Les Brèves

  • Quid des trésors ?

    Il n’y aura plus d’animaux vivants au MOBE, « sauf une fourmilière et des plantes », précise Cécile Rémy, la chef de projet. « C’est lié à l’entretien, mais aussi à l’aspect éthique de la captivité des animaux. » Pour ce qui est des trésors du Muséum, comme l’Herbier d’Auguste de Saint-Hilaire, difficile encore de savoir encore s’il sera exposé en raison de sa conservation. Le Dodo devrait quant à lui trouver sa place parmi les espèces aujourd’hui disparues. Enfin, signalons que certaines collections ont également déjà rejoint le Musée archéologique. 

Le MOBE se construit toujours…

Un site orléanais en plein chantier

Exit les aquariums et les serres au dernier étage : le Muséum d’Orléans est en plein chantier, afin de devenir le MOBE (Musée d’Orléans pour la Biodiversité et l’Environnement). Visite guidée en attendant son ouverture, attendue pour août 2020.

gaëla messerli

Le chantier du MOBE a du retard, et pour cause : le projet a un peu évolué au fur et à mesure. « Et l’on ne veut pas ouvrir le musée en l’ayant terminé de manière précipitée ! », argumente Stéphanie Anton, adjointe orléanaise au développement durable. D’ailleurs, sur le terrain, on a pu voir Olivier Carré, maire d’Orléans, s’assurer auprès de l’architecte du rendu de l’atrium en s’inquiétant de la hauteur des plafonds… L’élu est pointilleux, mais il faut dire que le MOBE fait entrer le Muséum d’Orléans dans le XXIe siècle.

De la biodiversité urbaine

En août 2020, le visiteur pourra ainsi découvrir une nouvelle façade avec un système de double peau abritant une sorte de serre verticale avec des essences locales ou adaptées à nos contrées. À l’intérieur du MOBE, les espaces seront décloisonnés tout comme les disciplines, permettant de découvrir les réserves et le travail sur les collections. Une boutique sera présente à côté de l’accueil, et un escalier permettra d’accéder à l’exposition temporaire. Place ensuite à un étage consacré à la biodiversité, le troisième étant consacré aux milieux. Pour ceux-ci, « il s’agira de la Sologne, de la Beauce, de la Loire mais aussi de la ville. Et on n’éludera pas les sujets complexes », indique Cécile Rémy, chef de projet. « L’objectif sera aussi de montrer la biodiversité urbaine et de voir aussi, à travers l’observation, comment elle se stabilise lorsqu’elle est attaquée », ajoute Olivier Carré.

Une serre verticale

Un espace atelier dédié aux enfants donnera sur la serre verticale, et il y aura également une version dévolue aux adultes. Au dernier étage, c’est un espace tourné vers l’action citoyenne qui attendra le public (c’est là qu’on pourra notamment observer le balbuzard à l’aide des caméras), et une cafétéria avec un belvédère sur la serre. Les salles de conférences seront maintenues, mais l’espace des anciennes serres devrait a priori accueillir l’Agence Régionale de la Biodiversité.

La visite se terminera par une descente au cœur de la serre. « L’aspect sensoriel est souvent ce qui reste après une visite, indique Jean-Michel Vinçot, conseiller municipal délégué à la biodiversité et à la protection de la ressource en eau. Mais le but est, après, d’avoir envie de découvrir les lieux naturels. » Expérience promise, désormais, dans un peu plus d'un an.

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  • 9,6 M€

    C’était, en 2016, le coût estimé de réhabilitation du Muséum d’Orléans