Les Brèves

  • Un quartier qui bouge

    L’arrivée de ces deux enseignes va contribuer à faire évoluer la vie d’un quartier dont certains commerçants, depuis plus longtemps installés, regrettaient encore récemment un manque de passage et d’animation. Avec le VnB, le restaurant italien Polpettone ou encore le salon de thé Suite et Faim, la rue des Halles et ses environs se redessinent. Même si Mr Bricolage pourrait, lui, être remplacé par un magasin Intermarché.

Taverne et bowling : quel démarrage !

Du nouveau à la Halle Charpenterie

La Taverne et le bar-bowling River Lanes ont ouvert leurs portes mercredi dernier au sein de la Halle Charpenterie. Les deux enseignes ont connu un tel succès lors de leurs premiers jours d’exploitation qu’elles ont dû fermer momentanément lundi, pour ne pas « cramer » leurs équipes…

benjamin vasset

Lundi dernier, les portes de la Taverne et du River Lanes étaient exceptionnellement closes. Après seulement cinq jours d’ouverture, fallait-il s’en inquiéter ? Pas du tout, répondait en substance Dorian Lebreton, chargée de communication des deux enseignes : cette fermeture imprévue était uniquement due au fait que la brasserie et le bar-bowling, installés depuis peu dans les 1 600 m2 des locaux jusque-là vacants de la Halle Charpenterie, avaient pratiquement été victimes de leur succès. « On s’attendait à un petit rush, mais pas à ce point-là… ». Du coup, les patrons des deux enseignes ont décidé d’accorder une pause à leurs équipes, histoire de ne pas les « griller ». Il faut dire que ces deux lieux ont fait le choix d’être ouverts sept jours sur sept, et que le recrutement n’est pas encore bouclé. « Pour être bien, il nous faudrait encore cinq personnes de plus en cuisine et entre cinq à dix personnes pour le service », alors que ces deux enseignes emploient, pour le moment, une grosse trentaine de personnes. « Mais c’est compliqué de recruter, notamment pour le service. Pourtant, nous proposons des CDI en contrats de restauration et nous n’avons aucune hésitation à payer les heures supp’ », explique Dorian Lebreton.

Avec 240 couverts (plus 100 en terrasse) pour La Taverne et 10 pistes de jeu pour le bowling, ces enseignes ont voulu frapper fort d’entrée. Et cela été visiblement réussi, même si certains clients se sont étonnés, les premiers jours, d’avoir été refusés alors qu’ils voyaient des tables non occupées. « Nous sommes désolés d’avoir dû en arriver là, mais nous ne voulions pas créer une insatisfaction, notamment en termes d’attentes », justifie Dorian Lebreton.

250 000 € de loyers

Adjoint orléanais au commerce, François Foussier se félicite pour sa part de l’intégration de ces deux enseignes au centre-ville. « Ce sont deux concepts innovants et attractifs, continue l’élu. Dans ce quartier Loire, nous sommes véritablement en train de créer un pôle Culture-Loisirs-Équipement maison ». Les voisins tout proches de la Taverne et du River Lanes, en l’occurrence le Garden Ice et le Delirium, sont-ils aussi enthousiastes ? « Oui, veut croire Dorian Lebreton. Nous allons amener une vraie dynamique à la place de Loire. » La Ville espère que ces deux nouvelles enseignes répondront, en tout cas, aux souhaits d’une clientèle rajeunie amenée par l’arrivée déjà effective de grandes écoles, et de celle, plus lointaine, de la Fac de Droit dans le secteur Carmes. La Taverne et le River Lanes correspondront sans doute plus à leurs attentes que l’hypothèse, un temps évoquée, d’une salle de sport.

