Les Brèves

  • Un nouveau bureau

    L’UDEL-MEDEF du Loiret s’est également doté d’un nouveau bureau dernièrement. Celui-ci est « constitué de membres venant d’entreprises de différents secteurs et de différentes tailles », insiste Valentin Doligé. On retrouve ainsi Catherine Tribalat de Partnaire, Erwan Croixmarie, de Croixmarie, Philippe Deshayes, de Système U, Alain Foulquier, de Forces Motrices, Patrice Martin, des laboratoires Servier et Loïc Olivo, de Molière.

« La préoccupation des entreprises, c’est le recrutement ! »

Entretien avec Valentin Doligé : Nouveau président de l’UDEL-MEDEF

Les patrons du Loiret ont un nouveau patron en la personne de Valentin Doligé, 39 ans. Cet expert-comptable, directeur associé d'Orcom, est désormais le président de l’UDEL-MEDEF (400 adhérents dans le Loiret). Il fait avec nous un point sur l’économie locale et détaille les projets de l’UDEL qui seront développés dans les prochains mois.

propos recueillis par gaëla messerli

Doligé est un nom célèbre dans le Loiret… Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager dans le domaine économique ?

Oui, mon oncle (Éric Doligé, l’ancien président du Conseil départemental, ndlr) a toujours eu le sens de l’entreprise. Lui-même a d’abord été un chef d’entreprise, d’ailleurs. C’est un héritage dont je suis fier, mon nom est un atout. J’en suis donc venu à la présidence de l’UDEL par goût de l’entreprise. Je rencontre beaucoup de patrons dans mon métier. Il y a de belles histoires que l’on ne raconte pas, des gens qui ont envie de faire progresser leurs équipes et de redonner à leur territoire. Il existe des valeurs fortes, aussi. Je suis effectivement le président le plus jeune qu’il y ait eu à l’UDEL, mais ne dit-on pas que la valeur n’attend pas le nombre des années ? Il existe aussi la Jeune Chambre Économique, cela peut aussi permettre de se rencontrer autour de certains sujets et pourquoi pas attirer de jeunes entrepreneurs...

Votre action s’inscrira-t-elle dans la lignée de votre prédécesseur ?

Il n’y a pas de rupture avec lui : nous sommes dans la poursuite de l’action de l’UDEL-MEDEF, en représentant les entreprises et les entrepreneurs du Loiret. Cela passe par l’exercice de nos mandats – une trentaine – mais aussi par un rôle d'influence afin de peser sur les enjeux du territoire et faire valoir la voix des entrepreneurs. Cela passe aussi par notre présence au sein de Citévolia, le nouveau « quartier d'affaires ». Nous pouvons ainsi travailler dans une certaine forme de proximité, pas seulement géographique mais aussi en termes d'actions, avec les CCI et Loire & Orléans Éco.

Un rapprochement avec… les collèges !

Vous avez déjà annoncé vouloir vous attaquer à la transition écologique et aux nouvelles technologies...

Les réseaux ont toujours existé, ce sont les canaux qui ont changé. On réussit souvent à lever un obstacle car on a rencontré la bonne personne. Les nouvelles technologies sont donc une opportunité. Au niveau transition écologique et énergétique, toutes les entreprises ont un rôle à jouer. Ce sont, c’est vrai, deux grands thèmes que nous aborderons cette année, à travers les notions de « choc technologique » et de « choc énergétique ».

« il faut fluidifier les démarches »

Comment comptez-vous vous y prendre ?

Nous allons organiser des événements de type conférences, des matinales et des ateliers. Nous avons déjà des ateliers d'échange de bonnes pratiques entre les membres, qui sont une formule qui marche bien. Nous souhaitons aussi montrer l'exemple en engageant à notre niveau une démarche RSE avec l'accompagnement d'un cabinet local. Au-delà de cela, il y a aussi des enjeux de formation très forts. La préoccupation majeure des chefs d'entreprise aujourd’hui, c'est la ressource ! L'activité est bonne, mais il faut qu'ils puissent recruter.

Votre vision de l'économie loirétaine est donc plutôt positive aujourd'hui ?

Oui, globalement. Il y a de la confiance, mais il faut vraiment que les entreprises puissent trouver les ressources nécessaires pour continuer à se développer et conserver cette dynamique. C'est fondamental. Et cela, j’insiste, passe par la formation. Certaines d’entre elles n'ont pas évolué avec les métiers. L'arrivée de nouvelles écoles à Orléans est donc une bonne chose. Aujourd'hui, les difficultés de recrutements concernent tous les secteurs et tous les types de mains-d’œuvre. Nous allons ainsi rencontrer les acteurs de la formation, les écoles, les CFA – car l'apprentissage est un vecteur important – mais aussi les collèges. En effet, aujourd'hui, on choisit une formation vers 14 ans avant de choisir un métier. Il faut donc les rapprocher du monde de l'entreprise. Ce mois-ci et en janvier, des professeurs viendront dans une dizaine d'entreprises du département, en partenariat avec le rectorat.

Le 5 décembre, une journée de manifestation et de grève est annoncée. Comment analysez-vous cette actualité ?

Notre rôle n'est pas de s'en mêler. On ne juge pas si c'est bien ou pas. Nous, nous voulons juste que les entreprises ne soient pas pénalisées. Aujourd'hui, lorsque l'on est entrepreneur en France, il faut faire face à une grande complexité dans les démarches administratives. La simplification du Code du travail peut faire peur, mais cela veut dire aussi plus de facilité à embaucher. Il faut fluidifier les démarches.

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