Les Brèves

  • Cirque médiatique au Palais

    BFM TV, l’AFP… En plus de la presse régionale se pressaient, un bon quart d’heure avant la conférence de presse du Procureur au Palais de Justice d’Orléans, de nombreux médias venus de Paris pour entendre les révélations concernant l’affaire sordide de Châlette. Cette foule imposante de médias en a profité pour visiter un Palais de Justice en pleins travaux et qui continue d’agacer un personnel judiciaire y travaillant, lui, au quotidien…

Trois suspects en cabane...

Double meurtre de Châlette et Pannes

Vendredi soir dernier, le procureur de la République d’Orléans, Nicolas Bessone, avait convoqué la presse pour annoncer la mise en examen et le placement en détention provisoire d’une sœur et de son frère, ainsi que d’un forestier de 54 ans, dans le cadre de l'enquête de double meurtre de Jacques Samson et de l’infirmière Karine Foucher, à Châlette et à Pannes.

g.m

Les Loirétains devraient pouvoir dormir sur leurs deux oreilles, si l’on en croit les derniers rebondissements dans l’affaire du double meurtre de Jacques Samson et de son infirmière Karine Foucher. En effet, vendredi dernier, Nicolas Bessone, procureur de la République d’Orléans, accompagné du colonel Thomas Andreu, commandant de la section de recherches d’Orléans de la gendarmerie, a annoncé la mise en examen et en détention provisoire de trois personnes inculpées pour double « meurtre en concomitance ». Cette décision a fait notamment suite à l’exploitation de la téléphonie des suspects, qui « sont toujours présumés innocents, a cependant insisté Nicolas Bessone, lequel a indiqué que ces derniers niaient toujours les faits. « Ils disent être restés chez eux », a évoqué le magistrat.

Les protagonistes concernés connaissaient cependant l’une des victimes. Fazia M., 40 ans, mère de 7 enfants et sans emploi et Messaoud M., son frère de 33 ans (poly-toxicomane sans emploi et déjà connu des services de la justice pour des problèmes de stupéfiants et de délinquance routière) vivaient en effet à quelques « encablures » du domicile de Jacques Samson. D’ailleurs, Fazia M. avait effectué par le passé des ménages chez le retraité – « certainement au noir » – et une plainte pour usage de chèques contrefaits d’un montant de 1 000 € environ avait déjà été déposée par le retraité et classée sans suite. Signalons qu’un troisième larron, Mehmet S., forestier de 54 ans, a également été placé en détention provisoire pour « non-dénonciation de crime ».

Les mains toujours introuvables

Outre la téléphonie qui a permis de suivre les suspects, c’est l’ADN qui les a également mis en cause. « Nous avons en effet retrouvé celui de Fazia M. sur une boîte de boules Quiès et sur un mégot à l’endroit de la lutte, près du chouchou de Karine Foucher », ainsi que sur la poignée droite de la voiture de l’infirmière. Des traces que l’on a aussi identifiées sur les vêtements de cette dernière à des endroits laissant peu de doutes, comme l’aisselle droite de sa veste. De quoi étayer l’hypothèse d’une bagarre qui aurait éclaté entre les suspects présumés et l’infirmière au moment de son arrivée chez son patient, Jacques Samson.

Le scénario crapuleux est ainsi fortement privilégié, car 800 € ont été retirés au distributeur de Châlette avec la carte bleue de l’infirmière. « On peut penser que son code lui a été extorqué », a indiqué Nicolas Bessone. Le frère de Fazia M., Messaoud, serait l’homme qui aurait retiré l’argent. Il aurait aussi conduit le véhicule de l’infirmière avant que celui-ci ne soit abandonné sur un parking. Autre information : pour l’heure, les mains amputées du retraité n’ont pas été retrouvées et aucune explication n’a été livrée concernant cet acte barbare. Cinq autres personnes, interpellées la semaine dernière, ont, sinon, été mises hors de cause.

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