Les Brèves

  • en bref / politique

    Orléans

    Olivier Carré mobilise aussi

    Le maire d’Orléans, candidat à sa propre succession en mars prochain et soutenu par La République en Marche, a lui aussi rassemblé ses soutiens, samedi dernier, à la salle Camus. Entre 100 et 150 personnes se sont retrouvées pour échanger et travailler sur des thèmes qu’elles voudraient voir portés par Olivier Carré durant sa campagne. Sur son compte Facebook, l’actuel premier magistrat de la Ville s’est dit ravi de ce « nouvel élan pour l’avenir. Un avenir qui se veut moderne, humain, dynamique, innovant, proche et naturel ».


    Serge Grouard tête de liste ?

    C’est le « bruit » qu’ont relayé plusieurs sources du landerneau politique orléanais en début de semaine. Contacté par nos soins, l’ancien maire d’Orléans, membre actif – c’est un euphémisme – du groupe « Les Orléanais », nous a répondu ce SMS énigmatique sur ce qui n’est, pour le moment, qu’une rumeur : « tout le monde me fait parler, alors que je n’ai rien dit. Ils en savent plus que moi ! »


    Présidence de LR

    Pas de chiffres pour le Loiret

    Même si son élection à la tête des Républicains n’était pas tout à fait l’information majeure du week-end en France, Christian Jacob a bien été élu président de son parti dimanche dernier, avec 62,58 % des voix sur le plan national. Impossible pourtant de connaître les détails du vote dans le Loiret puisque, selon un cadre du parti dans le département, les LR ont utilisé un « système d’urne électronique nationale », qui ne permettrait plus de faire le décompte des voix par fédération. Les militants loirétains des Républicains ont tout de même voté à plus de 52 % dans le département, soit cinq points de plus que la moyenne nationale.


    Saran

    Maryvonne Hautin se lance

    On ne peut pas dire que cette annonce fasse l’effet d’une bombe. Dans le nord de la métropole, la maire PC de Saran, Maryvonne Hautin, élue depuis 2010 et réélue au premier tour en 2014, sera candidate à sa propre succession. L’élue va lancer sa campagne ce samedi, à 11 h, à la salle des fêtes Marcel Pagnol. Elle aura « l’ambition de porter haut les valeurs de proximité, de services publics et de qualité de vie », promet son équipe de campagne. 

Jean-Philippe Grand passe à l’offensive

Municipales 2020 à Orléans

Le candidat écologiste a lancé sa campagne samedi dernier. Des propositions nouvelles ont été exprimées, tandis que Jean-Philippe Grand assure qu’un rassemblement avec le PS est de plus en plus à l’ordre du jour. Baptiste Chapuis (Parti Socialiste) est, lui, plus mesuré... b.v 


Depuis plus d'un an, Jean-Philippe Grand occupe le terrain. Premier parti pour les municipales de 2020, le lièvre ne veut pas se terminer en tortue d’ici à mars prochain. « Nous ne sommes pas favoris », assure le candidat écologiste, qui sait que, malgré les dissensions dans l’actuelle majorité orléanaise, son salut ne passera que par un rassemblement large de la gauche. C’est maintenant ou jamais, semble dire le chef de file EELV dans la cité johannique, qui fait passer le message que les violons sont en train de s’accorder avec le PS.

« Qu’est-ce qui peut aujourd’hui empêcher ce rassemblement ? À mon sens, pas grand-chose, nous dit-il. Nous avons levé certains points de blocage. Il y a désormais consensus pour dire que je peux incarner ce rassemblement sur Orléans. » Une manière de dire que sa posture de tête de liste, contestée en septembre par des figures de la gauche comme Michel Ricoud (PC) ou Baptiste Chapuis (PS) ne serait, selon lui, plus remise en cause. « Il s’emballe », répond ce dernier, même s’il reconnaît qu’une association avec Jean-Philippe Grand reste une possibilité. « Mais on a un programme et on réfléchit à monter notre liste », poursuit Baptiste Chapuis, désigné la semaine dernière comme "premier des Socialistes" à Orléans par les militants locaux.

Un « coup de force » pour le PS ?

Quelques-uns d’entre eux distillent ainsi l’idée que Jean-Philippe Grand a réalisé un « coup de force » samedi dernier et que cette initiative serait plutôt un « pas de côté », qualifié de « maladroit », dans l’optique d’une alliance avec le PS.

De son côté, Jean-Philippe Grand dit aussi discuter avec la liste « citoyenne » Orléans Ensemble, mais exclut pour autant tout rapprochement avec celle potentiellement menée par Nathalie Kerrien : « en politique, il y a des actes. Et ses actes (ceux de Nathalie Kerrien, ndlr), c’était de faire partie de l’équipe de Serge Grouard, puis d’Olivier Carré, de toujours être dans la majorité départementale, et de s’être présenté contre Michel Brard aux dernières élections cantonales. » Concernant enfin la position de La France Insoumise, qui refuse tout dialogue avec lui, Jean-Philippe Grand balaye : « j’en prends acte, mais je n’aurai pas de réaction à faire sur ce qui a été dit à mon encontre dans votre journal, la semaine dernière. »

Focus sur la culture et le sport

Sur le fond, le candidat écolo précise aussi avancer sur son projet, qui sera officiellement présenté le 4 novembre. Il insiste aujourd’hui sur la culture, en promettant de donner des moyens à des festivals et des associations dans les quartiers : « OK, Orléans a des équipements intéressants dans son cœur de ville, mais il ne faut pas centraliser la culture. » Sur le sport, il avance un « programme de rénovation des gymnases orléanais, dont certains sont dans un mauvais état, notamment au niveau des douches, des sanitaires… » Il souhaite en fait promouvoir le sport loisirs et le sport pour tous, mais aussi proposer une « égalité de traitement entre les hommes et les femmes » sur le dossier, très chaud, du financement du sport professionnel dans la métropole. Toujours dans le domaine du sport, pour favoriser la formation, Jean-Philippe Grand évoque la piste qui consisterait à doter Orléans « d’un véritable CREPS ».

Enfin, sur le volet purement environnemental de son projet, Jean-Philippe Grand a annoncé vouloir planter 10 000 arbres dans la ville. Le centre d’Orléans, jugé très minéral, serait sa cible privilégiée . « Il est urgent de revégétaliser le cœur de ville », conclut le candidat écologiste. 

Les Brèves

  • Quels sont ses soutiens ?

    L’ancienne députée PS Valérie Corre a notamment été mise en avant ce week-end. Or, Baptiste Chapuis nous indique que celle-ci a « démissionné » du Parti Socialiste. D’autres personnalités ont rejoint officiellement Jean-Philippe Grand, comme Michel Brard, Julien Rey (ingénieur au BRGM), Charlotte Crèche (chargée de mission au conseil régional) ou encore Thierry Neyret, ancien proviseur de lycée, qui sera le directeur de campagne de Jean-Philippe Grand. Celui-ci ne cache pas vouloir attirer dans ses filets l’universitaire Pierre Allorant, décidément demandé de toute part…