Les Brèves

  • Les critères du don d’ovocytes

    Toute femme âgée de 18 à 37 ans peut donner des ovocytes, qu’elle ait eu ou non des enfants. Elle peut être célibataire ou en couple. Elle doit être en bonne santé (des examens médicaux en attesteront) et elle doit être entendue par un psychologue. En général, elle doit avoir des airs de ressemblance avec la future mère (couleur des yeux, de la peau…).

    Le prélèvement des ovules ne se fait pas en claquant des doigts : la donneuse suit un traitement pour stimuler la fabrication d’ovocytes, elle réalise des échographies, et ce pendant dix jours. Le prélèvement en lui-même est fait par voie vaginale, sous contrôle échographique, avec ou sans anesthésie. Les ovules sont ensuite confinés au laboratoire jusqu’à attribution à des couples receveurs, en vue d’une assistance médicale à la procréation.  

Ils ont besoin de vos ovocytes...

Parentalité en Centre-Val de Loire

Dans la région Centre-Val de Loire, une seule structure est habilitée pour recevoir des dons d’ovocytes ou de spermatozoïdes. Il s’agit du Centre d’Études et de conservation des œufs et du sperme (CECOS), et il est abrité par le CHU Bretonneau… à Tours.

c.s

Natacha a 37 ans. Elle vit dans la région Centre-Val de Loire depuis de nombreuses années. Il y a six ans, elle a arrêté sa contraception, la pilule, souhaitant fonder une famille et avoir des enfants avec son conjoint. Après plusieurs essais non fructueux, on lui a appris qu’elle souffrait d’insuffisance ovarienne, c’est-à-dire que son stock d’ovocytes était faible, et ce depuis sa naissance. Il a donc fallu choisir, avec son mari, entre adopter un enfant ou tenter une fécondation in vitro (FIV).

« Ma première gynécologue a refusé si je ne perdais pas de poids, raconte Natacha. Alors on a abandonné l’idée quelques années. Mais après avoir changé de spécialiste, j’ai eu un début d’espoir de grossesse. Hélas, ça n’a duré que 48 heures... J’ai fait une fausse couche biochimique. » Son sinueux parcours du combattant continue encore aujourd’hui, même si une nouvelle donneuse d’ovocyte – « une fée », comme Natacha l’appelle – s'est fait connaître.

Deux ans d’attente…

Natacha, comme d’autres femmes de l’association « Don d'ovocytes = un espoir », cherche et attend le don d’ovocytes qui changera sa vie. Contrairement à ce que beaucoup imaginent, la donneuse n’est jamais considérée comme la mère de l’enfant à naître. « Lorsqu’on distribue des flyers sur le don d’ovocytes, certaines personnes sont agressives. Elles mélangent la procréation médicalement assistée (PMA) et la gestation pour autrui (GPA) », regrette-t-on à l’association. Si bien qu’en région, le délai d’attente pour trouver une donneuse compatible (lire ci-dessous) est d’environ deux ans.

« certaines personnes confondent pma et gpa… »

Des tests médicaux et psychologiques sont cependant réalisés au sein du CECOS, à Tours, qui s’occupe de la question des dons de gamètes dans la région. Dans plusieurs régions de France, les donneurs manquent à l’appel. Et devant la longue attente, de plus en plus de « receveurs » potentiels s’en vont à l’étranger. 

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