« deux concepts innovants et attractifs »
François Foussier, adjoint au commerce

Celle-ci avait, rappelons-le, provoqué une levée de boucliers et précipité le rachat, par la Ville – via la SEMPAT –, de la Halle Charpenterie pour 7,5 M€. La piste du Furet du Nord avait ensuite fait son chemin, mais les libraires du centre-ville s’étaient cette fois-ci fait entendre. « Et puis, avec cette enseigne, les discussions sur le loyer avaient été loin du prix demandé », rappelle François Foussier. Celui-ci réaffirme d’ailleurs que les deux baux signés avec Pierre-Emmanuel Degenne et Charlie Denis d’un côté (La Taverne) et Rabia Krim de l’autre (le bowling) s’élèvent à 250 000 € par an, hors charges et hors foncier. L’élu se montre en outre ravi que des Orléanais se soient emparés ensemble du projet, les uns adossés en coopérative à une entreprise nationale (Les Relais d’Alsace), l’autre en indépendant. « S’il y avait eu un bowling tout seul ou un restaurant tout seul, je ne sais pas si j’aurais dit oui », raconte ainsi François Foussier. Dans ce cas précis, les deux enseignes s’avèrent « complémentaires », poursuit-il, dans le sens où non seulement un sas leur permet physiquement de communiquer entre elles (même s’il n’est pas accessible au public), mais aussi parce que l’association des deux projets a permis de couper l’énorme surface en deux entités de tailles raisonnables : environ 1 000 m2 pour le bowling et 800 pour la brasserie. « Pour être honnête, dans toutes les discussions que j’ai pu avoir avec les repreneurs intéressés, le premier étage était plus dur à commercialiser que le rez-de-chaussée, assure François Foussier. Là, on a pu couper la surface dans le sens de la verticale. » L’histoire ne fait que commencer.

Les Brèves

  • EN BREF

    Débat : Un « état d’urgence » ?

    Campagne municipale oblige, la dynamique commerciale d’Orléans (re)fait peu à peu son apparition dans le débat politique. La fermeture programmée du Bazar Saint-Joseph a créé une onde de choc dans le centre-ville et même au-delà : ainsi, au conseil municipal de lundi dernier, Corinne Leveleux-Teixeira (PS) a parlé d'un « état d’urgence » sur ce dossier, se demandant s’il ne serait pas bon de rendre gratuits les transports en commun durant le week-end et pendant les fêtes. Ce à quoi, Véronique Allaire, conseillère municipale déléguée au commerce, a rétorqué que le taux de vacance commerciale à Orléans était l’un des plus bas de toutes les métropoles françaises (6 %)...

    Châtelet : Que faire des Halles ?

    La question de l’avenir des Halles-Châtelet s’invite aussi de plus en plus dans les discussions. Olivier Carré a, dans nos pages, lancé l’idée d’en faire de « vraies halles gourmandes ». « On est tous d’accord avec ça, répond François Foussier, mais ce sujet est complexe, car les Halles sont détenues par une quarantaine de bailleurs. C’est un vrai casse-tête. » Alors, la Ville ou la Métropole pourraient-elles investir en rachetant l’endroit ? Ce sera un sujet sur lequel devrait réfléchir la future équipe aux manettes. Un sujet éminemment sensible, donc, sur lequel François Foussier, qui fait partie du groupe « Les Orléanais », ne souhaite pas (trop) se positionner. Au conseil municipal de lundi, Olivier Carré, lui, a partiellement répondu : « la Ville n’a pas vocation à faire des Halles un outil public. D’ailleurs, je ne crois pas que ce soit l’attente des commerçants. »

    Ville / Métropole : Y a-t-il un manager dans la place ?

    La Ville d’Orléans avait recruté au printemps 2017 un manager du centre-ville, chargé de faire le lien avec les commerçants concernés. Hélas, celui-ci était parti quelques mois plus tard. On croyait le poste vacant, mais François Foussier nous a confirmé qu’un agent avait été recruté à l’été 2018, en la personne de Behra Madi. « Elle est sur tous les fronts », dit l’adjoint aux commerces. Sauf que certains commerçants du centre-ville ne sont pas tous au courant de l'existence d'une telle compétence...