Les Brèves

    Le beau PARCOURS MARITIME du commandant Mériaud

    Un Orléanais dans la marine

    Cet été, un Orléanais, le capitaine de corvette Jacques Mériaud, a pris le commandement d’un fleuron de la marine française. Une étape clé dans une carrière déjà très riche. b.v


    «Il n’y a pas que des Toulonnais ou des Brestois dans la marine ! », sourit au téléphone le commandant Jacques Mériaud. Né en 1981, cet Orléanais (entre 8 et 18 ans) a pris en août dernier la responsabilité du Capricorne, l’un des dix chasseurs de mines de la marine française. Ce type de navire a notamment pour missions de détecter, d’identifier, de détruire et de neutraliser des mines par fonds de 10 à 80 mètres. Les mers et les océans du monde entier seraient encore truffés par milliers de ces engins destructeurs, reliquats des combats de la Seconde Guerre mondiale. Les terrains de jeu des chasseurs de mines vont des approches territoriales françaises jusqu’à des zones plus éloignées, comme l’Océan indien et le golfe arabo-persique.

    À bord d’un sous-marin nucléaire

    À Orléans, Jacques Mériaud aurait pu être influencé par les fantassins tout proches ou les avions de la base de Bricy. Il a finalement choisi la marine ; un ami de ses parents – lui-même ancien marin – lui en ayant fait un panégyrique éclairé. À sa majorité, Jacques Mériaud se dirigea donc vers Brest, pour trois ans de préparation au concours d’entrée de la prestigieuse école navale, qu’il intégra en 2002. Il fut diplômé en 2005.

    Spécialiste des télécommunications, l’Orléanais débuta sa carrière dans les forces sous-marines, puisqu’il servit notamment deux ans à bord du sous-marin nucléaire lanceur d’engins Le Vigilant. Une expérience forcément enrichissante, dont certains ont pu se faire une petite idée dans le film Le Chant du Loup, paru cet hiver. « Dans un SNLE, on ne transmet rien pour être le plus discret possible, résume Jacques Mériaud. On est coupé du monde, on mène une vie monacale, proche de celle des spationautes. Mais l’esprit d’équipage y est très fort. Cela forge un caractère. » L’homme officia ensuite sur des bâtiments de combat, de la frégate au porte-avions Charles de Gaulle.

    Il y a quelques semaines, Jacques Mériaud a donc franchi une nouvelle étape dans sa carrière, lui qui souhaitait depuis le début « commander un bateau à la mer en opération ». Il voit cependant cet accessit comme un « point de passage », se préparant à terme, assure-t-il, à intégrer l’État-Major ou à officier sur « des bâtiments encore plus importants ».. 

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    • « Des métiers extras »

      « La France ignore qu’elle est une nation maritime », estime Jacques Mériaud, qui veut convaincre les jeunes des avantages d’une carrière dans la marine : « ils découvriront des pays lointains et participeront à tous les niveaux à l’ambition maritime de la France. Ils pourront aussi apprivoiser plusieurs métiers en même temps. Sur le Capricorne, le commis aux vivres est aussi en capacité de tirer à la mitrailleuse 12.7. »