administratifs, enseignants…). Tout l’enjeu est de refaire de la convivialité sur le campus, et qu’on y reste ! Nous voulons des lieux où l’on puisse promouvoir l’activité culturelle des étudiants en lien avec la DRAC ou le Bouillon. Nous allons commencer les études en 2020. Nous avons les financements, notamment via le Contrat de Plan État-Région. Il s’agit d’un budget de 14,730 millions d’euros. Dedans, il y a notamment une extension pour le restaurant du Lac. Il faut travailler le lien entre l’intérieur et l’extérieur, ainsi que les liaisons douces comme les halls… Il faudra compter une bonne année pour les études, puis trois ans de travaux.

Qu’entendez-vous par les « nouveaux besoins » des étudiants ?

Il y a des étudiants vegans, d’autres végétariens. Certains privilégient les circuits courts. Les étudiants sont attentifs à ce qu’ils mangent. Il faut conserver le plateau social, mais chaque étudiant doit pouvoir s’y retrouver. Dans la plupart des restaurants universitaires, il existe des alternatives. On critique les sandwichs et pizzas, mais on peut faire de la restauration rapide qui ne soit pas de la malbouffe. On ne peut pas faire comme si cela n’existait pas ! On vient de créer une commission restauration, avec des représentants des étudiants. Cependant, il y a déjà une offre existante, notamment avec le « lundi vert ». Nous avons aussi beaucoup de travail sur les allergènes, même si les chefs de cuisine sont déjà attentifs à cela. Nous souhaitons aller aussi vers plus de filières courtes et locales. Après, c’est une question de coût.

À Orléans, le nombre d’étudiants augmente. Qu’en est-il au niveau des demandes de logements étudiants ?

Il n’y a pas de pénurie, nous arrivons à répondre aux demandes. Nous logeons les étudiants sur critères sociaux, c’est notre mission principale. Mais même si nous regardons de près le centre-ville avec l’arrivée du Campus Madeleine et de trois grandes écoles, nous ne laissons pas tomber le campus de La Source ! Ainsi, la restauration des Ormes est en cours aujourd’hui. Il faut être vigilant à avoir une offre de logements accessibles à tous les niveaux de budget, et ne pas avoir de CROUS à deux vitesses.

Après ces projets orléanais, quelles seront les priorités, dans la région ?

Il faudra être attentif au niveau de Tours et mettre le nez à Blois…

Le CROUS assure aussi une mission au niveau de l’accès à la culture, notamment en proposant en ce moment un séjour à Florence, mais aussi du soutien psychologique…

Oui, c’est dans le cadre de la contribution de la vie étudiante. Nous proposons également des activités de sport et de bien-être. Concernant l’écoute, depuis la rentrée, nous avons mis en place un accueil par une psychologue au niveau physique à Orléans et Tours, mais aussi des rencontres par webcam, notamment pour des endroits moins accessibles. Il y a, semble-t-il, un vrai besoin. Il faut que l’on continue à relayer l’information (www.apsytude.com et site du CROUS Orléans-Tours).

Les Brèves

  • À SAVOIR / VIE ÉTUDIANTE

    Région : Le CROUS en bref

    En région Centre-Val de Loire, le CROUS gère 29 structures de restauration et 37 résidences étudiantes. Le prix d’un repas est de 3,30 € dans les restaurants universitaires.

    Restauration : Cauchemar au restau U !

    Au niveau du CROUS, la situation orléanaise est loin d’être la plus préoccupante en termes de restauration. En effet, à son arrivée à la tête de la structure, Alain Cordina raconte avoir dû faire fermer le restaurant universitaire de Turly, à Bourges. « Il y avait des champignons sur les murs, les cuisiniers travaillaient avec des bâches et le faux plafond s’écroulait, raconte le directeur. J’ai fait fermer ce restaurant en vingt-quatre heures, et il a fallu ensuite un an de travaux pour le réhabiliter ! »

    Logement : Une taxe pour tous les colocs

    Le point noir de la colocation, c'est le risque que l'un des colocataires ne se retrouve à payer l'addition tout seul en cas de problème. Or, bien que le législateur ait réduit les risques pour les loyers, ce n'est pas le cas en matière de fiscalité. En pratique, un colocataire sortant peut ainsi être tenu de s'acquitter des impayés de loyers pendant les six mois qui suivent son départ, à moins qu'une nouvelle personne n'ait emménagé à sa place. En cas de départ inopiné, les colocataires restants n'ont donc pas à redouter de difficultés financières. Mais le principe ne s'applique pas pour la taxe d'habitation. Cet impôt local ne peut en effet être établi qu'au nom de deux occupants maximum pour un même logement. Ce sont alors eux qui sont tenus solidairement responsables du règlement de la taxe et qui seront potentiellement inquiétés en cas de non-paiement. Le partage de cette charge avec d'éventuels colocataires supplémentaires relève donc d'un simple arrangement privé, impossible à faire valoir auprès du Centre des finances publiques.