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    C’est le nombre d’enseignants formés en cinq ans par la Maison pour la Science, dont 2 925 professeurs des écoles et 3 065 professeurs de collèges. 

À quoi sert la Maison pour la Science ?

Une aide pour les professeurs de l’Académie

Depuis 5 ans, l’académie Orléans-Tours possède une Maison pour la Science située sur le campus de l’Université. Celle-ci permet de transmettre les dernières connaissances scientifiques aux professeurs du premier et du second degré.

g.m

La Maison pour la Science est un service de l’université d’Orléans développé en partenariat avec l’université de Tours et le rectorat. Son lancement a été financé grâce notamment à la Fondation « La main à la pâte ». Des entreprises – comme EDF – aident également au financement des formations et « la Métropole orléanaise nous a rejoints comme financeur cette année, commente Évelyne Bois, directrice de la Maison pour la Science. Aujourd’hui, nous travaillons à sa pérennisation. » Celle-ci reconnaît qu’en raison des contraintes budgétaires, la voilure en nombre de formations a été un peu réduite. Une cinquantaine sont en effet proposées.

Ces dernières permettent une rencontre entre le monde de la recherche, de l’industrie d’une part, et les enseignants du premier et du second degré d’autre part, autour de thèmes variés. On y évoque le « cerveau et les apprentissages » par rapport à la mémoire, on y sensibilise aux perturbateurs endocriniens ; on y parle aussi de l’égalité filles-garçons à l’école ou encore des « sciences et des élèves à troubles du spectre de l’autisme. » « Nous formons également les enseignants et les accompagnons dans la mise en forme de leurs séances », ajoute la directrice de la Maison pour la Science. En cinq ans, 160 classes ont été accompagnées dans le cadre de l'ASTEP (accompagnement en sciences et technologie à l’école primaire), soit environ 4 400 élèves touchés. « Nous sommes également un centre de ressources, dit Évelyne Bois. Nous avons beaucoup de professeurs des écoles qui viennent ainsi chercher une mallette à la Maison pour la Science. »

Des collèges pilotes

Au-delà de la formation des enseignants, cette structure aide au développement de collèges pilotes : les collèges Saint-Exupéry à Saint-Jean-de-Braye, La Montjoie à Saran ou Jean Pelletier à Orléans sont de ceux-là. Le principe est simple : « un collège propose un projet scientifique avec une équipe éducative impliquée (professeurs de sciences, de français…), explique Évelyne Bois. Nous leur trouvons un parrain scientifique en adéquation avec leur thématique. Celui-ci accompagnera les élèves et les enseignants dans leur projet. »

L’année dernière, le collège de la Montjoie à Saran a travaillé sur « l’homme augmenté » avec un chercheur en informatique, Matthieu Exbrayat. « Ils ont bossé à la création d’un nuage de mots. Une journée portes ouvertes a permis aux élèves de présenter leurs travaux aux parents. On est dans le partage des connaissances ! », souligne la directrice de la Maison pour la Science. Cette année, quatre collèges viennent grossir les rangs des 14 établissements pilotes. « Tout le monde est gagnant, conclut Évelyne Bois. Cela change l’image que l’on peut avoir du métier de chacun et les pratiques. »

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