Les Brèves

  • EN BREF / POLITIQUE

    Métropole

    François Lagarde démissionne

    Président de la commission d’appel d’offres de la métropole et directeur de la police inter-municipale des transports, François Lagarde a démissionné de ses fonctions, reprochant notamment à Olivier Carré sa « dérive macroniste ». Ce proche de Serge Grouard a également annoncé qu’il quittait le groupe dissident « Les Orléanais », qui s’était monté lors du dernier conseil municipal, et auquel il s’était associé. Dans la majorité, ils sont quelques-uns à penser que François Lagarde n’était pas tout à fait étranger aux récents ennuis du maire d’Orléans. Voilà qui leur donnera – ou pas – du grain à moudre…

    Fleury-les-Aubrais

    Marie-Agnès Linguet candidate

    Si elle a fait l’actualité le week-end dernier pour d’autres raisons (voir p.4), l’actuel maire de Fleury-les-Aubrais, Marie-Agnès Linguet, a annoncé fin septembre qu’elle briguerait sans surprise sa propre succession en mars prochain. Elle a indiqué qu’elle livrerait campagne sous la bannière de l’UDI, et non de LaREM. Elle devrait notamment faire face à Carole Canette (PS), qu’elle avait battue lors d’un duel homérique en 2014.

    Saint-Jean-de-la-Ruelle

    Une adjointe démise

    Si c’est chaud à Orléans et Fleury-les-Aubrais à l’approche des municipales, ça l’est aussi à Saint-Jean-de-la-Ruelle. Lors du dernier conseil, Christophe Chaillou, le maire de la commune, a démis de ses fonctions sa quatrième adjointe en charge de l’Environnement, Kadejat Dahou. L’édile a justifié cette décision par des questions de confiance et de cohérence politique au sein de son équipe municipale. L’intéressée a, elle, parlé « d’omerta Chaillou », d’« abus de pouvoir », et même de « misogynie »…

    Ingré / Saint-Jean-de-Braye

    Changement de dir’cab’

    Ludovic Deschamps était depuis plusieurs années le directeur du cabinet de Christian Dumas (PS), à Ingré. À partir du 1er novembre prochain, il va traverser l’agglo de l’ouest à l’est en devenant l’un des collaborateurs de Vanessa Slimani, la maire de Saint-Jean-de-Braye, PS également. Rappelons que Ludovic Deschamps, outre ses fonctions administratives présentes et futures dans les deux communes que nous venons de citer, est aussi élu au conseil municipal de Saint-Jean-de-la-Ruelle. 

Dans la machinerie d’une liste« citoyenne »

Municipales 2020 à Orléans

Orléans ensemble : c’est le nom de la liste « citoyenne » qui devrait prendre place sur l’échiquier électoral en vue des municipales de 2020. Plus qu’un programme avec des propositions déjà actées, le mouvement se réclame d’une nouvelle façon de faire de la politique. benjamin vasset


Quel poids politique aura pris la liste Orléans ensemble d’ici au printemps prochain ? C’est la question qu’on peut se poser après que celle-ci a fait acte de candidature, en septembre dernier, en présentant publiquement une quinzaine de ses membres. Officiellement ni de gauche, ni de droite, ni du centre, elle dit rassembler des personnalités aux profils variés. Évidemment, le fait que sa figure la plus représentative soit Philippe Rabier, un ancien du PS, pourrait donner un indice sur son positionnement, d’autant qu’Olivier Frézot, ex-premier secrétaire fédéral du Parti Socialiste dans le Loiret, en fait partie, de même que le conseiller départemental EELV Thierry Soler. Mais si vous dites ça à ses membres, ceux-ci vont pousser les hauts cris : « il y a chez nous des gens qui ont été classés à droite, fait remarquer Philippe Rabier. Mais surtout, notre démarche est différente. Nos propositions sont non dogmatiques. » Certes, mais Orléans Ensemble est tout de même une émanation du collectif Cit’Lab, qui a été l’un des instigateurs des premières marches pour le climat à Orléans, ce qui donne quand même une petite idée du sillon que la liste souhaite creuser.

