Les Brèves

    Un Zay en cache un autre…

    Beaux-Arts à Orléans

     


    S’il est difficile d'ignorer le nom de Jean Zay lorsque l’on vit à Orléans, rares sont ceux qui connaissent le travail et l’existence de Jacqueline Zay, la sœur de l’ancien ministre de l’Éducation nationale. Grâce au don d’Hélène Mouchard-Zay et de Catherine Martin-Zay, le public pourra découvrir d’ici 2021-2022, dans le futur espace consacré à Jean Zay, quelques œuvres de cette sculptrice renommée dans les années 30. « Jacqueline Zay était très proche de son frère et l’a certainement conseillé en matière d’art, raconte Olivia Voisin, la directrice des Musées d’Orléans. Elle a bénéficié de quelques commandes d’État. Ce n’était pas du piston, car son travail plaisait. Elle a eu aussi des commandes privées, notamment à l’étranger. Elle a réalisé une grande sculpture intitulée La Liberté (notre photo), présentée à San Francisco et dont on a perdu la trace. » Avec la disparition de son frère, Jacqueline Zay ne se consacrera plus qu’à la recherche du corps de Jean et ne renouera plus avec la création. Elle deviendra ensuite journaliste.

    Le buste de Jean Zay

    Avant de pouvoir découvrir dans la nouvelle configuration du musée les huit sculptures et les sept dessins donnés par la famille Zay, il sera possible, dès l’an prochain, d’admirer un buste de Jean Zay datant de 1927. Côté dessin, on trouvera des caricatures de ses contemporains comme Maurice Chevalier. La famille possédant le fonds complet de l’artiste, Olivia Voisin lui a conseillé de verser ces documents à l’Institut national d'histoire de l'art. « Nous cherchons cependant un étudiant qui pourrait réaliser une thèse sur le sujet, enjoint la directrice. Jacqueline Zay était une femme sculpteur, c'est toujours assez rare. » 

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