Les Brèves

  • CHRO : 50 infirmières en plus ?

    Les récentes annonces du gouvernement prévoient selon Stéphanie Rist, députée LREM du Loiret, près d’1,5 milliard d’euros de plus investis dans les hôpitaux entre 2020 et 2022, notamment avec la reprise de 10 milliards de dettes des hôpitaux. Pour le CHR d’Orléans, cela pourrait représenter environ 130 millions d’euros de dettes en moins. De quoi permettre, toujours selon la députée qui est médecin, l’embauche d’une cinquantaine d’infirmières. 

La Région veut financer 150 médecins

SANTÉ EN CENTRE-VAL DE LOIRE

Mardi 26 novembre se tenait une séance extraordinaire à la faculté de médecine de Tours rassemblant le CESER et le Conseil régional. Au menu : l’accès aux soins. L’occasion d’annoncer le plan de bataille qui devrait être présenté en début d’année à la ministre de la Santé.

g.m.

Ce n’est pas tous les jours que l’on trouve dans un même hémicycle le Conseil Économique, Social et Environnemental Régional (CESER) et le Conseil Régional. Il faut dire que l’heure est grave dans notre région, sinistrée sur la plan de la démographie médicale. Face à ce constat, les deux instances ont décidé de créer une plateforme de mobilisation et d’engagement pour une région 100 % santé. Enquête en ligne, ateliers de réflexion… ont déjà permis à la Région d’élaborer un plan de bataille qui devrait être présenté en présence des différents acteurs, notamment le CESER, à Agnès Buzyn, ministre de la Santé, en début d’année prochaine. Même si ce n’est pas sa compétence, François Bonneau refuse de s’en laver les mains : « il y a 10 jours, j’ai reçu la maire de Châtillon car il n’y avait plus de médecin dans son canton, le dernier était tombé malade… Aujourd’hui, le principe d’égalité d’accès au soin n’est pas respecté. » Outre la volonté de former 340 médecins en faculté de médecine (300 places d’internat dès 2021), la Région demande l’implantation d’une formation complète d’odontologie sur son territoire, 50 infirmiers en pratiques avancées, la préservation du maillage hospitalier existant et le maintien des services en activité, notamment les maternités… Elle veut aussi permettre d’« expérimenter sur son territoire un conventionnement différencié, même pour les généralistes », afin d’offrir une rémunération plus élevée là où les médecins manquent le plus. Il ne s’agit pas d'une liste au Père Noël car en échange, la Région « prend ses responsabilités » et compte participer au financement de 30 centres de santé (NDLR : il en existe trois aujourd’hui). Alors qu’elle devrait bientôt inaugurer sa centième maison de santé pluridisciplinaire à Neuvy-Saint-Sépulchre, dans le Berry, la Région met les moyens – près d'1 M€ par an – pour atteindre les 125 MSP fin 2020.

Une mesure pas si coûteuse?

Un engagement auquel s’ajoute la volonté d’augmenter de 25 % le nombre de diplômés supplémentaires dans les métiers paramédicaux mais aussi de participer au financement de 20 résidences dédiées à l’accueil des étudiants des filières de la santé. Mais la mesure la plus importante et qui fait date est surtout la décision de créer 150 postes de médecins salariés afin de réduire également la fracture sociale. « Nombreux sont nos concitoyens qui ont renoncé à se soigner. Aujourd’hui, une grande partie des étudiants en médecine n’aspire pas à travailler en libéral. » Une mesure qui dépend d’un accompagnement de l’ État par l’affectation de nouveaux médecins d’ici 2025, mais qui ne serait pas si coûteuse d'après François Bonneau :

« dans le meilleur des cas, cela s’équilibrera avec les consultations versées par la Sécurité sociale et dans le pire des cas, le reste à charge sera de 15 % du coût global d’un médecin. » Reste donc à savoir quel sera l’avis du ministère de la Santé sur ces projets mais aussi à convaincre les principaux concernés : les étudiants en médecine.

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