Ils veulent tout «co-construire» !

Pour autant, Orléans Ensemble se refuse pour le moment d’adopter, par exemple, une position établie sur la question de la gratuité des transports en commun. Tout cela doit « se co-construire », disent les premiers initiés, qui veulent commencer par le commencement : redonner foi dans l’engagement politique. Et redonner foi, c’est d’abord donner la parole aux citoyens. « Il y a une urgence démocratique », constate-t-on ainsi à Orléans Ensemble.

« Intelligence collective » et « jugements majoritaires »

Et à quoi cela ressemble-t-il concrètement, sur le terrain ? « Déjà, nous sommes sur les réseaux sociaux, mais aussi sur les marchés, où pour le moment, nous sommes les seuls », insiste Philippe Rabier. Et l’idée, ce n’est pas d’y vendre une soupe bien présentable, mais de « laisser venir » pour que chacun exprime ce qu’il a sur le cœur ou derrière la tête. Amadouer, avant d’agripper. « Nous utilisons beaucoup de formats d’intelligence collective, veut clarifier Philippe Rabier. Nous voulons rendre à l’espace public une fonction politique. Nous nous montrons disponibles dans un espace passant, et nous inscrivons par exemple une question sur une pancarte. Des personnes s’arrêtent et viennent alors à nous, pour en discuter. »

De même, à Orléans Ensemble, on parle « porteurs de parole », mais aussi « tirage au sort » pour désigner des représentants par quartier, « jugements majoritaires » et « partage du pouvoir ». Dans l’exercice de celui-ci, les actuels co-listiers aimeraient d’ailleurs mettre en place des « jurys citoyens » sur des sujets d’importance, comme la gestion de l’eau. « Il faut penser le mandat électoral comme l’occasion de co-construire une politique », affirme Philippe Rabier, qui jure ses grands dieux que, pour le moment, la question d’une tête de liste n’est même pas abordée. « Nous, nous portons d’abord un projet. » Selon lui, la priorité est aussi de rameuter d’autres volontés. Le spectre sociologique des premiers convertis est aujourd’hui jugé « satisfaisant » par Philippe Rabier, qui assure de pas vouloir « chercher des experts ou des spécialistes, car notre mode de recrutement est tous azimuts. » Si le terme de renouvellement n’est pas employé, il y a de ça, quand même : « aujourd’hui, à Orléans, c’est le système de cooptation qui prime, comme au Conseil de développement de la Métropole. On voit toujours les mêmes. Nous voulons sortir de cela. » Pour autant, Philippe Rabier laisse la porte ouverte à d’éventuels rapprochements : « c’est vrai, Michel Ricoud m’a sollicité, mais plus personnellement qu’Orléans Ensemble. Il y a des contacts personnels qui peuvent se tisser. Nous serions ravis que lui ou d’autres viennent nous rejoindre dans notre démarche. » Ce à quoi l’élu communiste répond : « ces listes citoyennes, il faut les inclure dans notre réflexion. Moi, je suis tout sauf un sectaire. Philippe Rabier porte des combats sur lesquels on se rejoint. » 

Les Brèves

  • Nathalie Kerrien, une liste « sans étiquette »

    L’ancienne adjointe orléanaise à la Culture, démissionnaire en juillet dernier, présentera une liste aux prochaines municipales. Mais une liste qu’elle qualifie plus de « sans étiquette » que de citoyenne. « On va essayer d’éviter des gens qui ont une trop grande longévité politique », confie-t-elle, égratignant au passage le soutien de LaREM à Olivier Carré : « cette démarche est à se bidonner de rire ». Nathalie Kerrien explique que sa réflexion s’est décantée lorsque, justement, le parti présidentiel a décidé de soutenir le maire d’Orléans. Elle affirme aussi que, depuis la semaine dernière, le téléphone n’arrête pas de sonner. « Je suis presque dépassée par le nombre de personnes auxquelles il faut répondre… »