Les Brèves

  • Plus de 12 M€ pour la Cathédrale

    La Cathédrale Sainte-Croix est un monument appartenant à l’État. Ceux qui ont l’impression de la voir toujours en restauration ne sont pas loin du compte, car l’État y a investi, depuis 2008, 12 283 859 €, dont près de la moitié entre 2015 et 2018. Un budget qui a servi notamment à la restauration des contreforts nord-est et à la restauration du narthex. Au menu des travaux en cours pour 2019, il y a l’aménagement du trésor (365 500 €) et la mise en conformité de l’électricité estimée à 2 M€... La restauration des contreforts sud-ouest, estimée quant à elle à 4,3 M€ – dont 2,3 pour la première tranche – est prévue en 2020.

  • 1 068

    C’est le nombre de façades anciennes à Orléans qui ont été rénovées depuis 2002 dans le cadre de la politique d’embellissement du centre historique.

Orléans a mal à ses « bijoux de famille »

Des sites patrimoniaux méritent des travaux de restauration

Avec l’incendie de Notre-Dame de Paris, la question de la conservation de notre patrimoine est plus que jamais d’actualité. Certains édifices orléanais souffrent des morsures du temps. Pour certains d’entre eux, la Ville d’Orléans va agir. Pour d’autres, elle est plus démunie.

gaëla messerli

« Depuis le début de ce mandat, le bâtiment le plus restauré à Orléans, c’est l’hôtel Cabu, explique d’emblée Philippe Barbier, conseiller municipal délégué au patrimoine. L’ensemble des façades donnant sur la place de l’Abbé Desnoyers ont été rénovées : cela représente déjà près de 500 000 €. Une deuxième tranche de travaux est prévue pour poursuivre la rénovation des façades. 2019 est une année de diagnostics, lesquels doivent nous permettre, en octobre prochain, d’orienter et de planifier les travaux par ordre de priorité pour les années à venir. »

Des besoins qui se chiffrent en millions

Outre l’hôtel Cabu, trois bâtiments sont dans les radars des élus en termes de travaux à venir : la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, l’Hôtel Groslot et l’église Notre-Dame-de-Recouvrance. « Cela nécessiterait presque trois millions d’euros par bâtiment… », indique Philippe Barbier. Des arbitrages devront être faits en octobre. Pour l’hôtel Groslot, une rénovation de la façade avait déjà été effectuée lors de la précédente mandature, mais la couverture de la vénérable bâtisse, son système électrique et ses intérieurs classés nécessitent de nouveaux travaux. « Nous suivons les recommandations de l’Architecte des Bâtiments de France, affirme Philippe Barbier. Mais rien que pour les salons, la restauration est évaluée à plus d’un million d’euros... »

Pour la collégiale Saint-Pierre-le-Puellier, qui accueille des expositions, mais aussi la cérémonie de remise de l’Épée dans le cadre des fêtes johanniques, « il faut faire en priorité un morceau de la façade. » On se souvient à ce propos de la récente réflexion d’Olivier Carré lorsque la subvention orléanaise fut votée à Notre-Dame de Paris : le maire laissait entendre qu’un montant de 200 000 € pourrait aussi être débloqué l’an prochain pour la collégiale.

La polémique Recouvrance

Au niveau de l’église de Notre-Dame-de-Recouvrance, Philippe Barbier l’assure : « on entend bien les remarques de l’association des Amis de l’Orgue de Notre-Dame-de-Recouvrance. » Mais au final, l’intervention municipale risque surtout de porter sur l’édifice plus que sur le grand orgue. « Nous avons cependant convenu de demander au facteur d’orgues qui s’occupe de nos églises de faire un point sur son état », tempère l’élu. Mais déjà, afin de mettre en valeur cette église de 1519, celle-ci a été intégrée aux festivités des 500 ans de la Renaissance ainsi qu’au Festival de Loire, car c’est tout simplement… l’église des mariniers ! Des concerts devraient ainsi y être organisés à l’occasion du Festival.

Parmi les édifices les plus mal en point d’Orléans, il y a l’église Saint-Euverte, qui servait à stocker, il n’y a pas si longtemps, des sculptures du Musée des Beaux-Arts d’Orléans, ou encore les œuvres de Roger Toulouse installées devant le Théâtre. Ce monument est tout sauf en bon état, et n’est plus affecté au culte. « Cela demande une expertise, et il faudrait voir si un projet privé pourrait se développer sur ce site », s’interroge Philippe Barbier. Un temps, la mairie « avait envisagé un lieu culturel, en lien avec le théâtre à côté. » Mais depuis, le projet des Vinaigreries a été lancé… Un hôtelier était également intéressé à une époque par le lieu. Reste à savoir ce qui est encore d’actualité des propositions d’hier…

Que faire de la chapelle Saint-Charles ?

Enfin, des questions restent également ouvertes pour un autre lieu : la chapelle Saint-Charles, sur l’ancien site Porte-Madeleine, qui doit accueillir notamment la faculté de droit. « Lorsque la Ville en est devenue propriétaire, la première décision a été de la faire mettre hors d’eau et hors d’air », rappelle Philippe Barbier. Pour l’heure, point de budget affecté à sa restauration d’ici l’ouverture du site universitaire Porte-Madeleine. L’université, quant à elle, n’a pas souhaité au final l’utiliser dans son aménagement. Pour l’élu orléanais, le mécénat ou un appel à une souscription publique pourraient être envisagés pour ce monument.

Les Brèves

  • Le Conservatoire se refait une santé

    Des travaux pour l’entretien du Conservatoire – dont la façade est classée – sont en cours à Orléans. « On dépose les fenêtres actuelles, on les restaure et on les repose avec une fenêtre intérieure pour l’isolation, raconte Philippe Barbier. Même si le déménagement est prévu pour fin 2023, il ne faut pas que le bâtiment tombe en décrépitude. » Des travaux qui, mis bout à bout, sont estimés à plus de 400 000 €.