Les Brèves

  • En bref

    Musée des Beaux-Arts : Un Cogniet sauvé !

    Le Musée des Beaux-Arts a réalisé un vrai sauvetage en début de semaine dernière. « Je regardais le site drouot.com lorsque j’ai vu passer une vente du château de Dampierre. Il y avait les collections du Duc de Luynes et le tableau de son épouse peint par Léon Cogniet – dont le Musée possédait déjà une esquisse – présentée comme étant la Duchesse d’Uzès », raconte Olivia Voisin. Celle-ci a demandé si Orléans pouvait se positionner pour l’acquérir. Mais il n’y avait plus le temps de préempter l’œuvre, la vente étant pour le lendemain. Olivia Voisin a donc enchéri pour le précieux portrait et l’a emporté, pour le Musée d’Orléans, à 21 590 €. La Duchesse de Luynes devrait rejoindre en 2020 la salle des grands portraits, après une importante restauration estimée à près de 25 000 €.

    Hôtel Groslot : Monumentale !

    Après les œuvres de Roger Toulouse devant le Théâtre, les sculptures de Marc Petit au Campo Santo, c'est le jardin de l'Hôtel Groslot qui vient d'accueillir jusqu'au 16 octobre Le Tricot de la terre, une œuvre du sculpteur Tetsuo Harada. Installé à mi-chemin entre Orléans et Chartres, ce Japonais originaire de Niigata aime créer des œuvres monumentales véhiculant un message de paix. Composée d'arches en granit breton, l’œuvre a déjà conquis le jeune public. À noter que l'artiste sera l'invité d'honneur du Salon des artistes orléanais l'année prochaine. 

Le retour de Velázquez !

Musée des Beaux-Arts 

Après un an et demi de restauration, le Saint-Thomas de Velázquez est de nouveau accroché sur les murs du Musée des Beaux-Arts d’Orléans. Une restauration financée par une entreprise, qui a permis de révéler certains détails originaux du tableau.

g.m

Il fait partie des monuments de la peinture, et l’on n’en compte que deux en France… En effet Orléans, tout comme Rouen, sont les deux seuls musées français à posséder un tableau du grand maître espagnol Velázquez. C’est donc un véritable événement que le retour du Saint-Thomas sur les murs du musée orléanais. « Les Orléanais peuvent avoir un sentiment de fierté », estime Olivia Voisin, la directrice des musées d’Orléans. Ce tableau étant une œuvre majeure, celle-ci, bien que très demandée, ne voyage que « lorsque le projet nécessite la présence du tableau », comme ce fut le cas pour l’exposition Velázquez et Murillo à Séville, et lors de l’exposition éponyme au Grand Palais.

Restauré grâce au mécénat

C'est un véritable coup de foudre qu'a éprouvé Pascal Grégoire, le directeur d'IT&M Régions, en découvrant le tableau peint par le peintre espagnol à Séville entre 1618 et 1620. « Il venait en formation dans l'auditorium et ne connaissait ni le musée ni ses collections. Il est tombé en adoration devant le Saint-Thomas et a voulu que son entreprise en soit le mécène », raconte Olivia Voisin. L'entreprise a donc fait don de 12 000 € pour restaurer le chef-d’œuvre. Une somme qui a permis de faire restaurer le tableau par Cinzia Pasquali au Pavillon de Flore, au Louvre, mais aussi de restaurer également une toile d'Antigna. En enlevant l'ancien vernis, cette restauration a permis de mieux profiter du jeu chromatique et de découvrir le geste du peintre dans certains détails comme les plis du vêtements, « le crémeux du visage, l'intensité du regard... » Une œuvre à redécouvrir au Musée des Beaux-Arts cet été !

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